
Je poursuis ma couverture de Spasm 2026 avec la soirée Horreur paranormale. Ce volet réunit une sélection sans compromis de courts métrages signés par des cinéastes du Québec, de la France, de l’Espagne, des États-Unis et de l’Allemagne, tous bien décidés à exploiter notre peur viscérale des esprits et des maisons hantées.

Lors de sa dernière livraison de la journée, un livreur découvre que la maison indiquée semble abandonnée depuis longtemps. Pourtant, le colis porte la mention : à remettre en main propre…
Avec La livraison, Alix Desoomer, propose un film de fantôme qui tombe à plat. Heureusement, le générique est amusant.
Faire un film D’horreur en format court, c’est difficile. Pour qu’un film fasse peur, il faut installer une atmosphère, ce qui est n’est pas facile à faire en moins de 20 minutes. Malheureusement, Alix Desoomer n’y parvient pas. J’ai regardé le film avec mes enfants de 8 et 10 ans, et ils n’ont pas eu le moindrement peur. Pas un franc succès, n’est-ce pas?

Lidia veut raconter une histoire à sa sœur Marta, mais il y a un problème : elle fait vraiment peur.
Avec Imago, Rafa Dengrá Oliver propose un film tout simple qui réussit à créer une tension et qui pourrait certainement en effrayer quelques-uns. Voici un autre bel exemple qui démontre que les Espagnols sont parmi les meilleurs pour faire des films d’horreur.
Il y a quelque chose qui nous attire dans l’idée de se raconter des histoires qui font peur. Ici, le réalisateur joue sur le principe du consentement. Qui n’a jamais donné son consentement pour réaliser que finalement on veut arrêter, mais que l’autre personne, elle, n’arrête pas? C’est ce qui se produit ici alors que Marta veut que sa sœur cesse son histoire. Mais Lidia n’a pas l’intention de s’arrêter avant d’avoir terminé. Mais Lidia est-elle vraiment là?
Un film porté par l’atmosphère et de solides performances de ses acteurs.

Au milieu de la nuit, une enquêtrice de la police est appelée sur les lieux d’un crime dans un monastère situé sur une île isolée. Laissée seule pour examiner le corps, elle se rend compte qu’il ne s’agit peut-être pas d’un corps humain…
Avec Corps étranger, Mathieu Mortelmans et Cécile Delberghe proposent un film d’horreur classique dans lequel une enquêtrice se retrouve dans un lieu inquiétant, entouré de personnes louches, avec une étrange créature.
Pour créer la peur, les réalisateurs misent sur le son et les sursauts. Rien de révolutionnaire, donc, mais un film bien fait. Et soyons honnêtes, les églises et les sœurs sont généralement de bons éléments pour créer des films à haute tension.
Je me serais passé du bon vieux coup du « la ligne ne passe pas ici » pour justifier que les personnages ne peuvent pas s’en sortir grâce à leur téléphone. Mais bon, le film reste efficace et agréable à regarder.

Un directeur des locations raconte l’histoire de la visite d’une maison hantée qu’il a faite il y a plusieurs années.
Le briquet utilise l’histoire dans l’histoire. L’homme raconte son histoire passée à une jeune femme. Une histoire de maison lugubre racontée en direct du sous-sol d’une autre maison lugubre.
Le concept manque d’originalité et les acteurs ne sont pas très bons. L’intrigue n’est pas mauvaise, mais elle manque un peu de punch. La scène finale réussit à surprendre, mais elle ne cause pas d’émoi. Le résultat est un film qui sera rapidement oublié.

Que sont devenus tous ces monstres que nous avions créés et dont nous avions peur quand nous étions enfants? Où sont-ils passés lorsque nous sommes devenus adultes et que nous avons commencé à raisonner, lorsque nous avons cessé d’y croire et que nous n’en avons plus eu peur? Ont-ils vraiment disparu, tout simplement?
Avec Ceiling king, Mats Udd offre un film qui joue avec l’idée des souvenirs d’enfance, ceux qui restent fortement ancrés en nous même une fois adulte.
Parfois, moins c’est plus. C’est exactement le cas ici alors que tout se déroule dans une seule pièce. Il n’y a que peu de dialogues, alors que le personnage principal est seul pratiquement tout le film. Mais ce qui rend ce film efficace, c’est l’ajout du vieux répondeur. Vous savez, ces vieilles machines avec des cassettes pour enregistrer les messages?
Le film donne beaucoup d’indices sur le passé de la femme que suit le film. Mais, au final, on en sait bien peu. Pendant que le spectateur tente de saisir ce qu’était la relation entre la femme et son père, le réalisateur installe tranquillement les pièces de son casse-tête qui mèneront aux plans finaux. Et la finale est solide. Un film à voir.

Hantée par le fantôme de sa fille, une mère engage un ancien combattant pour retrouver l’assassin et récupérer la dépouille, mais elle découvrira une vérité bien plus sinistre.
Avec Geist, William B. James offre un film d’action et de vengeance alliant Japon et Allemagne.
Bien que peu original, ce film plaira aux amateurs de films de vengeance. Il offre de l’action, une finale satisfaisante et beaucoup de cadavres. Personnellement, je ne crois pas que ce soit un film qui vaille le détour. Mais il plaira certainement aux fans du genre.
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