
Impossible d’imaginer une édition de SPASM sans sa soirée la plus déjantée : le Cabaret trash promet une fois de plus de transformer la salle en véritable zone de fête.
Mais qu’on se le tienne pour dit, le qualificatif trash ne rime jamais avec facilité : derrière les gags audacieux, l’humour immature et les prémisses délicieusement absurdes se cachent de véritables petits bijoux de cinéma réalisés par des créateurs qui n’ont peur de rien.

Près de Pâques, Zénon et Steve, deux colocs inséparables, reçoivent un colis inattendu.
Avec Noël vert, Julien Mau s’amuse avec des poteux dont un est un grand et intense conspirationniste.
Parfois, la simplicité suffit à faire un film qui marche. Ici, un appartement, 3 personnages, et une couple de croyances stupides servent à créer une comédie crade. Les deux acteurs sont tout simplement superbes dans ces rôles peu flatteurs, tout comme l’apparition de la voisine (Sophie Desmarais) qui permet un élément déclencheur marquant.
Les dialogues sont juste assez fous pour que la comédie fonctionne. Non, on ne révolutionne rien, mais oui, on offre un divertissement réussi qui touche des éléments actuels et polarisants.
C’est un beau début pour cette soirée trash.

Un homme commet un crime effroyable, mais les conséquences ne sont pas celles auxquelles on pourrait s’attendre.
Avec I beg your pardon, John W. Lustig propose un univers dans lequel la vie est quelque peu… différente.
Voici un film qui va en choquer plusieurs. La valeur du bien et de la religion est remise en cause. En utilisant l’animation 2D, le réalisateur peut se permettre quelques folies. Une de ces folies est d’inclure Dieu et d’en faire un personnage franchement étrange, voire inquiétant.
C’est difficile de créer une œuvre qui montre le monde de façon inversée sans que ça devienne un ramassis de n’importe quoi. Lustig y parvient. On lâche des « oh my god » et des rires. Franchement un film à voir.

La tentative de Casey d’organiser un souper d’amoureuses tourne au désastre lorsque Taylor, sa petite amie, ramène à la maison une étrange créature blessée qu’elle compte soigner jusqu’à ce qu’elle se rétablisse.
Steak dinner est un petit film tout mignon sur une chicane de couple dû à un animal. Il y a beaucoup de couples qui ne sont pas d’accord sur l’idée d’avoir ou non un animal. Certaines personnes sont en manque d’Amour et veulent absolument un animal. Mais qu’arrive-t-il si cette personne trouve une façon de ramener une bestiole alors que l’autre n’en veut vraiment pas?
On a la réponse (en tout cas, une réponse possible) avec Steak dinner. Le réalisateur joue sur le concept de la montée de la folie et des comportements dérangeants, voire dérangés. Le résultat est un film divertissant dans lequel beaucoup de couples (ou d’anciens couples) se retrouveront.

Carl voulait juste s’asseoir. Mais la chaise avait d’autres plans.
Avec Chäir, Chris McInroy offre le parfait film absurde.
Une chaise possédée, un homme fier, et une famille qui offre beaucoup trop d’aide… voici ce qui apparaît dans ce film. Si vous avez envie de rire, c’est le bon film. Par contre, il faut être prêt à abandonner son réalisme et à accepter d’embarquer dans un délire.
Le réalisateur utilise les grands clichés du type : c’est l’homme qui doit construire les meubles, mais clairement il ne lira pas les instructions. Mais ici, il finira par les regarder pour se rendre compte que la compagnie a créé un livre sans réelles instructions, mais plutôt avec des situations complètement… folles.
Franchement, si vous avez envie d’abandonner votre intellect pour quelques minutes, vous ne serez pas déçu. Je vous le suggère vivement.

Mon ami Charles a déjà serré la main à Oliver Stone et ce qui s’ensuit c’est fou!
Le concept ici est tout simple. Chaque poigné de main nous rapproche d’avoir serré la main à quelqu’un de célèbre. C’est un peu le même principe que celui de la toile des fréquentations qui explique que chaque personne avec qui on couche nous rapproche d’avoir déjà couché avec une autre personne.
Le film est une animation et ne présente pas vraiment d’intérêt particulier.

Alors qu’il fête ses fiançailles, Sean découvre que son futur beau-frère a un pénis d’une taille anormalement grande.
Avec Spiral, on retourne dans l’absurde. Le film de Nick Tiffany et Henry Bock est très drôle, avec ses situations anormales et les faces que font les personnages.
Les acteurs ne sont pas particulièrement bons, mais ils sont juste pour le style. De plus, si on est honnêtement, les blagues de pénis et de membres d’une famille qui sont un peu trop proches, c’est toujours efficace pour créer une comédie de mœurs.

Alors que la période des examens l’accapare, une étudiante perfectionniste ignore une infection à l’oreille qui s’aggrave pour se concentrer sur ses études. Un court-métrage sur le prix de la perfection, où la pression de la réussite devient un terreau fertile pour quelque chose de bien plus terrifiant.
Avec Cire, Alexandre Forgues propose un film sur les dangers qu’on peut se causer à nous-mêmes dans le but d’atteindre un objectif.
Qui n’a pas déjà repoussé une visite chez le médecin parce qu’il n’avait pas le temps? Parfois ce n’est pas très grave, et parfois ça mène à de grandes complications. Ici, clairement, la jeune femme aurait dû aller voir un docteur.
Ceci étant dit, le réalisateur questionne le réel apprentissage qu’une personne fera de ce genre de situation. Apprend-on vraiment lorsqu’on détruit sa santé afin d’atteindre un objectif si on réussit effectivement à l’atteindre?
En tout cas, Cire montre un bel exemple de la stupidité humaine, en ajoutant un petit côté dégueu.

Une vieille cassette VHS nous offre un amalgame captivant de scènes de ballons. N’oubliez pas : il ne s’agit que de ballons, rien d’autre!
Avec (Just) Baloons, Zahm Waters propose un film drôle dans lequel il utilise seulement des ballons pour simuler toutes sortes d’actes sexuels.
On va se le dire, on est loin d’un grand film. Mais on doit aussi avouer que le réalisateur fait preuve de beaucoup de créativité pour utiliser des ballounes dans ce genre de contexte.
À voir si vous avez envie de mettre votre cerveau en mode « pensées croches » le temps de quelques minutes.

Une séance d’hypnose qui explique de manière sensuelle comment faire une pizza… voire même comment devenir une pizza…
Fred Lavigne est de retour avec How to make a pizza on hypnosis, poursuivant ainsi sa série de tutoriels absurdes pour divertir le public. Le réalisateur prouve une fois de plus qu’avec moins de 100$ — investis presque entièrement dans la sauce et les condiments —, on peut pondre une œuvre aussi efficace que loufoque.
Le format du « comment faire » fonctionne à merveille pour nourrir ce cinéma de l’absurde. J’offre d’ailleurs toutes mes félicitations au courageux acteur qui a dû s’enduire de toute cette matière.

Frankie croit qu’il va mourir sans personne à qui dire au revoir. En route vers les étoiles, il se transforme accidentellement en planète et une explosion de vie se produit sur son corps, donnant notamment naissance à des créatures qui lui ressemblent.
Bien que Klonter soit un peu dur à comprendre, il demeure fascinant et amène des questionnements pertinents à propos de l’humain.
On pourrait presque regarder ce court métrage comme une observation sociologique de l’homme et de sa tendance à tout détruire autour de lui. En le plaçant sur un corps, ça permet de rendre le tout un peu plus léger, voire drôle par moments.
Les petits hommes nus passent d’explorateurs à assassins en quelques étapes malheureusement trop réalistes. Les concepts imaginés par le réalisateur pour transformer le corps en une sorte de planète sont bons, imaginant des volcans, des forêts et des lacs à la place de certains organes.
Un très bon film sur la destruction causée par notre magnifique race.

Dans un Montréal dystopique où une bande de gopniks néonazis terrorise les rues, Jane, une mannequin et skateuse passionnée, voit sa vie basculer après une agression d’une violence inouïe qui la laisse défigurée et brisée.
Le concept du mauvais doublage pour créer une œuvre de style « cheap » afin de faire rire n’a que rarement donné du bon. Une fois de plus, c’est un échec avec La balafrée.
Je serai bref. Il n’y a rien de bon dans ce film. On passe au suivant.

Un chat performe un rituel satanique.
Avec Domeownation, Adrian G. de la Pena offre une fiction psychédélique étrange.
Pour être honnête, je ne sais pas trop quoi dire sur ce film. L’utilisation du chat réel pour créer un film dans lequel il est un genre de super vilain qui, évidemment, ne parle pas, est… différente?
Les vidéos de chats, je crois que ça devrait rester sur Facebook ou YouTube. Pas dans un cadre cinématographique.

En proie au désespoir, un homme affamé commande une pizza qui semble venir d’un autre monde. Un festin d’origine extraterrestre.
Avec Tasty encounters, Luke Röber propose un film qui mise sur le côté dégueulasse pour divertir son public.
Le résultat est assez réussi avec le style crade du personnage et de son appartement, doublé du vomit et du liquide verdâtre qui s’écoule abondamment de la bouche du personnage. La petite créature n’est pas trop mal non plus, avec son petit look rappelant l’alien du film culte.
L’histoire reste assez simple, ce qui est idéal dans le court métrage, avec une finale surprenante. Un film que j’ai bien apprécié.
Un criminel récemment libéré cherche à vivre un bon moment. Il peut oublier ses péchés, mais il ne peut jamais oublier… Gwilliam.
Avec Gwilliam, Brian Lonano offre un sublime film trash avec des personnages malades, bizarres et weird.
Ce film est clairement un de mes coups de cœur de la soirée. Non seulement le film est drôle, mais il est aussi dégoûtant. Les interactions entre les personnages sont surprenantes et délirantes. Chaque petit moment devient une surprise et un moment de pur bonheur à regarder.
Un petit film fou avec un parfait Gwilliam.
Un homme est capturé et forcé à endurer une étrange expérience.
Dans le style fick « what the fuck », The procedure est pas mal bon. Doit-on le qualifier de film de cul? Dur à dire. Mais ce qui est sûr, c’est que c’est une grande réussite.
Ah oui. Pas « film de cul » parce que c’est mauvais ou cochon. Non, juste parce que la majorité du film met en scène… un cul.
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