
« There’s nothing fucking good about this Charlie. I can’t fucking stop thinking about it, okay. It’s just like the only thing that is in my mind is, is … »
[Il n’y a rien de bon là-dedans, Charlie. Je n’arrive pas à m’empêcher d’y penser, d’accord? C’est comme si la seule chose qui m’obsède, c’est…]

Erin (Katie Aselton) et Charlie (Daveed Diggs) s’échappent dans le désert pour traverser une nouvelle phase inattendue et difficile de leur relation.
Depuis l’avènement des réseaux sociaux et de la popularisation de l’internet globalement, la prise de parole par tout un chacun se fait de plus en plus chose commune. C’est bien la liberté d’expression. Il faut pouvoir s’exprimer en toute liberté sans craindre les représailles (à moins que ça soit des appels à la haine, ce qui n’est pas acceptable). La question que je me pose, c’est plutôt « Est-ce que n’importe qui ayant la capacité de produire une œuvre et la volonté de s’exprimer doit nécessairement faire un film? »

Je suis bien conscient que nous sommes de plus en plus sur Terre, mais plus de population rime-t-il avec plus de création? À mon avis, il faudrait se concentrer à faire de meilleurs produits plutôt que d’en augmenter le nombre. Je comprends que ça puisse plaire à plusieurs d’entre vous, pour ma part je trouve qu’il y a trop de « créateurs de contenu ». Même le terme lui-même est quelque peu répugnant; comme si on remplissait un bocal d’une concoction qu’un enfant fait dans le jardin en mélangeant tout ce qu’il trouve dans son seau (j’entends presque le son des grumeaux qui coulent dans le pot ).
Je m’interroge là-dessus parce que le dernier film que j’ai visionné pour Le Petit Septième m’a laissé un mauvais goût dans la bouche. Vous savez, les grumeaux que j’ai mentionnés auparavant, comme des mottons de nourriture mal mâchée, mais par quelqu’un d’autre. Une atmosphère lente dans un huis clos, ou presque, les personnages principaux sont dans une retraite fermée, mais déjà avec les premiers échanges, on voit facilement que « sous les apparences normales et ordinaires, il y a anguille sous roche ». Je ne dévoilerai pas l’intrigue qui arrive à la marque des 20 minutes, néanmoins disons que j’ai trouvé ça prévisible.
Le gars, Daveed Diggs, la voix de Sebastian dans The Little Mermaid (eh oui je parle malheureusement de celui de 2023), est bon acteur, mais le problème tourne principalement autour du fait qu’à partir du moment où la prémisse est claire… à peu près plus rien ne bouge jusqu’à la fin. La protagoniste n’est pas très impressionnante, par contre; pas mauvais niveau actrice porno, mais disons plutôt personnage secondaire dans une série B. Je suis le premier à lever mon chapeau devant celles et ceux qui osent se jeter corps et âme dans un projet, n’empêche qu’il n’y a pas de mal à déléguer quelques tâches à d’autres que soi-même, surtout si l’on souhaite « élever » le niveau de l’œuvre. Je précise que le film, Magic Hour, paru en 2025, est écrit et réalisé par Jacqueli…

Un instant, on me souffle quelque chose dans mon oreillette… Katie Hassleton? Oh Aselton! Attendez j’ai du me tromper de film. Non, c’est bien le film de 2025. Ici j’ai… Jacqueline Christy. Ah bon! Je comprends mieux maintenant.
Désolé pour ce problème technique. Je viens de recevoir la nouvelle que 2 films sont sortis en 2025 portant le titre « Magic Hour ». Étrange tout de même, non? Enfin, bref.

Donc, Katie Aselton y tient aussi le premier rôle, mais ce n’est pas une sage décision à mon humble avis. Dans le film The Shrouds, de David Cronenberg (que j’ai déjà couvert ici), le protagoniste est interprété par Vincent Cassel et pas Cronenberg, même si c’est un film intimement relié au vécu du réalisateur. Peut-être que Monsieur Cassel a un charme qui pourrait manquer à Monsieur Cronenberg, ce n’est pourtant pas la question ici. Un bon producteur sait reconnaître de bons réalisateurs qui eux savent reconnaître les gens les mieux indiqués pour remplir les rôles nécessaires à l’accomplissement; il s’agit juste de mettre un bon acteur dans la position de l’acteur.
Je n’ai pas grand-chose à ajouter autre que, je ne vous le conseille pas, à moins que vous n’ayez jamais vu d’autres films et que vous voulez avoir une bonne pente ascendante avec vos futurs visionnements. Cher lectorat, j’espère vous faire découvrir un petit bijou sous peu, mais pour l’instant trouvez vous mieux à faire. Pourquoi ne pas contempler un lever de soleil en bonne compagnie par exemple? C’est toujours ça de gagné.
Bande-annonce
© 2023 Le petit septième