« Point of fact, she’s getting much better. Thanks to the power of prayer. »
[Le fait est qu’elle est de mieux en mieux. Grâce au pouvoir de la prière.]

Alors qu’une femme développe la maladie d’Alzheimer, son mari nie la maladie aux autres, mais essaie de la « guérir » avec son régime maison. Son fils, convaincu qu’elle mérite un meilleur traitement, se bat avec son père. Le conflit s’intensifie, jusqu’à ce qu’une tragédie mène à la révélation d’un profond secret de famille.

Avec Mother’s Day Memories, Matthew Michael Ross et Bill Hoversten offrent un témoignage sincère de ce que c’est que d’avoir un proche atteint d’Alzheimer. Et il crée un film honnête.

Une maladie toujours plus présente

Mothers Day Memories - Maladie toujours plus présente
Le fils (Bill Hoversten) et la mère (Jody Jaress)

Prendre soin d’une personne atteinte d’Alzheimer, c’est l’accepter selon ses conditions, même si elle ne se souvient plus de nous. Leurs changements sont nos défis, donc leur perte de mémoire doit être affrontée avec amour. C’est ce que veut démontrer le réalisateur avec son court métrage.

La dynamique est bien montrée. On comprend bien que c’est souvent l’entêtement d’un proche à nier la maladie, qui rend plus difficile la mise en place de soins spécifiques. Ici, c’est le mari qui refuse d’accepter la maladie de sa femme. « Il s’agissait de créer une prise de conscience à travers une lentille. »

Et pour rendre son film plus excitant, Matthew Michael Ross a ajouté un punch à la fin. Mais cet élément de surprise est-il utile dans l’histoire? Aucunement. Honnêtement, il aurait été mieux de focaliser sur la maladie et arriver avec une fin justifiable, qui amène le spectateur à une prise de conscience, ou à une réelle sensibilisation.

Quand un acteur gâche la sauce

Mothers Day Memories - un acteur gâche la sauce
Le fils et sa femme, Michelle (Kat Kramer)

Il y a parfois des détails qui rendent un film plus difficile à apprécier. Dans le cas de Mother’s Day Memories, c’est la performance de Kat Kramer, dans le rôle de Michelle. Et malheureusement, elle apparait au tout début du film, dans le premier dialogue. Sa performance est suffisamment mauvaise pour faire décrocher le spectateur. Et dans un court métrage, si tu décroches au début, il ne reste pas beaucoup de temps pour te faire raccrocher. 

Quand on ajoute à ça le scénario un peu faible, on se retrouve avec bien peu d’arguments pour supporter le projet… C’est dommage, car la cause est importante. 

Mais encore…

Mothers Day Memories - mais encoreMalheureusement, on ne fait pas un bon film grâce à de bonnes intentions. 

Cela dit, la maladie d’Alzheimer mérite qu’on s’y attarde. Et c’est dans le but de sensibiliser les gens que Mother’s Day Memories a été réalisé. Je vous encourage donc, malgré tout, à le regarder. Il est disponible à la toute fin du texte.

Note : 5.5/10

Regardez le film juste ici 

Fiche technique :

Titre original : Mother’s Day Memories
Durée : 15 minutes
Année : 2019
Pays : États-Unis
Réalisateur : Matthew Michael Ross
Scénario : Matthew Michael Ross et Bill Hoversten

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