Fantasia 2022 - Courts métrages 2 - Une

[Fantasia] 2022 — Sélection de courts métrages 2

Voici la deuxième partie de ma sélection de courts métrages présentés à Fantasia 2022. Cette fois-ci, je vous présente 3 films québécois.

Brasier (Emilie Mannering) – 19 minutes

Brasier - affiche

Encouragée dans sa pratique du sport par un grand frère bienveillant, Pierre-Amélia (11 ans), voit le monde de son enfance basculer lorsque son intégration dans une équipe de joueuses plus âgées précipite son éveil sexuel et révèle un désir insoupçonné pour son frère.

Quel film intéressant que Brasier. Le sujet de l’éveil sexuel a été traité des milliers de fois. Mais en ajoutant une petite twist légèrement tordue, Camille Trudel et Emilie Mannering réussissent à créer un film original. Ça peut paraître étrange, mais malgré la thématique du désir envers son frère, le film n’est pas dérangeant ni perturbant. On oublie presque le fait que ce jeune homme est le frère de Pierre-Amélia. 

En ajoutant de belles images et un brasier qui fait acte de métaphore, ce court métrage mérite une place toute spéciale sur votre liste de films à voir à Fantasia cette année.

Folk (Gabriel Miron) – 13 minutes

Folk - Poster

Tard le soir de l’Halloween, une jeune femme est harcelée par des enfants aux intentions sinistres.

C’est agréable d’avoir un film qui ramène Halloween au goût du jour. Malheureusement, le seul élément vraiment positif dans Folk, ce sont les costumes. Les enfants sont particulièrement effrayants et les masques terrifiants. 

Par contre, les effets sonores sur les voix sont dérangeants, et pas dans le bon sens du terme. Les dialogues laissent le spectateur sur sa faim. La scène finale manque de punch et le film semble être plus un travail en cours qu’une œuvre terminée. Il y a du potentiel dans l’idée. Ne reste qu’à la travailler correctement.

Coller pour crier (Éléonore Delveaux-Beaudoin, Irmela Degbe, Rosalie Maltais et Catherine Quesnel) – 6 minutes

Coller pour crier - affiche

Le 15 mars 2020, Montréal voit apparaître sur un mur, écrit en lettres noires sur papiers blancs, « Stop féminicides ». C’est à ce moment que le collectif Collages Féminicides Montréal voit le jour. Depuis, les rues de la ville sont tapissées de leurs mots. Après le 17e féminicide, elles continueront à se battre et à coller, jusqu’à ce que cette violence cesse.

Il y a une chose importante à faire avec ce genre de documentaires. Il faut réussir à séparer le film du groupe qu’il filme. 

Coller pour crier est un film étudiant qui n’a pas à se sentir petit s’il se compare à d’autres documentaires en format court qui sont faits au niveau professionnel. Le sujet est bien montré, les plans sont bien choisis. Bien qu’il soit très classique dans sa forme, il réussit, en seulement 6 minutes, à bien présenter un collectif qui vise la désobéissance civile pour passer des messages.

Ce qui m’amène à ce que je considère comme étant le point faible du film : son sujet. En donnant la parole à une des membres du collectif d’affichage sauvage, les réalisatrices valorisent en quelque sorte les actes commis. En écoutant la représentante du collectif s’exprimer, on en sort avec l’impression que ce groupe n’a comme objectif que de chialer sur un peu n’importe quel enjeu, valable ou non. On a aussi l’impression que les gens qui agissent au sein de ce groupe ne sont pas toujours bien informés sur les batailles qu’elles mènent. Prôner la désobéissance civile n’est pas une chose qui devrait être faite à la légère…

Quoi qu’il en soit, ce court documentaire est bien fait et laisse croire en un bel avenir pour ses 4 réalisatrices.

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