FIFA 2026 Programmation - Une

FIFA 2026 | Programmation

Le FIFA a dévoilé sa programmation 2026.

Avec plus de 178 films en provenance de 52 pays, le plus important festival du film sur l’art au monde proposera une programmation d’œuvres éclectiques des quatre coins du monde, qui satisferont autant les cinéphiles les plus aguerries qu’un public plus large à la recherche de découvertes culturelles, artistiques et avant tout humaines.

Divisé en 9 temps, le FIFA offrira encore une fois une belle diversité d’œuvres. 

En compétition

Parmi les films attendus après avoir été présentés dans les grands festivals, on retrouve My Armenian Phantom de Tamara Stepanyan, Fantastique de Marjolijn Prins, Viktor de Olivier Sarbil, Il y a aussi les première mondiale, à l’image de Mon amour, c’est pour le restant de mes jours d’André-Line Beauparlant, ou encore Ça reste entre nous. Ce dernier, premier long-métrage de la cinéaste iranienne Maryam Shapoorian, illustre notre volonté d’opérer comme une vigie du cinéma de demain, un cinéma à l’écoute des nouvelles voix. Des voix qui s’inscrivent dans un monde où les dynamiques de pouvoir transparaissent aujourd’hui plus que jamais : le film palestinien Like an Event in a Dream Dreamt by Another — Insomnia de Firas Shehadeh, qui traite de la question de l’agentivité des peuples opprimés, ou le documentaire Elephants & Squirrels de Gregor Braendli, portant sur les enjeux de restitution, n’en sont que quelques témoins.

FIFA 2026 - En compétition - G_G_Daytripping_Forever

Au niveau des courts-métrages en compétition internationale, on retrouve la méditation sensible sur la mémoire et la transmission artistique avec And Now I Understand What I Knew When I Was a Child de Roman Chalupnik et Lucas Vossoughi; une exploration onirique du désir féminin dans Arqueología del deseo lesbico de Camille Zéhenne; ou encore le collage ludique et subversif Everyone Deserves a Slice of the Pie de Sasha Pirker, hommage aux pionnières du cinéma. Voyagez de Copacabana à Charleroi avec Filme-Copacabana de Sofia Leão et Winter of Machines de Jan Locus, ou imaginez l’architecture du futur dans Lavaforming de Sukanya Mukherjee et Arnar Skarphéðinsson.

Du côté national, les spectateurs pourront se laisser porter par la puissance chorégraphique de Les mêmes yeux que toi de Derek Branscombe, la résistance environnementale dans Lifeline de Morgan Pinnock, ou encore l’élan technopoétique de Comme un écho de Chélanie Beaudin-Quintin.

Cartes blanches

Cette année, le FIFA proposera 4 cartes blanches. 

Valentine Umansky, commissaire et autrice, en poste à la Tate de Londres, propose une sélection d’œuvres issues de la collection d’Emile Stipp, collectionneur d’art contemporain, et soutien aux artistes africains et issus de la diaspora africaine depuis l’Afrique du Sud et l’Angleterre. Il a siégé pendant plus de dix ans au comité d’acquisition d’art africain de la Tate Modern. Il a ensuite fait don d’une partie de sa collection d’œuvres vidéo au musée, et cette carte blanche présente un ensemble de travaux issus de cette donation fondatrice.

Chema González, Responsable du département Film & Nouveaux Médias au Musée Reina Sofía (Madrid), présentera Frente a Guernica de Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi. Comment Guernica de Picasso peut-il être représenté au cinéma ? Comment une œuvre en images animées peut-elle répondre au statut iconique de ce tableau et à sa représentation du massacre et de la violence dans l’après-fascisme ? Guernica est une fresque, mais elle est également — de par son échelle, sa palette en noir et blanc et son sens de la séquentialité — une véritable réponse picturale à l’écran de cinéma. Picasso entretenait un dialogue constant avec des cinéastes tels qu’Esfir Shub, Roman Karmen et Luis Buñuel, et, à la suite de ce travail, avec Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi.

Pauline Soh, directrice principale des programmes curatoriaux au sein de la National Gallery de Singapour, présente un programme de six œuvres d’artistes et cinéastes contemporains d’Asie du Sud-Est. Iels explorent des manières alternatives et non linéaires de comprendre et de se relier aux êtres non-humains et à l’environnement par le cinéma. Leurs démarches visent à témoigner et à redonner de la puissance et de l’autonomie aux entités naturelles et surnaturelles. 

Mireia Gubern & Carmen Cruañas de CaixaForum+ (Barcelone) présenteront Omega Wants to Dance, réalisé par Ramon Tort. Le film est particulièrement marquant par la diversité et l’exceptionnalité des voix qu’il rassemble. De la puissance expressive de l’icône du flamenco Sara Baras à la perspective cosmique du prix Nobel Didier Queloz, en passant par les réflexions profondes du penseur européen du théâtre Roberto Fratini et de la docteure Luján Comas, le documentaire compose un autoportrait riche et multidimensionnel de l’humanité par le biais du corps et de ses danses.

Avant-Garde

Avant-garde est une section hors compétition et sur invitation, élaborée par Eunice Bélidor, commissaire en arts visuels et auteure de Montréal. Cette sélection met de l’avant des explorations artistiques via le film, le cinéma et la vidéo. Sous le prisme d’Avant-garde, mouvement ayant marqué l’avènement des pratiques contemporaines et actuelles, le FIFA présente des films novateurs et expérimentaux qui mélangent les disciplines et propose des pratiques artistiques et cinématographiques qui repoussent les limites et défient les conventions établies.

Trois programmes seront présentés : Conditions de réalité; Infra structure; Phare.

L’Espagne à l’honneur

Cette année, le cinéma espagnol s’est imposé par la force de ses productions. Portrait de l’architecte Enric Miralles récompensé d’un Lion d’or à la Biennale d’architecture de Venise (Miralles), film portant sur un immense talent du flamenco (Farruquito : A Flamenco Dynasty) ou encore documentaire retraçant le parcours d’un des créateurs de mode les plus doués de sa génération (The Designer is Dead), c’est une Espagne plurielle et contemporaine qui est racontée à travers les films présentés.

Également déployé à travers des cartes blanches portées par des institutions majeures et la présence d’invité·e·s issu·e·s du monde muséal et festivalier, ce focus met en relation différents contextes de diffusions et regards curatoriaux. Il propose une traversée ancrée dans des pratiques concrètes où se rencontrent cinéma, histoire de l’art et créations espagnoles.

La nuit de la danse

FIFA 2026 La nuit de la danse

La danse a toujours une place de choix au FIFA. C’est à ce titre que La Nuit de la danse rassemble des films où le corps devient langage, surface de friction, point d’ancrage. Le programme traverse gestes chorégraphiés, performances filmées et explorations hybrides, portées par des artistes d’ici et d’ailleurs, notamment Marlene Millar, Chélanie Beaudin-Quintin, Oleg Jiliba, Alain Fleischer, Mary-Lee Brunet, Damien Bourletsis, Andrew Margetson, Alla Kovgan & Annie‑B Parson, Ali Kenner Brodsky et bien d’autres.

La nuit du court

Forêts habitées, vieillesse attentive, pratiques artistiques au long cours, dérives urbaines animales, archives féministes et gestes de résistance : autant de fragments qui composent La Nuit du court. De la Géorgie à Los Angeles, des Îles-de-la-Madeleine au Sénégal, les films réunis pour cette soirée spéciale explorent les territoires intimes et politiques de la création. Avec Andro, portrait d’un·e artiste queer défiant l’autoritarisme, Cara de bicicleta, hommage vibrant à la liberté des femmes, ou encore Chanson de toile, qui tisse données numériques et mémoire médiévale, le court métrage devient espace d’invention et de prise de parole. 

FIFA 2026 - La nuit du court - Lifeline
Lifeline

La programmation fait dialoguer danse et deuil dans Les mêmes yeux que toi, art et territoire dans Lifeline, restitution et héritage culturel dans Mbarodi, ou encore paysages et inspiration dans Madeleine. Entre animation, essai, performance et documentaire, cette nuit célèbre la vitalité du format court et sa capacité à condenser, en quelques minutes, des mondes entiers.

Architecture

Les films d’architecture présentés cette année interrogent l’espace comme lieu de mémoire, de pouvoir et de résistance. 

De l’iconique immeuble brésilien imaginé par Oscar Niemeyer dans Copan de Carine Wallauer, véritable microcosme politique où se rejouent les tensions démocratiques du pays, à la maison-musée iranienne de Ça reste entre nous de Maryam Shapoorian, qui devient le réceptacle intime des bouleversements de l’Histoire, l’architecture apparaît comme un organisme vivant, traversé par celles et ceux qui l’habitent. 

FIFA 2026 - Achitecture - Miralles
Miralles

Avec Miralles, Maria Mauti explore l’œuvre profondément humaine de l’architecte catalan Enric Miralles, révélant une pensée architecturale attentive au passage du temps et à la fragilité de l’existence. Out of the Picture d’An.Ash Smolar questionne quant à lui l’effacement des femmes dans l’histoire de l’architecture et met en lumière les stratégies actuelles pour reconquérir visibilité et légitimité. Autant de films qui rappellent que construire, c’est toujours inscrire des choix politiques, sociaux et intimes dans la matière même de nos villes.

Fières et résistantes

La nouvelle édition du FIFA met en lumière des artistes qui transgressent les cadres établis et redéfinissent les territoires de l’intime, du corps et de la représentation. 

Avec Jean Cocteau et Les Cahiers Adjani, le Festival revisite des figures mythiques du cinéma et de la poésie, révélant la puissance d’archives et de regards contemporains pour éclairer leurs zones d’ombre et de création. Arthur Rimbaud, six mois en enfer prolonge cette exploration en plongeant dans la jeunesse fulgurante du poète, entre révolte, désir et vertige. Les enjeux de genre et de désir traversent également la programmation : Archaeology of Lesbian Desire interroge les traces et les silences entourant l’histoire des amours lesbiennes, tandis que ANDRO et Husbandry examinent, chacun à leur manière, les constructions sociales du masculin et les rapports de pouvoir inscrits dans les corps. Avec Lip Sync, Heartbeat, le geste performatif devient terrain d’expérimentation sensible, où voix et pulsation se répondent. Enfin, le duo iconoclaste est célébré dans The Pilgrimage of Gilbert & George et Gilbert & George Daytripping Forever !, portraits vibrants de ces artistes indissociables qui ont fait de leur vie une œuvre totale. Autant de films qui célèbrent la liberté créatrice et les identités insoumises.

Musique

Côté musique, le FIFA célèbre des artistes dont la voix et le geste résonnent bien au-delà de la scène. 

Avec Amadou et Mariam : Sons du Mali de Ryan Marley, le Festival rend hommage au mythique duo malien, dont la trajectoire lumineuse fait dialoguer traditions mandingues et pop internationale, dans une ode vibrante à la transmission et à la création. Figure inclassable de la chanson française, T’es où Philippe Katerine? de Gaëtan Chataigner part à la rencontre d’un artiste insaisissable, entre fantaisie, poésie et liberté radicale. Le corps en mouvement est au cœur de The Way We Move de Nicolas Davenel et Vanessa Dumont, qui explore la danse comme langage universel et espace de communauté. Avec Song of the Hands mettant en lumière le travail du chef d’orchestre Gustavo Dudamel aux côtés de personnes sourdes ou malentendantes, la musique devient tactile, révélant une autre manière de ressentir le rythme et la vibration. Enfin, présenté en première québécoise, Ai Weiwei’s Turandot de Maxim Derevianko suit l’artiste et dissident chinois dans sa relecture de l’opéra de Puccini à Rome, faisant de la scène lyrique un puissant manifeste pour la liberté d’expression.

La programmation complète est disponible sur le site du FIFA.

Bande-annonce  

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