« This should be interesting… »
[Ça devrait être intéressant…]

Making Monsters - afficheLorsqu’un couple de vedettes, célèbre pour leur chaîne YouTube de farces effrayantes, est invité dans l’église reconvertie en appartement d’un ami à la campagne pour une escapade d’un week-end, une série d’événements surprenants se déroulent. Le weekend romantique se transforme en un cauchemar inexplicable.

Après avoir vu Carved et Latched, j’ai maintenant eu le plaisir de voir Making Monsters, de Justin Harding et Rob Brunner. Ce film d’horreur à l’histoire usée est tout de même une aventure plus que plaisant à regarder. Elle est effrayante!

Arroseur arrosé?

Making monsters - Arroseur arrosé
Chris (Tim Loden) et Alissa (Alana Elmer)

Le concept de Making Monsters est très simple. C’est en quelque sorte le bon vieux coup de l’arroseur arrosé. Chris (Tim Loden) gagne sa vie en faisant des peurs à sa copine Alissa (Alana Elmer). Puis, un jour, ils se retrouvent tous deux dans une église qui finira par être le lieu de leurs tortures. C’est leur tour d’avoir peur.

Harding crée tout de même une œuvre intéressante. Il utilise les réalités d’aujourd’hui pour capter son auditoire. Quoi de mieux qu’un youtubeur vedette pour se sentir bien ancré en 2020? D’ailleurs, les séquences du début du film où on voit Chris faire peur à sa copine sont vraiment bonnes. Ce concept marcherait vraiment. Mais, pour réussir, il faut, comme Chris, être capable de trouver les costumes qui font vraiment peur. Et d’avoir une victime qui se fait prendre facilement et, surtout, qui est d’accord. 

Ça fout la trouille

Making Monsters - Ça fout la trouille
Le psychopathe

Quand on regarde un film d’épouvante, on ne veut pas nécessairement une méga originalité ou des dialogues de génie. On veut avoir peur. Et ça, c’est beaucoup plus difficile qu’on pourrait le croire. 

Et je le dis sans honte : Making Monsters fout la trouille. Les plans sont superbement créés afin de nous faire chercher et anticiper ce qui va arriver sans qu’on n’y parvienne réellement. On y ajoute la musique stressante et le jeu ô combien parfait d’Alana Elmer, et la formule est là. J’en oubliais presque le méchant psychopathe qui les martyrise…

Pourquoi je l’oubliais? Parce que, dans ce long métrage d’horreur, non seulement il y a le « slasher », ce tueur qui poursuit ses victimes pour les massacrer, mais il y a aussi les visions effrayantes que voient les victimes. Et tout ça s’explique de façon plutôt crédible. 

Mais encore…

Making Monsters - Mais encore
L’hôte recevant le couple

Si vous êtes comme moi, vous êtes tanné des films d’horreurs sans saveur, des 90 minutes qui ne font pas peur et qui ne vous font plus sursauter. Hollywood a lentement détruit le cinéma d’épouvante en misant plus sur la violence et le sang que sur la technique et la surprise. 

Peut-être que la relève se trouve ailleurs qu’aux États-Unis. Peut-être que la relève se trouve ici-même, au Canada. Ce qui est sûr, c’est que Justin Harding et Rob Brunner savent faire des films d’horreur. Et Making Monsters est le film à voir à l’approche de l’Halloween 2020. Une journée d’Halloween qui sera très certainement différente de ce qu’on a l’habitude. Alors tant qu’à être enfermé dans la maison, aussi bien en profiter pour se faire peur.

Joyeuse Halloween!

Note : 7.5/10

Bande-annonce

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *