
« You were covered with wedding cake, and you were kind of humiliating yourself publicly, in a good way. »
[Tu étais couvert de gâteau de mariage et tu t’humiliais en quelque sorte en public, dans le bon sens du terme.]

For Worse suit Lauren (Amy Landecker) une mère récemment divorcée qui traverse une période de transition dans sa vie. Après son divorce elle décide de suivre des cours d’art dramatique, pour sortir de cette phase chaotique de sa vie. Elle va tisser des liens avec ces différents partenaires de jeux. C’est de cette manière qu’elle va se retrouver invitée à un mariage. Lauren décide alors d’y assister avec un homme beaucoup plus jeune qu’elle. Ce qui commence comme une aventure amusante et un week-end déchaîné pour retrouver sa jeunesse se transforme de manière inattendue.
À travers cette histoire, For Worse, aborde à la fois le mariage, mais surtout le divorce. Le film ne s’intéresse pas uniquement à la séparation, mais surtout à ce qui vient après, cette période délicate où l’on tente de se reconstruire.
Amy Landecker occupe une place centrale dans ce film puisqu’elle en est à la fois la réalisatrice, la scénariste, la productrice et l’actrice principale. On y voit ici une œuvre très personnelle, presque trop privée, ou elle donne beaucoup du sien. L’œuvre semble nourrie par une expérience vécue, ce que la réalisatrice confirme elle-même « I went through a very challenging and transformative period when I got divorced. » en expliquant avoir traversé une période particulièrement difficile lors de son propre divorce.
Elle raconte même :
« I began to write about them. After having a particularly bad weekend at a destination wedding during that time, I got inspired to try and write a wedding romcom; one of my favorite genres. »
L’idée lui serait venue après un weekend particulièrement désagréable qu’elle a vécu lors d’un mariage durant cette période.

Ce moment a servi de point de départ à l’écriture du scénario et à l’envie de réaliser une comédie romantique située dans l’univers d’un mariage, un genre qu’elle affectionne particulièrement.
Malgré ça, For Worse est également le premier long métrage de la réalisatrice, et ça se ressent… La construction du récit semble parfois trop hésiter entre plusieurs registres, c’est-à-dire oscillant entre la comédie et le drame sans parvenir à trouver un équilibre, ce qui rend le récit légèrement décousu et n’aide pas à la compréhension de l’œuvre, qui n’est pas aidée par le rythme du film qui participe à cette sensation. Le montage alterne entre des séquences dynamiques et d’autres, plus lentes, ce qui crée une progression narrative parfois irrégulière.

La musique occupe une place importante dans le film. Par moments, cette présence musicale semble compenser certaines faiblesses du montage, comme si la bande sonore venait maintenir une continuité narrative là où le montage n’y arrive que difficilement. La musique alors agit comme un outil de transitions pour relier ces différentes tonalités du film et accompagner les moments comiques et les passages plus dramatiques.
Malgré tout ça, For Worse parvient tout de même à transmettre une idée centrale : celle de la reconstruction et de l’espoir. Le film rappelle que les périodes de transition peuvent être profondément douloureuses, au point de donner l’impression que la souffrance ne disparaîtra jamais.
Pourtant, avec le temps, ces blessures finissent par s’atténuer. Le film suggère que la vie elle-même oscille constamment entre les moments de douleur et ceux de joie. Et c’est peut-être dans cet équilibre fragile que se trouve la possibilité d’un nouveau départ.
Bande-annonce
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