
‘’ The magic of childhood is always forgot. This is the story of e who did not. ’’

Une famille moderne s’installe à la campagne où les enfants découvrent un arbre magique peuplé d’habitants excentriques. Transportés dans des contrées fantastiques, ils y renouent des liens familiaux au fil d’aventures palpitantes.
D’aussi loin que l’on puisse se souvenir, il y a toujours eu chez nous cette notion de dualité, de césure franche entre le monde des grands et le royaume de l’enfance. Qui n’a jamais entendu dire en vieillissant qu’il était trop tard pour continuer à faire l’enfant, ou vu un enfant mourir d’impatience de devenir grand ? La promesse d’encore plus de plaisir, plus de liberté. Le jour, on fait ce qu’on aime ; le soir, on ne dort pas, on boit et on mange ce que l’on veut… C’est du moins ce que l’on se plaît à croire.
Toutefois, aller où on veut, c’est avoir une voiture, et donc suivre les routes ainsi que le code qui vient avec, payer du gaz auquel on n’a accès qu’avec de l’argent gagné en allant travailler (et, dans la majorité des cas, un job que l’on n’apprécie pas vraiment), sans parler des assurances, des plaques, du permis, du passeport et j’en passe sûrement.
J’ai parfois du mal à me remémorer moi-même la dernière fois que je me suis senti autant… vivant. Je veux dire, aussi vivant que ce que l’on expérimentait comme plaisir lorsque nous étions enfants. Il fut un temps où partir en voyage voulait dire partir à l’aventure — mais pas comme Christophe Colomb ou Monique en vacances tout inclus. Vous souvenez-vous de l’aisance avec laquelle on pouvait transformer une simple boîte en carton en un vaisseau spatial (certains adultes pourraient en prendre de la graine) et du fait que l’imaginaire seul suffisait à nous transporter ? Tim, le personnage interprété par Andrew Garfield dans The Magic Faraway Tree, lui, s’en souvient, et ça ne rend pas la vie adulte plus facile. Quoique…
Cette nouveauté réalisée par Ben Gregor est une adaptation du roman à succès du même nom, The Magic Faraway Tree, écrit par Enid Blyton. La bibliographie de Blyton est un véritable catalogue de classiques adorés : The Famous Five (Le Club des Cinq), The Secret Seven (Le Clan des Sept), Noddy (Oui-Oui), The Adventure Series, Malory Towers, et bien d’autres. Néanmoins, ce long métrage est une lettre d’amour au favori, à ce titre qui a su se frayer un chemin dans le cœur des amoureux de ces ouvrages.

La prémisse est simple : Polly, une mère de trois enfants interprétée par Claire Foy, et Tim, son mari, perdent leur travail car ses convictions l’empêchent de continuer à contribuer à la lente et inexorable destruction de notre environnement en accomplissant un labeur sans éthique ni morale. Son mari la convainc de reprendre la terre que possédait sa défunte mère, là où il a grandi. C’est ainsi que la famille déménage de la ville à la campagne, au grand désarroi de sa progéniture accro à la technologie et aux écrans — et, ironiquement, au grand désarroi de Tim, qui a le sentiment de leur avoir failli en tant que père en étant incapable de transmettre son cœur d’enfant aux siens.
Ce qui semble être un échec pour chaque membre de la famille devient l’opportunité pour Tim de montrer à tous que la vie n’est pas obligée de se résumer à ce que la modernité a à offrir, et qu’il existe un univers bien différent au-delà de la conformité. Ce qui reste à découvrir, c’est où tout cela va mener la famille Thompson. S’effondreront-ils face aux inconvénients de la vie rurale sans perdre la tête ou, au contraire, devront-ils justement se laisser aller à la perdre un peu et rêver afin de s’en sortir indemnes… voire grandis ?
Bref, un petit bijou qui ne fait regretter qu’une chose : qu’on n’ait pas dirigé un peu mieux les enfants. Rien d’horrible qui gâche le tout, mais rien de trop entraînant non plus. Une chance que le reste de la distribution amène un peu plus d’étincelles dans nos yeux !
J’ai particulièrement apprécié la manière subtile avec laquelle le film sait être moralisateur par ricochet : c’est-à-dire nous montrer des actions, des réactions et des conséquences sans s’évertuer inutilement à nous les asséner avec des mots ou des regards appuyés. Les images sont quant à elles très agréables et contemplatives. Qu’à cela ne tienne, je trouve extraordinaire qu’un film familial prenne autant de temps à être visuellement soigné pour tout un chacun (même si le premier effet spécial avec des petites lucioles Photoshop est un peu moyen).
Il n’y a pas de doute, cher lectorat : vous apprécierez sans contredit The Magic Faraway Tree, surtout si vous savez garder votre cœur jeune et votre esprit ouvert. C’est une œuvre qui, à mon avis, a tout le potentiel pour devenir un classique dans plusieurs foyers — le genre de film qui nous rappelle que Jordy ne savait vraiment pas de quoi il parlait lorsqu’il chantait « Dur, dur d’être un bébé».
Bref, un petit bijou qui ne fait regretter qu’une chose : qu’on n’ait pas dirigé un peu mieux les enfants. Rien d’horrible ni qui gâche le tout, mais rien de trop entraînant non plus. Une chance que le reste de la distribution amène un peu plus d’étincelles dans nos yeux !
J’ai particulièrement apprécié la manière subtile avec laquelle le film sait être moralisateur par ricochet : c’est-à-dire nous montrer des actions, des réactions et des conséquences sans s’évertuer inutilement à nous les asséner avec des mots ou des regards appuyés. Les images sont quant à elles très agréables et contemplatives. Qu’à cela ne tienne, je trouve extraordinaire qu’un film familial prenne autant de temps à être visuellement soigné pour tout un chacun (même si le premier effet spécial avec des petites lucioles Photoshop est un peu moyen).
Il n’y a pas de doute, cher lectorat : vous apprécierez sans contredit The Magic Faraway Tree, surtout si vous savez garder votre cœur jeune et votre esprit ouvert. C’est une œuvre qui, à mon avis, a tout le potentiel pour devenir un classique dans plusieurs foyers — le genre de film qui nous rappelle que Jordy ne savait vraiment pas de quoi il parlait lorsqu’il chantait « Dur, dur d’être un bébé ».
Bande-annonce
© 2023 Le petit septième