Walter's bad day - Une

Walter’s bad day – Un jeune slapstick

« Bring this form to the ordering office by the agreed time. This is important! »
[Apporte ce formulaire au bureau des commandes avant la date et l’heure convenues. C’est important!]

Walter's bad day - Affiche

Il est minuit passé et Walter, un ouvrier d’une trentaine d’années, fait un cauchemar où il est poursuivi par un loup-garou. Réveillé en sursaut, il entend des hurlements venant de l’extérieur. Le lendemain matin, arrivé au travail fatigué et de mauvaise humeur, Walter reçoit l’ordre de son patron d’apporter un formulaire contenant une liste de fournitures au service des commandes avant l’heure prévue. Il se précipite donc vers l’immeuble où se trouve ce service.

Avec Walter’s bad day, Dean Attari propose un film de style slapstick, rappelant les belles années du cinéma de Charlie Chaplin. 

Un style réussi

Dean Attari n’est pas le premier à tenter de reproduire le style des films des années 1920. Bien que cela semble facile, plusieurs s’y sont brisé les dents. Avec Walter’s bad day, Attari y parvient avec brio. 

Tout commence évidemment avec un noir et blanc avec un faible contraste. Pour que l’effet fonctionne, il faut combattre ce désir de créer une image contrastée qui va chambouler les spectateurs. En plus de l’image en noir et blanc, le réalisateur a pensé à ajouter des défauts de pellicules, comme des lignes et des points blancs qui apparaissent de façon désordonnée. 

La partie la plus difficile est d’intégrer certains mouvements saccadés sans que ça semble être simplement des ratées au niveau de la caméra. Encore une fois, Attari y parvient. Mais, pour que ce soit stylistiquement réussi, il fallait, bien sûr, ne pas oublier les petits accélérés d’image. S’ajoute à cela une musique qui semble tout droit sortie des années 20, ce qui complète cette réussite au niveau du style. 

Drôle et nostalgique

Walter’s bad day respecte bien la forme du cinéma slapstick de Chaplin. L’histoire est simple, mais elle se transforme rapidement en une course folle à travers les dédales de l’absurde. Il se précipite donc vers l’immeuble où se trouve ce service, au dernier étage, pour découvrir qu’il a été transféré dans un autre bâtiment du quartier. Walter court alors vers ce bâtiment, mais reçoit de nouvelles informations changeantes : le service des commandes a été déplacé dans un autre bâtiment, puis un autre, et encore un autre.

Dean Attari orchestre cette interminable chasse à l’homme bureaucratique avec un sens du rythme hérité des grandes heures du muet. Walter continuera-t-il à courir d’un bâtiment à l’autre? Combien de temps durera cette série de péripéties? Chaque étape de son périple amplifie le comique de situation, transformant une simple formalité en une épreuve herculéenne où la sueur le dispute aux rires. Le réalisateur réussit le pari d’insuffler une bouffée de nostalgie rafraîchissante, rappelant que le désespoir d’un homme face à l’implacable mécanique du quotidien a toujours été le terreau idéal du grand burlesque.

Fiche technique

Titre original
Walter’s bad day
Durée
10 minutes
Année
2018
Pays
Canada
Réalisateur
Dean Attari
Scénario
Dean Attari

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Fiche technique

Titre original
Walter’s bad day
Durée
10 minutes
Année
2018
Pays
Canada
Réalisateur
Dean Attari
Scénario
Dean Attari

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