
Dans une petite ville tranquille, Romin (Anthony Dionne) découvre un mystérieux artéfact dans une forêt. Lorsqu’il le touche, d’étranges visions lui apparaissent. Avec l’aide de sa sœur Maya (Rosalie Pépin), de son ami Jeff (Jassen Charron) et d’un nouvel élève de sa classe, Booker (James-Edward Metayer), ils découvrent rapidement qu’ils ne sont pas les seuls à s’intéresser à cet objet mystique.

Subissant une malédiction après avoir touché l’artéfact, Romin doit retourner l’objet à son lieu d’origine pour éviter une mort prochaine. C’est une course contre la montre, car Lincoln (Emmanuel Auger) et son fils Thomas (Sid Donarski), un ancien ami de Romin, veulent utiliser les pouvoirs de l’artéfact pour ramener un être cher.
Anthony Dionne et Jassen Charron, qui portent plusieurs chapeaux sur le projet du film, racontent avoir voulu créer un film qu’ils avaient envie de voir dans le paysage cinématographique québécois. Passionnés de cascades, d’action et de cinéma d’aventure, ils ont décidé, avec un autre de leurs amis Nikita El Mouderrib, coproducteur du projet, de plancher sur un film qui allait devenir Romin.
Il est admirable de voir ces jeunes artistes avoir autant d’ambition et de passion pour leur projet. Faire un long-métrage est un projet de grande envergure et oser faire un film de ce genre au Québec est rafraîchissant.

Le fait d’amener son histoire dans un lieu comme les Bahamas est intéressant et ajoute de nouveaux paysages qu’on n’a pas beaucoup l’habitude de voir dans les films québécois. Plusieurs prises de vues aériennes, probablement faites par drone, donnent de beaux effets de grandeur, surtout lors des scènes de poursuite sur bateaux.
Je ne peux que saluer le désir du trio d’avoir voulu faire un film à leur goût.
L’enjeu majeur du film est son scénario. Et c’est dommage, car c’est la base de tout film.
Les relations entre les personnages ne sont pas très bien développées, ce qui nous empêche de ressentir l’attachement que les personnages ont entre eux, spécialement dans le cas de Booker et de Romin, qui semblent devenir amis entre deux scènes, car rien n’indique pourquoi ils commencent à se côtoyer. Même l’amitié entre Romin et Jeff aurait gagné à être plus développée, ce qui aurait permis le retrait de la voix off pour expliquer les tenants et les aboutissants de ladite amitié.

Les échanges entre les personnages sont verbeux, donnant lieu à des dialogues peu crédibles, qui ne sont pas naturels. Tout comme l’intrigue, qui semble forcer des éléments au récit pour le faire avancer.
La faiblesse du scénario se reflète dans la performance des acteurs, qui font de leur mieux avec ce qu’ils ont, mais le matériel de base ne leur permet pas d’étaler leur talent. Emmanuel Auger, qui joue le méchant de l’histoire, semble cabotiner dans plusieurs scènes, spécialement lorsqu’il sort son rire « de méchant » qui frise la caricature.
Il ne faut pas qu’Anthony Dionne et Jassen Charron se découragent. C’est un beau projet qu’ils ont accompli et je ne leur souhaite que du succès pour le futur. Cependant, ils ne doivent pas oublier que la base d’un bon film est un scénario solide et cohérent, tandis que les cascades et les jolies plages c’est la cerise sur le gâteau.
Bande-annonce
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