« And as it dies, its soul departs from its animate existence. »
[Et au moment de mourir, son âme se détache de son existence animée.]

Fantasy of Companionship between human and inanimate - afficheFantasy of Companionship Between Human and Inanimate raconte l’histoire d’un animal inanimé, en peluche, avec une âme de bébé lion, qui a soif des nouvelles sciences et technologies de l’ADN synthétique, de l’intelligence artificielle et de la téléportation, pour être un bon compagnon. Et ainsi, son âme quantique sera enchevêtrée avec son partenaire humain, pour l’éternité.

Avec ce court métrage, Susan Lim réussit à intégrer des notions de physique quantique et de biotechnologie dans un film qui plaira autant aux petits qu’aux adultes.

Musique et narration

Provenant d’une pièce de musique classique moderne, il n’est pas étonnant que Fantasy of Companionship Between Human and Inanimate soit d’une grande beauté sonore. La musique est tout simplement magnifique, passant de douce à épique, en transportant le public dans tous les recoins de son cœur. Lorsqu’on ajoute à cela la narration extraordinaire, on obtient une œuvre qui peut toucher les enfants de 4 à 104 ans.

L’assemblage son/image nous amène presque à oublier qu’il s’agit d’une fantaisie, une possibilité éventuelle, mais pas actuelle. Quoique…

Fiction, et non science-fiction

Fantasy of Companionship between human and inanimate - Fiction et non science fictionParfois, la science-fiction peut être plus proche de la réalité qu’on le pense. C’est le cas ici, alors que l’âme (appelons-le ainsi) du lionceau se transfère dans le corps d’une peluche. L’idée n’est pas tant d’imaginer que ce transfert puisse se produire, mais plutôt que les technologies qui se sont développées au cours des dernières décennies nous amènent à repenser l’idée d’amitié.

Dans un monde où les humains sont de plus en plus seuls (on l’a bien vue avec les multiples confinements), il faut trouver d’autres façons de se sentir accompagné, aimé, connecté. Avec son film, Lim partage une vision de camaraderie qui s’étend au-delà des humains, pour considérer les formes physiques, incarnées avec une intelligence artificielle, non pas avec peur et dégoût, mais plutôt en embrassant l’idée de ces compagnons auparavant inimaginables. 

Elle reprend assez bien, d’ailleurs, le schéma habituel des films pour enfants (la rencontre du prince charmant, l’arrivée du méchant qui était à la base de l’histoire…) de façon à montrer l’attachement qu’un humain peut développer avec un objet inanimé. Vous trouvez cela fou? Combien d’enfants grandissent avec un petit toutou qui reste à leurs côtés jusqu’à l’adolescence?

En fin de compte, Fantasy of Companionship Between Human and Inanimate ne fait que montrer ce que la science pourrait offrir. Le tout sur une musique épique, une narration poignante et des images qui séduiront tous les publics. Et, avec une fin simplement parfaite!

Bande-annonce

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