Annecy 2022 Jeune public - une

[Annecy Festival] Courts métrages Jeune public en compétition

C’est parti pour l’édition 2022 du Festival International du Film d’Animation d’Annecy. Je commence ma couverture avec les films en compétition pour le prix du meilleur court métrage jeune public.

Bellysaurus (Philip Watts) – Australie

Bellysaurus

Un minuscule dinosaure se rêve gros monstre effrayant. Lorsque le danger frappe, elle apprend que c’est ce qu’on a en soi qui compte. Au sens propre.

Ce film australien est un bel exemple de gentillesse et de partage. En utilisant ces dinosaures tant aimés par de nombreux petits, le réalisateur réussit à intéresser les jeunes enfants et à les faire réfléchir. Une belle discussion s’en est suivi avec mon 6 ans. Un très bon film pour enfants. 

Cat and Moth (India Barnardo) – Canada / Royaume-Uni

Cat and Moth

Une adorable chatte blanche ne veut rien de plus que trouver l’endroit le plus douillet de l’univers, mais elle ne sait pas encore que quelqu’un d’autre convoite également la place.

Un film sans dialogue plutôt amusant qui offre de belles images. Pas un film qui amène une grande réflexion, mais un court qui saura amuser petits et grands. Après tout, quoi de plus amusant qu’un pauvre chat qui ne peut dormir en paix?

Cuci cuci (Māra Linina) – Lettonie

Cuci cuci

Inspiré de la chanson folklorique la plus populaire de Lettonie — une berceuse à propos d’une famille d’ours. 

Ce petit film basé sur une berceuse n’est pas sans rappeler « frais dodo » que nous connaissons bien ici. On met le tout en scène avec de jolis oursons qui doivent dormir alors qu’un mouton tisse des nuages, et on obtient ce film qui se regarde très bien pour des enfants francophones, même si le film est en letton.

Hokkyoku-Guma Suggoku Hima (Koji Yamamura) – Japon

Hokkyoku-Guma Suggoku Hima

La mer, partout dans le monde, est pleine d’animaux marins. Le film raconte des rencontres entre un ours blanc désœuvré et des animaux marins très variés.

Un film un peu abstrait pour les enfants. Et je dois dire qu’il n’est pas beaucoup plus intéressant pour les adultes. Peut-être que la poésie est plus intéressante en japonais plutôt qu’en anglais. Je n’ai malheureusement pas la réponse. 

La calesita (Augusto Schillaci) Argentine / États-Unis

La calesita

L’histoire touchante des opérateurs de manèges argentins qui ont consacré leur vie à offrir de l’enchantement et du bonheur aux enfants et à leurs quartiers. Une histoire de persévérance et de communauté au-delà de l’individualisme.

Un magnifique film qui a amené plein d’émotions à mes enfants. Du début avec ses images très vives, à la fin avec ses émotions de joie, en passant par la tristesse du milieu, La calesita est simplement parfait. Malgré qu’il soit en espagnol, les enfants ont adoré. Il faut dire qu’il y avait peu de dialogues.

De plus, son message d’entraide et d’amour fait du bien en cette période de retour à la vie. Je vous le suggère vivement!

La Reine des renards (Marina Rosset) – Suisse

La reine des renards

Dans l’espoir de redonner le sourire à leur reine, les renards descendent chaque nuit dans la ville et fouillent les poubelles des humains, à la recherche de toutes les lettres d’amour qui n’ont jamais été envoyées.

Que serait un film pour enfants sans une petite morale à la fin. Ici, la morale est assez simple : à quoi sert d’avoir le pouvoir si on est seule? En utilisant des renards (oui, le cinéma pour enfants met souvent en scène des animaux) pour illustrer son propos, Rosset propose un film simple, avec une narration qui ressemble à un livre pour enfant. Pour mon 6 ans, ça a bien marché. Mon 4 ans, moins…

La Soupe de Franzy (Ana Chubinidze) – France / Géorgie

La soupe de Franzy

Extraterrestre solitaire, la cheffe cuisinière Franzy découvre que sa fameuse soupe rose n’est pas seulement délicieuse, mais également magique, lorsqu’elle la partage avec des créatures affamées vivant sur une étrange planète.

Malheureusement, dû à un problème technique, je n’ai pas pu voir ce film. Je ne peux donc pas vous en parler.

Luce and the Rock (Britt Raes) – Belgique / France / Pays-Bas

Luce and the Rock

Un jour, sorti de nulle part, un énorme rocher fait son apparition au milieu du petit village tranquille où vit Luce. Les villageois ne peuvent même plus ouvrir la porte de leur maison.

C’est drôle comme la vie est faite. Les créateurs de dessins animés travaillent constamment à créer des images plus vives, plus 3D et plus réelles et, pourtant, c’est ce film aux images rappelant Minecraft qui semble avoir captivé mes enfants le plus. Une histoire toute simple qui, encore une fois, montre que l’acceptation des gens différents peut amener à de belles découvertes, de belles rencontres. 

Je vous recommande vivement ce court métrage!

Paolos Glück (Thorsten Drössler et Manuel Schroeder) – Allemagne / République tchèque / Suisse

Paolos Gluck

Paolo Piangino est un homme heureux parce qu’il est capable de pleurer. Pour les histoires tristes comme pour les histoires gaies. Ses larmes rendent les gens heureux : le bonheur de Paolo peut être cueilli, mais il ne peut être retenu.

Ce dernier film est un peu abstrait pour de jeunes enfants, et pourtant, les miens ont bien aimé. Une oeuvre sur ce comportement typiquement humain d’abuser des gens qui sont gentils. Cette animation de personnages de style pâte à modeler a tout pour plaire : une histoire simple, touchante et mignonne. À voir aussi!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

© 2021 Le petit septième