« I’m trapped in an elevator. Please help me. »
[Je suis prisonnière dans un ascenseur. S’il vous plait, aidez-moi.]

Rising Wolf - afficheAria (Charlotte Best) se réveille piégée dans un ascenseur d’un immeuble de grande hauteur, à la merci de ses bourreaux, sans aucune forme d’échappatoire. Enfermée dans le ventre de la bête, elle est forcée d’adapter sa pensée, ses croyances et son endurance. C’est le premier des voyages qui agressent son esprit et ses sens, la clouant dans l’angoisse pour émerger connectée à des capacités qui définissent qui elle est vraiment.

Rising Wolf, d’Antaine Furlong  est un thriller stylistique, se déroulant à Shanghai, qui explore comment l’instinct d’une jeune femme l’aidera à survivre à une situation hors de son contrôle.

Un air de déjà vu avec un soupçon d’originalité

Le cinéma de genre ne nous surprend pas souvent. Rising Wolf ne fait pas exception à tous ces longs métrages dans lesquelles on kidnappe des membres d’une même famille, au passé trouble, pour les torturer et les faire parler. Mais ici, non seulement on les torture dans des endroits différents, mais le père est responsable de ce qui arrivera à sa fille, et celle-ci est responsable de ce qui arrivera à son père. 

La jeune femme est enfermée dans un ascenseur. La façon dont les plans et les tortures sont tournés n’est pas sans rappeler un certain film culte du nom de Cube. Mais avec une fin plus prévisible. 

Rising Wolf - Un air de déjà vu
Aria (Charlotte Best)

Cela étant dit, l’utilisation de l’ascenseur comme élément de torture — et élément central de l’intrigue — est originale. On pourrait croire que le plaisir du spectateur à voir Aria se faire torturer avec cet engin passerait rapidement. Et pourtant, j’ai adoré chaque moment. Même que j’aurais éliminé tout ce qui se déroule en dehors de l’immeuble pour concentrer les efforts sur la sensation suffocante de l’espace clos. Peut-être est-ce le confinement qui me donne envie de voir des personnages confinés dans un espace clos.  😆

Sci-fi et crédibilité

Mais le plaisir est quelque peu coupé par l’introduction d’éléments de pure science-fiction. Pourquoi doit-on donner à Aria et sa sœur (on les voit dans des flash-back alors qu’elles étaient de fillettes) des pouvoirs surnaturels? L’introduction de ces pouvoirs gâche, quant à moi, l’histoire qui serait grandement plus palpitante sans cette notion qui teinte la fin du film. 

Ensuite, il y a un certain manque de crédibilité, au-delà de la science-fiction. Je ne veux pas donner d’exemples, parce que ça gâcherait la sauce pour ceux qui veulent voir le film. Parce que ce film plaira certainement aux amateurs de thriller violents à la Saw ou Cube. Disons simplement que les ascenseurs chinois semblent bien construits… entre autres choses.

Rising Wolf - Sci-fi et crédibilité

Mais encore…

Une jeune femme se réveille, piégée, kidnappée. Pas très original, je sais. Mais en ajoutant la torture, on a quelque chose. Peut-être qu’on devrait dire au scénariste que les méchants Russes, c’est dépassé. Et surtout, sans intérêt. À quand le méchant Canadien ou le méchant Sénégalais? 

Quoi qu’il en soit, Rising Wolf fournit un bon divertissement. Malgré ses grandes faiblesses, je ne me suis pas ennuyé du tout. À voir sur un grand écran, dans la pénombre totale. 

Note : 6.5/10

Bande-annonce

Fiche technique : 

Titre original : Ascendant
Durée : 102 minutes
Année : 2021
Pays : Australie
Réalisateur : Antaine Furlong
Scénario : Antaine Furlong et Kieron Holland

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