
« Voici ce que tu dois savoir : la vie est remplie de douleur. »

Malu est au bord du gouffre, accablée par un traumatisme passé et un enfant rebelle. Lorsqu’une étrange malédiction transforme les toilettes en monstres mortels, elle est plongée dans un cauchemar surréaliste où la maternité, le deuil et la terreur existentielle ne peuvent être balayés d’un revers de main.
Avec Bowels of hell (Privadas de Suas Vidas), Gustavo Vinagre et Gurcius Gewdner proposent une comédie d’horreur qui montre à quel point la vie c’est de la merde. 😉
En sélectionnant Bowels of hell, j’avais espoir de tomber sur un film qui pousserait la note comme le fait Night of the virgin, que j’avais vu en 2017. Mais le film de Gustavo Vinagre et Gurcius Gewdner reste très soft. Oui, il y a des idées qui pourraient en choquer quelques-uns, mais pour un cinéphile de Fantasia, ça ne va pas assez loin.

Un film qui traite de caca et de meurtres qui y sont liés devrait offrir des images déstabilisantes et perturbantes. Le plus loin qu’on va dans ce sens, c’est de créer un certain malaise en nous montrant le visage de femmes assises sur la toilette, et deux fois de crottes dans la cuvette. Et ces moments ne sont même pas assez réalistes pour qu’on y croie.
Il aurait été gagnant d’aller plus loin dans les éruptions de caca et de vomi. Tant qu’à faire un film scatologique, aussi bien pousser la folie jusqu’au bout. Sinon, ça devient juste un film un peu ridicule. À la fin, aucun haut-le-cœur ou semblant de douleur n’a été ressenti.
Malgré la déception, il y avait quelques touches d’originalité dans Bowels of hell. Déjà, l’idée des toilettes tueuses était assez… singulière. Sans dire que la technique utilisée par ces assassines était réaliste, je dirais que l’idée a été bien travaillée. Certaines scènes étant plutôt plaisantes à voir.

Les réalisateurs plantent aussi leur œuvre dans une réalité bien actuelle en intégrant une relation mère-enfant dans laquelle l’incompréhension crée de bonnes tensions. La fille de Malu se déclare non-binaire, ce qui dérange sa mère, mais pas autant que le fait que cette enfant ait aussi changée son nom. C’est un fait que pour plusieurs parents, le choix du prénom de leur enfant est très sensible. Ainsi, à travers cette thématique, les réalisateurs insèrent des questionnements pertinents dans le monde actuel.
Il y a aussi la scène du combat final qui brasse beaucoup de marde et qui, du coup, vaut la peine. Mais ça s’arrête pas mal là.
Bowels of hell est présenté au festival Fantasia le 31 juillet 2026.
Bande-annonce
© 2023 Le petit septième