
« David avait raison… Mes terreurs nocturnes blessent les gens. »

Riley (Jasmine Mathews) est une jeune orpheline de 25 ans qui est prise de terreurs nocturnes. Des morts sordides surviennent à chacun de ses épisodes, dont une impliquant ses parents. Heureusement, elle a trouvé une routine qui permet de tenir ses cauchemars à distance et rien ne s’est produit depuis une dizaine d’années.
Contraint de rester dormir chez Riley à la suite d’une soirée arrosée pour son 25e anniversaire, David (Stephen Barrington), un ami d’enfance et de famille d’accueil, entend d’étranges bruits lorsque Riley s’endort. Des bruits qui lui rappellent un événement survenu lors de la dernière terreur nocturne de Riley.
Ne voulant prendre aucun risque, David et sa copine quittent la résidence de Riley en plein milieu de la nuit, malgré les assurances de cette dernière et de Cam (RJ Brown), son copain. Au matin, lorsque la jeune femme veut prendre des nouvelles de David, son silence lui fait craindre le pire.
James Ross II nous offre un premier long-métrage prometteur. Le scénario est simple, concis et il n’essaye pas de rendre son intrigue trop compliquée pour créer des revirements de situation inutiles. La narration, bien que non linéaire, reste fluide et cela permet au réalisateur de nous apporter ses révélations lorsque nécessaire, sans que cela paraisse forcé.

Le réalisateur évite aussi les clichés du cinéma d’horreur, nous montrant ainsi qu’il est possible d’avoir des personnages intelligents dans les films d’horreur, sans perdre en tension. Jasmine Mathews et Stephen Barrington offrent les performances les plus marquantes du film, montrant une belle complicité à l’écran et rendant leurs personnages attachants, bien que tous les acteurs et actrices soient efficaces.
Si la réalisation est assez classique et fonctionnelle, on remarque un style bien différent lorsque Riley se retrouve dans ses cauchemars. Durant ces scènes, on a l’impression de se retrouver dans un jeu vidéo. La manière de filmer à la première personne, une surobstruction en forme d’œil et de longs couloirs labyrinthiques nous donnent l’impression d’évoluer dans un jeu vidéo d’horreur narratif similaire à ce qu’on peut retrouver en ligne.

Bien que plusieurs jeux vidéo en ligne portent le nom de Parasomnia, le film n’est pas une adaptation. On peut présumer que le réalisateur s’est peut-être inspiré de ce médium, ce qui n’est pas un mal, car plusieurs codes du jeu vidéo aident à immerger son public dans l’intrigue. Mais rien ne confirme cette supposition.
Si vous avez un dégoût pour les blessures oculaires, soyez prévenus : le film est particulièrement violent envers cet organe. À plusieurs reprises, nous voyons des gens se faire arracher les yeux, avec un réalisme saisissant, sans chercher aucunement à nous préserver de l’horreur de l’action. Le bruitage est viscéral et les effets, qui semblent pratiques, sont bluffants.
Même si l’histoire n’a rien de révolutionnaire, le jeune réalisateur et scénariste établit une bonne base pour sa filmographie. Un film d’horreur qui ne sera probablement pas culte, mais qui vous fera passer un bon moment.
Bande-annonce
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