
Pour clore sa 5e édition, le Festival de films d’auteur de Val-Morin (FFAVM) a dévoilé les films lauréats lors de la cérémonie de clôture présentée par la Municipalité de Val-Morin.
Ce prix vient avec une bourse de 3 000$ accompagnée d’un trophée, remise par la Municipalité de Val-Morin.
My Father’s Diaries (Les carnets de mon père) de Ado Hasanović (Italie, France)
« Pour l’impact émotionnel du film et son côté poignant. Pour son portrait de la barbarie qui s’invite dans le quotidien, et son exploration intime de la mémoire ainsi que des traumas. Parce qu’il fait résonner la réalité de la guerre avec une actualité troublante, liant le passé au présent d’une manière à la fois personnelle et universelle. »
Ce prix vient avec une bourse de 2 500$ accompagnée d’un trophée.
Kaïros de Jennifer Alleyn (Québec/Canada)

« Pour un film sensible sur l’ouverture à l’autre, porté par un protagoniste qui interroge le monde qui l’entoure, tout en donnant une voix à celles et ceux qu’on entend trop peu. Également pour la richesse de son écriture et la profondeur de son regard. »
Ce prix vient avec une bourse de 2 000$ accompagnée d’un trophée.

Gazer de Ryan J. Sloan (États-Unis)
« Pour son atmosphère anxiogène, sa direction d’acteurs très assurée et sa maîtrise formelle. »
Mad Bills to Pay de Joel Alfonso Vargas (États-Unis)
« Pour son authenticité brute et sa capacité à dépeindre des personnages imparfaits, mais foncièrement attachants, nous plongeant dans le monde d’une famille qui semble être la nôtre, qu’elle soit fonctionnelle ou pas. La capacité du cinéaste à créer un portrait aussi juste, via une approche hybride mariant documentaire et fiction, démontre qu’il s’agit d’un véritable auteur émergent. »
Ce prix vient avec une bourse de 1 000$.
Les Saturnides de Neegan Sioui Trudel (Québec/Canada)
Kaïros de Jennifer Alleyn (Québec/Canada)
Membres du jury 2026
Cette année, le jury officiel réunissait Sonja Baksa (programmatrice au VIFF et au TIFF), Maxime-Claude L’Écuyer (réalisateur de Roussil, le cul par terre, prix spécial du jury du FFAVM 2025) et Stéphane Moukarzel (réalisateur).
Enregistrant une hausse d’achalandage de 40%, la 5e édition du Festival a connu un grand succès. La plupart des films projetés étaient accompagnés de séances de questions et réponses, ce qui a favorisé la rencontre entre les cinéphiles et les artisans du milieu. Le FFAVM a aussi été marqué par la tenue d’une activité professionnelle réunissant cinéastes, producteurs, distributeurs et acteurs pour une dégustation de thés locaux, ce qui a mené à de très beaux moments de réseautage.
Par ailleurs, l’Entretien spécial avec Charles Binamé a également suscité des échanges de grande qualité. Devant un public attentif, le réalisateur a partagé sa vision du cinéma d’auteur, en revenant sur sa carrière et sur l’état actuel du milieu, dans une discussion à la fois généreuse et inspirante.
Cette année, le Festival s’est conclu sur des rencontres marquantes et des réflexions stimulantes. Le public et les invités sont repartis nourris de cinéma, portés par un véritable élan d’inspiration et d’espoir quant à la continuité de l’art dans notre société.
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