Goody Goody - Une

Goody Goody —Attention de ne pas ratatiner | Shudder

Alors qu’ils se laissent bercer par un sentiment de réconfort nécessaire durant un long accouchement à domicile, les futurs parents et leur sage-femme commencent à réaliser que quelque chose ne tourne pas rond, et ce, de manière effroyable. Dehors, un blizzard fait rage, piégeant la famille chez elle tandis que surviennent des complications de plus en plus sinistres.

No-no

En anglais, l’expression « goody-goody » (ça a l’air du son quand on chatouille le menton d’un bébé, non?) désigne une personne qui se comporte de manière extrêmement polie, souvent avec suffisance ou hypocrisie, uniquement pour plaire aux personnes en position d’autorité. J’imagine que ça a un rapport avec le film, peut-être? Point accordé, la protagoniste, Colleen Foy, est une… je vais dire sage-femme qui aide une femme nommée Goody (Goody? pour l’amour…), interprétée par Samantha Robinson, à accoucher dans une piscine dans son salon alors qu’à l’extérieur un blizzard fait rage (oui, c’est un huis-clos, bravo pour celles et ceux qui ont deviné). Bref, une sage-femme qui semble avoir un problème avec le père de l’enfant à naître, Jayson (avec un « Y »), interprété par Colby Holman.

Goody Goody - No no

Sérieusement, j’aurais voulu passer par-dessus comme tant d’autres fois, mais là c’était catastrophique et je ne serai pas capable d’éviter le sujet tout au long de l’article. Les prénoms dans les dialogues ne sont pas une forme de ponctuation. C’est pas mêlant, à chaque fois qu’une des actrices ouvrait la bouche, c’était pour dire un prénom au début, au milieu et à la fin de la phrase. Iels crient « Jayson », « Candice » et « Goody ». Colleen Foy, elle interprète Sarah, un nom difficile à oublier, parce qu’avec le mot « fuck », ça doit composer à peu près 50 % des répliques à eux seuls. C’est inacceptable! Est-ce que c’est une sorte de gag pour un club sélect qui veut que dès qu’un personnage s’appelle Sarah, il faille le dire au 2 secondes? Venant d’une femme qui a prêté sa voix à Final Fantasy XIII, c’est sûr qu’elle savait que c’était insoutenable.

My-my

En toute sincérité, le film serait écoutable si au moins, en plus des dialogues, le montage en post-production n’était pas tout simplement… grossier voire bâclé. À un moment, je me suis dit, « tiens donc, ça doit être la même personne qui a fait le son pour The Matrix » (ceux qui savent le savent). Je n’ai rien à dire contre les acteurs en tant que tels, iels sont même très bons considérant dans quelle mesure iels se sont embourbés.

Goody Goody - My my

Ça semble à première vue comme de menus détails, malheureusement, croyez-moi, ça devient vite irritant. D’autant plus que j’ai fait un article sur Son of Sara il n’y a pas si longtemps et je crois que j’ai ma dose d’accouchements pour le mois. Je n’ai pas rêvé, les films sur le post-partum, les accouchements, les mères et les bébés sataniques sont à l’horreur ce que les métrages Rambo sont aux films d’action. J’en ai parlé dans mon article sur le film québécois Peau à peau en septembre 2025, ainsi que sur Witches en novembre 2024… Je ne veux pas sembler alarmiste, néanmoins, le propre du cerveau humain reste tout de même de reconnaître des schémas, ou « pattern » en anglais, non ? Et je ne vous parle pas de cette histoire au Massachusset qui inonde les réseaux sociaux, il me semble qu’un bon slasher avec une bibitte bizarre me ferait du bien pour changer. À la fin de l’été, ça frappe fort, faut croire.

So-so

Goody Goody - so so

Belle tentative de Raymond Creamer de vouloir renverser l’image de la maternité – et de l’accouchement – en une scène d’horreur… mais c’est comme s’il voulait quoi ? Le trophée du millionième bébé ?  Malheureusement, niveau appréciation, je crois que notre auteur-réalisateur devra travailler un peu plus fort s’il veut porter justice à son nom, et ce n’est pas avec deux ou trois scènes subjectives placées à l’aveuglette qui sauront me subjuguer. 

C’est dommage quand une œuvre prometteuse se termine sur un Picasso tout déconstruit; dans le noir, placé tout croche. Quelle poisse, moi qui le trouvais pas si mal au début. Et pour ceux qui ont envie de me dire : « T’aurais dû compter combien de fois ils prononcent leur nom », … ben, je l’ai fait. Donc, voici les scores :
– 4e : Candice, avec 27
– 3e : Sarah, avec 32
– 2e : Jayson, avec 35
– 1er : Goody, avec 46
Ils prononcent aussi 3 fois Asmodeus et 2 fois Jésus-Christ (mais seulement comme juron). 

Sur ce, cher lectorat, je vous laisse à vos affaires alors que je m’en retourne aux miennes pour vous amener, je l’espère, quelque chose d’un peu plus délectable que Goody Goody.

Bande-annonce

Fiche technique

Titre original
Goody Goody
Durée
80 minutes
Année
2025
Pays
États-Unis
Réalisateur
Raymond Creamer
Scénario
Raymond Creamer
Note
6 /10

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Fiche technique

Titre original
Goody Goody
Durée
80 minutes
Année
2025
Pays
États-Unis
Réalisateur
Raymond Creamer
Scénario
Raymond Creamer
Note
6 /10

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