Affection - Une

Affection – Recréer l’amour

« A large part of your recovery is isolation. »
[Une grande part de ta guérison est l’isolement.]

Affection - Poster

Ellie Carter (Jessica Rothe) n’a jamais rencontré l’homme qui se prétend son mari (Joseph Cross), ne reconnaît pas la jeune fille (Julianna Layne) qui l’appelle sa maman et ne se souvient pas de la vie qu’on lui présente comme la sienne. Victime de violentes crises d’épilepsie qui effacent sa mémoire sans prévenir, elle est prisonnière d’un cauchemar cyclique, luttant pour découvrir l’horrible vérité de son existence avant de tout oublier à nouveau.

Avec Affection, BT Meza propose un body horror qui tente d’imaginer un monde où les biotechnologies amènent l’homme créateur dans un endroit sombre de son être. 

Entre clonage et informatique

Lorsqu’on réalise un film misant sur la science-fiction, on peut se permettre beaucoup de fausse science, et ça peut marcher à condition que ça reste crédible dans l’univers créé. Quand on situe l’action dans le monde réel, on doit respecter certaines règles, sinon le spectateur risque de décrocher. C’est ce qui se produit avec Affection

Le clonage a souvent été utilisé au cinéma. Mais maintenant que les technologies qui le permettent sont plus connues qu’avant, il est très difficile de s’y aventurer sans se casser la gueule. Dans son film, BT Meza prend le risque de pousser la science afin de donner un côté sombre à la technologie. Il y a des idées intéressantes. Mais on reste avec l’impression qu’il mélange trop les concepts pour que ça marche. Le clonage donnant un corps adulte, comme s’il avait été fait à partir d’une imprimante 3D ou comme s’il naissait directement adulte, ça ne marche plus en 2026. Malgré une apparence réussie en ce qui concerne l’œuf (ou le groupement de cellules) dans lequel l’humain pousse, on n’y croit pas vraiment. 

Le réalisateur y ajoute l’informatique, domaine utilisé pour implanter l’ADN et la mémoire aux humains créés. Je suis conscient qu’on parle de science-fiction. Mais comme je le dis au début de la section, il faut demeurer crédible. Dans ce cas-ci, ça ne l’est pas. Il aurait fallu un univers qui se sépare plus de notre réalité actuelle pour que ça fonctionne bien. 

Manque d’originalité

Bien que certaines idées soient intéressantes – comme la machine sur laquelle les corps sont créés –, le film manque cruellement d’originalité. On a l’impression de voir revenir certains films des années 80, 90 dans lesquels un homme tentait de recréer la vie à partir d’un ordinateur et de quelques seringues. Sauf qu’ici on remplace les seringues par une sorte d’imprimante 3D. 

Affection - Manque originalité
Ellie Carter (Jessica Rothe)

Soyons clairs, le film n’est pas totalement ennuyant. La première moitié est agréable et donne un bon divertissement. Par contre, lorsqu’on arrive dans la phase des biotechnologies et de comment le personnage crée son monde, on en perd l’intérêt. Les « comments » et les « pourquois » ne se rejoignent pas et la logique est escamotée pour arriver à la conclusion désirée. 

Une des choses qu’on a apprises dans nos cours de production cinématographique c’est que pour donner une bonne fin, il faut la préparer. Si les éléments qui mènent au moment final ne respectent pas la logique de l’univers qu’on nous propose, le spectateur n’embarquera pas. 

Un peu plus…

S’il y a une chose que j’ai comprise, mais que je continue à ne pas vouloir accepter, c’est que le cinéma d’horreur en provenance des États-Unis ne donne jamais (ou presque) de bons résultats. Pour chaque Deadstream, il y a 100 mauvais films de ce genre qui sont produits. Et pourtant, je continue de me faire avoir.

D’ailleurs, Fantasia approche et, encore une fois, je verrai un bon nombre de films, dont certains en provenance des États-Unis. Et je serai probablement déçu par 90% de ceux-ci. 

Mais bon…

Bande-annonce  

Fiche technique

Titre original
Affection
Durée
90 minutes
Année
2026
Pays
États-Unis
Réalisateur
BT Meza
Scénario
BT Meza
Note
5.5 /10

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Fiche technique

Titre original
Affection
Durée
90 minutes
Année
2026
Pays
États-Unis
Réalisateur
BT Meza
Scénario
BT Meza
Note
5.5 /10

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