Salut Cine 2026 Juin - Une

Salut Ciné! 2026 | Programmation de juin

En juin, l’ONF poursuit ses projections publiques gratuites tous les jeudis à la salle Alanis-Obomsawin, au cœur du Quartier des spectacles de Montréal.

Avant d’amorcer sa pause estivale, Salut ciné! termine sa saison en beauté. Au programme : une sélection percutante de récits documentaires éminemment personnels, dont certains saluent la saison de la Fierté ou le Mois national de l’histoire autochtone.

Jeudi 4 juin – Un remède à l’amour (Francine Pelletier & Christina Willings, 2008) – 59 minutes

Aucun billet requis pour cette projection; ouverture des portes à 18h30.

Version originale anglaise, sous-titres français *

Un remède à l'amour

Ce long métrage documentaire s’intéresse au mouvement évangéliste controversé dont la mission est de « convertir » les homosexuels à l’hétérosexualité. Un remède à l’amour pénètre dans cette étonnante sous-culture chrétienne et fait une judicieuse critique du fondamentalisme religieux au 21e siècle, au travers des témoignages sincères de jeunes adeptes déchirés.

Le documentaire sera précédé du court métrage Appelez-moi Skylar (Rachel Bower, 2020, 15 min).

Jeudi 11 juin – La Fille du cratère (Nadine Beaudet et Danic Champoux, 2019) – 75 minutes

Aucun billet requis pour cette projection; ouverture des portes à 18h30.

Version originale française, sous-titres anglais

La Fille Du Cratere - Yolande Simard Perrault
Yolande Simard Perrault

Femme territoire, Yolande Simard Perrault se voit comme le fruit des bouleversements telluriques qui ont frappé la région de Charlevoix, au Québec, voilà des millions d’années. Solide comme le bouclier canadien, elle est la fille du cratère né de la chute d’une météorite, d’où sa vitalité hors du commun. Le film trace le portrait de cette femme déterminée, à l’image d’un pays qui s’est créé dans la démesure. Grand amour de Pierre Perrault, qui délaissera tout pour vivre à ses côtés, elle sera la complice du cinéaste. Le documentaire témoigne de l’influence de cette rêveuse insatiable et de sa contribution à l’édification de notre mémoire collective. Dans un flot d’images et de mots, Yolande Simard Perrault raconte les splendeurs du paysage et les êtres qui l’ont façonné. Généreuse et infinie, sa quête identitaire nourrit et prolonge encore aujourd’hui l’œuvre de celui qui aura donné un souffle nouveau à notre cinématographie.

Le documentaire sera précédé du court métrage Samedi (Jessica Hall, 2025, 12 min).

Jeudi 18 juin – nîpawistamâsowin : nous nous lèverons (Tasha Hubbard, 2019) – 98 minutes

Aucun billet requis pour cette projection; ouverture des portes à 18h30.

Version originale anglaise, sous-titres français

Nous nous lèverons

Le 9 août 2016, un jeune Cri du nom de Colten Boushie est tué d’une balle dans la tête après être entré sur la propriété agricole de Gerald Stanley avec ses amis. L’acquittement de Stanley par le jury attire l’attention du monde entier, soulève des questions à propos de l’enracinement du racisme dans le système juridique du Canada et propulse la famille de Colten et sa quête de justice sur la scène nationale et internationale. Dans nîpawistamâsowin : Nous nous lèverons, la réalisatrice Tasha Hubbard tisse un récit pénétrant fusionnant une réflexion sur sa propre adoption, la navrante histoire du colonialisme dans les Prairies et une vision transformatrice d’un avenir où les enfants autochtones peuvent vivre en sécurité sur leur terre natale.

Cette œuvre contient des scènes de violence. Pour public averti.

Le documentaire sera précédé du court métrage Inkwo à la défense des vivants (Amanda Strong, 2024, 18 min).

Jeudi 25 juin – Les enfants du large (Virginia Tangvald, 2024) – 97 minutes

Aucun billet requis pour cette projection; ouverture des portes à 18h30.

Version originale en français et norvégien, sous-titres français seulement

Les enfants du large
Avec la permission de micro_scope, l’ONF et Urban Factory, 2024

« Il y a trois sortes d’hommes : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer. » — Aristote

Née en mer, Virginia n’a que cinq ans lorsque son père, le célèbre aventurier norvégien Peter Tangvald, meurt dans un naufrage. Plus tard, lorsque son frère aîné, Thomas, disparaît mystérieusement au large, Virginia décide d’entreprendre sa propre enquête. Elle se plonge dans les archives et les souvenirs de ceux qui ont croisé cette famille atypique. Les détails de ce qu’elle découvre en chemin la sidèrent : deux épouses de Peter sont mortes de manière suspecte, potentiellement criminelle. En cherchant à comprendre d’où elle vient et à percer les sombres secrets de sa famille, Virginia Tangvald remet en question ce qu’on croit être vrai et l’image idyllique du navigateur en quête de liberté absolue.

Le documentaire sera précédé du court métrage Le matelot volant (Amanda Forbis & Wendy Tilby, 2022, 7 min).

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