Hope - Une

Ce soir c’est galaaaaaaaa 

Chaque personne accréditée pour le Festival de Cannes doit faire face à la billetterie du festival. Le calvaire de tous les festivaliers (on en dénombre entre 35 000 et 40 000). La connexion à la billetterie se fait tous les matins à 7 h : c’est le moment fatidique où vous savez si vous allez obtenir vos séances préférées ou non. Sinon, vous avez toujours la possibilité d’en récupérer dans la section « billets de dernière minute » (billets du jour même ou du lendemain). Il faut savoir que vous vous connectez à la billetterie pour obtenir une place pour des séances prévues 4 jours plus tard (par exemple, pour la cérémonie d’ouverture le 12 mai, il fallait se connecter le 8, etc.).

Je ne vous cache pas qu’il est parfois compliqué de réussir à obtenir des séances! Il y a toutefois des séances spéciales presse qui permettent un accès plus facile (moins de personnes y ont accès), ce qui, pour ma part, m’a sauvé à de nombreuses reprises. La multitude de festivaliers, ajoutée à la capacité limitée des salles, laisse forcément des déçus. Imaginez donc la difficulté pour obtenir les séances les plus prisées, notamment pour les films très attendus ou devenus tendance après les bruits de couloir (comme par exemple Paper Tiger, Cowards ou encore Histoires parallèles), mais surtout — les soirées de gala.

Billet pour Hope

Les soirées de gala, aussi appelées « montée des marches », se déroulent toujours au Grand Théâtre Lumière, la salle mythique du Festival de Cannes accueillant la cérémonie d’ouverture, de clôture, mais surtout les projections en présence de toute l’équipe du film (acteurs, réalisateurs et autres) : les fameux galas. Ces séances se déroulent de la manière suivante : une attente sur différents parcours menant à l’entrée principale du Grand Palais, avec des accès différents selon votre placement dans la salle. Par exemple, les places en balcon n’ont accès qu’à une partie des marches du Grand Théâtre Lumière et ne permettent pas de parcourir l’intégralité du tapis rouge ni de traverser le couloir des photographes.

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Pour les soirées de gala, il y a souvent deux séances de deux films différents, l’une aux alentours de 18–19h et l’autre vers 21–22h. Ce sont les séances les plus prisées, les gens s’arrachent les billets, certains attendent même devant les sorties avec des pancartes pour en obtenir. C’est LA séance que tout le monde veut. Je ne vous raconte pas à quel point j’étais content de décrocher un billet pour une soirée de gala, et en plus pour un film dont j’apprécie particulièrement le travail du réalisateur. Comme quoi, il faut toujours croire en ses rêves. Ils se réalisent parfois!

Le film

Hope - Affiche

Na Hong-jin signe ici son quatrième film (depuis 2008). Hope est un film de monstre, monstrueusement ambitieux (le deuxième plus gros film sud-coréen après Alienoid). Le film n’a pas peur d’y aller à fond et de tout donner : il mélange habilement les genres en reprenant les codes des films d’action hollywoodiens (voire du western, avec ses grandes courses-poursuites à cheval) et de la comédie, le tout à la sauce coréenne. On y retrouve les décors d’une petite ville de pêcheurs proche de la DMZ (frontière avec la Corée du Nord), mais aussi une identité coréenne dans les interactions et le langage. Les rapports sociaux y sont marqués (hiérarchie, supériorité). Le langage, direct et parfois grossier, oscille entre humour et colère. Le film joue aussi sur ces changements de ton typiques du cinéma coréen : une scène peut passer brutalement de la tension au burlesque, avec des réactions excessives ou inattendues.

Après la découverte d’une mystérieuse entité extraterrestre près de Hopo, un village portuaire isolé situé dans la zone démilitarisée, une étrange maladie commence à se propager parmi les habitants. Face à cette menace inconnue, la population tente de s’organiser pour survivre et lutter contre cette présence terrifiante.

On est face à un divertissement spectaculaire à la mise en scène trépidante, le film ne lésine pas sur les moyens (ni sur la musique, omniprésente et parfois un peu trop forte dans les scènes d’action et de course-poursuite, cœur du film). Ces scènes, travaillées et intenses, donnent toute sa force au long-métrage, même si l’on n’aurait pas dit non à un peu plus de politique et un peu moins d’action. Il faut aussi savoir que le réalisateur aimerait faire de ce film une trilogie : tout dépendra du succès de ce premier opus, il a peut-être prévu ça pour le second volet.

Habitué du Festival de Cannes, où ses trois premiers longs-métrages ont été présentés (notamment dans les catégories Un Certain Regard et hors compétition), Na Hong-jin accède cette fois pour la première fois à la compétition officielle et concourt pour la Palme d’or!

Hope est présenté au Festival de Cannes les 17, 18, 19 et 20 mai 2026.

Bande-annonce

Fiche technique

Titre original
Hope
Durée
160 minutes
Année
2026
Pays
Corée du Sud
Réalisateur
Na Hong-Jin
Scénario
Na Hong-Jin
Note
8 /10

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Fiche technique

Titre original
Hope
Durée
160 minutes
Année
2026
Pays
Corée du Sud
Réalisateur
Na Hong-Jin
Scénario
Na Hong-Jin
Note
8 /10

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