
Pour célébrer un quart de siècle d’épouvante, Spasm revient aux sources mêmes de sa création avec sa mythique Grande soirée horreur.

Une femme souffrant de paralysie du sommeil se réveille en entendant un bruit provenant de l’intérieur de son placard.
Sleep tight, de Grace Presse, est un très court film qui réussit, malgré sa longueur, à créer une ambiance inquiétante.
Les courts métrages d’horreur ont tendance à manquer leur coup, souvent parce que créer une bonne ambiance prend du temps. Ici, l’atmosphère lugubre s’installe rapidement et efficacement. Rapidement, la créature effrayante apparaît et… elle est vraiment effrayante.
La réalisatrice se permet même de créer un beau sursaut en nous faisant découvrir le visage de la peur. Une belle réussite.

Tout ce que George souhaite, c’est de ne plus se faire intimider par les brutes du quartier. Alors, quand deux jumeaux bizarres lui proposent de lui présenter leur grand-mère qui peut « le rendre grand et fort », il saute sur l’occasion.
Avec Grandma is thirsty, Kris Carr propose un film d’horreur avec des enfants étranges, ce qui est toujours agréable.
Il y a une bonne partie de ce film qui fonctionne grâce au malaise que les situations créent. Je pense, entre autres, à la scène où les jumeaux sont dans le salon avec George. Les trois enfants sont assis l’un à côté de l’autre et ils ne font rien. Puis lorsque George demande pour faire quelque chose, les jumeaux ne sont pas très intéressés.
Puis, il y a le côté effrayant, créé par la présence de la grand-mère. Elle est laide, vieille et effrayante. Et, elle est assoiffée. Pas trop mal comme film.

Une mère désespérée accomplit un rituel occulte pour ramener son enfant décédé à la vie.
Les films de nécromancie… on sait bien que ça ne se terminera jamais bien pour la personne qui ramène les morts à la vie. Tapestry ne fait pas exception. Mais, contrairement à ce qu’on a l’habitude de voir, ici, on veut que la mère s’en tire bien. Après tout, elle a perdu son bébé.
L’atmosphère glauque et la fameuse tapisserie apportent une lourdeur et une noirceur à cette triste histoire. Un autre film qui, à défaut d’être parfait, remplit sa mission.

Le jeune Martín accompagne son père et le patron de celui-ci à la chasse. Au fil de la journée, les tensions et les frustrations intérieures de chacun refont surface, mettant à l’épreuve la sensibilité et la force tranquille de Martín.
Avec Señuelo, Martha G. Ayerbe étudie les différences entre les générations, mais aussi comment la vie et la mort d’un animal peuvent être vues de manière totalement opposée.
Le réalisateur espagnol place ses personnages lentement, de façon à bien montrer comment chacun pense et voit le monde. Clairement, le vieil homme croit qu’un gars ça devrait être entre gars sinon ça vire tapette. Le père quant à lui élève son enfant de manière beaucoup plus moderne. Quelque part dans tout ça, on se retrouve à la chasse avec un enfant qui n’a clairement pas envie de tuer des animaux.
Alors que la tension est à son comble et que la journée semble être à son pire, une créature magnifique apparait. Derrière l’horreur, il y a une intention de montrer que la nature finira par reprendre sa place.
Un film à voir.

Sofía, qui vient d’emménager dans une nouvelle maison, y trouve une boîte mystérieuse contenant des vieilles cassettes audio. En les écoutant, elle réalise qu’il s’agit de séances de spiritisme enregistrées dans ces lieux il y a trente ans. Curieuse de savoir si sa nouvelle maison est vraiment hantée, Sofía appelle ses meilleures amies, Camila et Verónica, pour une soirée entre filles inoubliable.
Les films de fantômes avec la planche de Ouija, on ne se tanne pas. 99 Ghosts (99 fantasmas) propose une version tourmentée de ce genre de films, mais avec un grand nombre de fantômes plutôt qu’un seul.
On passe d’un film cute avec des adolescentes qui se racontent des histoires de fantômes à un film d’horreur avec des spectres effrayants et violents. Les actrices sont excellentes et la mise en scène est juste. Sans être un chef-d’œuvre, 99 ghosts donne exactement ce qu’on recherche lorsqu’on part ce genre de films.
Je vous le suggère vivement.

Le professeur préféré de Kimberly lui apporte toujours les meilleurs crayons. Mais il ne veut tout simplement pas dire où il les trouve.
Meat crayon, de Richard Rotter, est perturbant à souhait.
Vous savez, ces films avec des enfants étranges? En voici un avec une mignonne petite fille et sa mère pas super gentille. Il n’y a pas de réflexion ici, ni de profondeur. Non. Seulement un film cool avec des morts géniales.
Oui, un film qui fera réagir.

Léa, une jeune femme sourde, est abordée par Raph et Julien, deux opportunistes vulgaires, qui l’invitent à partager « un bon moment tous ensemble ». À mesure que la nuit avance, les intentions de chacun se dévoilent dans un climat de tension grandissante.
Depuis longtemps, la France a un problème de microagression dans les rues. Des jeunes hommes qui harcèlent des femmes en les draguant et en n’acceptant pas de se faire dire non. Avec Lorsque règnent les chiens, Axel Zeltser offre une réponse pour les femmes envers ces hommes sans respect.
Honnêtement, ce film est rafraîchissant et agréable. Je suis de ceux qui trouvent que le respect s’est perdu quelque part et qui, parfois, fantasme à l’idée de répliquer de façon extrêmement violente. C’est exactement ce qui se passe ici. Il y a quelque chose de vraiment satisfaisant à voir ces 2 imbéciles se faire enfin répondre par une de leurs victimes.
La réalisatrice réussit à rendre son personnage féminin assez charismatique pour qu’on ait envie de la voir gagner son « pari ». Un excellent film de genre.

Coincée par la neige en haute montagne, une patrouilleuse de ski réalise que son collègue blessé est possédé par un démon vorace.
Feed the dark, de Rob Himebaugh, est le parfait film de gens coincés dans un endroit exigu. Ça rappelle un peu Confession (告白 コンフェッション), de Nobuhiro Yamashita.
Ainsi, on se retrouve dans un petit chalet dans une montagne. Alors que tout semble calme, l’homme commence à avoir un comportement étrange, voire agressif. S’ensuit un jeu du chat et de la souris qui mènera à un bain de sang.
Il s’agit d’un film simple, mais efficace. Il est poignant, surprenant et jouissif. Une belle réussite.

Un groupe de youtubeurs passionnés de camping se rend dans les bois pour tourner leur dernière vidéo. À leur insu, quatre hommes masqués les suivent, avec l’intention de tourner leur propre vidéo.
Avec Rebrand, Edoardo Ranaboldo offre un film d’une grande violence sur la cupidité des Youtubeurs.
Il y a une forte tendance depuis quelques années où les cinéastes s’en prennent aux influenceurs. On peut d’ailleurs penser aux deux films Influenceur(s).
Ici, par contre, on est légèrement ailleurs alors que ce sont des youtubeurs qui annoncent la fin de leur projet. Mais ça ne se passe pas comme prévu alors que d’autres créateurs décident d’utiliser cette belle visibilité pour lancer leur propre projet. Le résultat est un film extrêmement violent, avec beaucoup de sang qui gicle. Mais c’est aussi un film tripant à regarder, avec de belles scènes et beaucoup de caméra de style found footage.

Laura est invitée à Paris pour rencontrer son influenceuse préférée, Isïa. Caméra à la main, elle filme chaque instant de son week-end dans le but de réaliser son premier vlog. Mais derrière les paillettes et les stories Instagram se cache une réalité bien plus effrayante. Ce qui devait être une rencontre avec son idole se transforme peu à peu en une descente aux enfers.
Oui, oui, un autre film d’influenceuse qui se retrouve mal en point. Exsanguina, de Jonas Brisé, ne se contente pas de s’attaquer aux influenceurs en soi, mais aussi à la naïveté des jeunes qui ont grandi dans cet univers factice.
On parle de plus en plus de ces influenceurs sans scrupules qui vont abuser de la naïveté de leurs abonnés pour leur propre profit. Ici, le réalisateur pousse un peu plus loin. D’une certaine manière, on pourrait imaginer des gens comme Andrew Tate.
Le résultat est un film sombre, qui détruit les rêves d’une génération, tourné en style found footage. Un film qui frappe fort et qui divertit en même temps.
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