« You’re not normal! You’re not normal! »
[Tu n’es pas normale! Tu n’es pas normale!]

Freaks - afficheChloé (Alexa Kolker), 7 ans, enfermée à l’intérieur de la maison par son père (Emile Hirsch), vit dans la peur et la fascination du monde extérieur, où les anormaux sont une menace constante – du moins le croit-elle. Quand un mystérieux inconnu (Bruce Dern) lui offre un aperçu de ce qui se passe réellement à l’extérieur, Chloé se rend vite compte que, même si la vérité n’est pas si simple, le danger est bien réel.

Avec Freaks, Zach Lipovsky et Adam Stein nous proposent un film de science-fiction qui est malheureusement très proche de la réalité. Mais, en fait, c’est quoi la normalité?

Séquestrée ou protégée

Freaks - Séquestrée ou protégée
Chloé (Alexa Kolker) et son père (Emile Hirsch)

Nous avons tendance à sous-estimer l’importance de la qualité des acteurs dans un film de science-fiction. Mais ici, le jeu de Hirsch (que l’on avait vue dans Into the wild) est d’une grande qualité. Et c’était important. Tout au long de la première partie du film, on tergiverse à savoir s’il est réellement en train de protéger la jeune fille, ou s’il n’est pas plutôt en train de la séquestrer. 

Est-il un autre cinglé de survivaliste qui enferme sa fillette depuis sa naissance? Cette pauvre fille qui ne sait pas ce qu’est une montagne, qui n’a jamais traversé le portail au bout du terrain, est-elle une victime de cet homme pervers et méchant?

Je ne veux pas en dire plus, car cette question est centrale à l’intrigue et comme ce film vaut réellement la peine d’être vu, je ne veux pas gâcher la surprise.

Qui sont les anormaux?

Freaks - Qui sont les anormaux
Le mystérieux inconnu (Bruce Dern)

C’est quoi être normal? Freaks nous amène dans un monde fictif où les gens dits « abnormal » ou anormaux sont ciblés, et arrêtés. Vous imaginez un monde dans lequel une personne différente serait en danger constant de se faire arrêter? C’est comme si une personne d’origine afro-américaine se faisait cibler quand elle conduit une voiture aux États-Unis… Oh! Mais ce film n’est pas si loin de la réalité en fait.

D’ailleurs, ce positionnement éthique du film est vraiment réussi. Je sais, nous avons tendance à donner notre sympathie aux mal-aimés dans les films. Mais, dans Freaks, on n’a jamais l’impression qu’un groupe est pris en pitié. Bravo!

Mais encore…

Freaks - Mais encore
Chloe

En commençant le visionnement, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je n’imaginais pas trouver des questionnements aussi pertinents dans un film de science-fiction. Oui, c’est un préjugé. Je sais. Mais, au final, ce qui importe est que j’ai été agréablement surpris.

Freaks aborde le concept de l’identité et de la peur des différences. Et, s’il y a une thématique qui est d’actualité, c’est bien celle-là. De plus, il nous force à réaliser que la façon dont on gère nos relations interpersonnelles n’est peut-être pas vraiment la meilleure…

Note : 8/10

Freaks est présenté au festival Fantasia le 28 juillet 2019.

Visionnez la bande-annonce :

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