Protector - Une

Protector — Une parmi tant d’autres

« Don’t do anything I wouldn’t do. »
[Ne fais rien que je ne ferais pas.]

Protector - Affiche

La vie paisible de Nikki (Milla Jovovich), ancienne héroïne de guerre, bascule lorsque sa fille est kidnappée. Plongée dans le monde criminel, traquée par la police et l’armée, elle doit se battre pour sauver son enfant.

Des jours meilleurs

Protector est écrit par Bong-Seob Mun et réalisé par Adrian Grunberg. Ça ne vous dit rien? C’est non seulement le réalisateur de Rambo: Last Blood, mais aussi celui de … Apocalypto?! Il n’y a pas de mal à gonfler un peu son Curriculum Vitae, mais assistant-réalisateur c’est un peu loin pour être crédité sur IMDB dans la section « connu pour ». En tout cas, maintenant c’est sûr que je vais me souvenir de lui. Je vais me dire : « Ah oui, le gars connu pour son implication remarquable dans Apocalypto. » Si ça lui fait plaisir, pourquoi pas? En tout cas, ce coup-ci, il travaille au compte de Magenta Light Studio qui va justement sortir un nouveau film en mai prochain intitulé Deep Water qui mettra en vedette Aaron Eckhart.

Protector - Des jours meilleurs - Milla
Nikki (Milla Jovovich)

Pour ce qui est de la protagoniste de Protector… comment dire? S’il y a bien une femme que j’imaginais pour un film à la Taken au féminin, c’est bien Milla Jovovich. Souvent j’entends dire qu’elle manque un peu de talent niveau jeu… je dirais que la majorité des films dans lequel elle joue ont peut-être aussi un mauvais réalisateur? Diriger des acteurs, c’est aussi le travail de la réalisation, ce n’est pas censé être celui qui ne fait qu’encaisser le chèque à la fin en ayant crié quelques ordres à gauche et à droite. Il faut aussi pouvoir mener à terme un projet en restant conséquent dans nos décisions afin que le résultat final ait une certaine cohérence.

Protector raconte comment Nikki (pas de nom de famille), une soldate endurcie par la guerre, prend conscience des jours et des années qui passent loin de sa famille et surtout de sa fille, Chloe, interprétée par Isabel Myers. Milla, je veux dire, Nikki… sent qu’elle doit prendre son rôle de mère plus au sérieux et spécialement à la suite de la mort de son mari (je ne sais même pas si on le voit… ). Le temps passe et sa Chloe sent qu’elle est assez grande pour sortir passé les 21h avec ses amis (elle a 16 ans, c’est peut-être plus strict aux États-Unis, qui sait). Ah! Je vous ai dit que le film commence sur un monologue de Milla Jovovich dans un style Apocalypse Now? Merde, attendez, je raconte l’histoire mieux que le film la raconte. En passant Adrian, c’est Apocalypto que t’avais dit avoir travaillé dessus. 

Quand ça ne va pas

Le film débute sur des articles de journaux qui mentionnent des gens disparus et parlent de trafic humain. Ensuite, Nikki fait son monologue, puis la guerre, les anniversaires qui passent et le mari chose-bine meure. Bon, on est était rendu ici. Alors comme je disais, Chloe va évidemment se faire prendre par un gars qui ressemble à un mixte entre Andrew Garfield et Joe Keery (on serait tous tombé dans le panneau, je vous l’accorde) alors qu’il laisse couler subtilement de la drogue dans son cocktail. Nikki se rend bien vite compte que sa fille est une maudite menteuse et qu’elle est sortie sans sa permission, mais il est trop tard, on la déjà embarqué.

Protector - Quand ça ne va pas
Chloe (Isabel Myers)

Ça semble être facile, mais faut dire que sa mère niaise pas avec la « puck ». Là, le côté action commence! Milla saute sur la voiture en marche et plante une clef dans l’œil d‘un gars; des trucs du genre, vous voyez. Ah, une autre affaire. On mentionne aussi que 72 heures c’est le nombre de temps que ça prend en moyenne avant qu’on perde la trace des victimes d’enlèvements. Bref, le problème c’est qu’elle tue pas mal de monde dans le processus et la Police est comme : « Mais que se passe-t-il? ». Alors, la police la recherche et le sergent de police, Sergent Michaels je crois (personne n’a un nom de famille dans ce film), est vraiment déterminer à la retrouver.

Fait cocasse. Je sais qu’il ne faut pas être trop pointilleux, mais à un moment donné le sergent de la police de je sais pas où donne un numéro de plaque d’immatriculation et il ne prononce pas les lettres en NATO (haha!) Quoi, NATO? L’alphabet phonétique international… tsé, celui qu’on utilise dans la radiocommunication. Est-ce que c’est fait exprès? Je veux dire, le réalisateur semble préférer une approche patriotique pro armée – ça se remarque facilement à la façon dont les militaires sont élevés en héros vis-à-vis tous les autres – donc, peut-être était-ce volontaire de faire passer la police, ou plutôt « ceux qui n’ont pas servi dans l’Armée », pour des incompétents?

Une de perdue, dix de retrouvées?

Oui, c’est ça que j’oubliais! C’est qu’il y a aussi Matthew Modine dans le film et il joue le rôle du seul personnage avec plus qu’un prénom : Colonel Joseph Lavelle. C’est vraiment surprenant qu’un studio que je connais à peine puisse avoir accès à autant d’acteurs, et surtout d’acteurs de Batman. Ben oui, Aaron Eckhart c’est lui qui joue Two-Face et Matthew Modine on s’en rappelle tout de suite, il interprétait le Joker il me semble, non? Ah, non. Il jouait Joker dans Full Metal Jacket. C’est pas toujours facile de se rappeler de tout avec la montagne d’œuvres cinématographiques disponibles de nos jours. 

Protector - Une de perdue

J’ai quand même aimé mon expérience… Jusqu’à tant que le film nous fasse un retour de situation digne de films de M. Night Shyamalan. Je comprends tout à fait que les syndromes post-traumatiques causés par la guerre sont terribles et peuvent laisser des cicatrices encore plus profondes que la chair, mais voilà… Je n’aime pas trop perdre 90 minutes de mon temps pour me faire dire quelque chose du genre (attention, divulgâchage) : « Ce n’était qu’un rêve ». 

Juste avant de faire défiler le générique de fin, on dédie l’œuvre à la mémoire de Daniel Grünberg et Jin Kyu Pak. Touchant, certes, car il s’agit des proches de l’auteur et du réalisateur, mais j’aurais voulu savoir… Pourquoi? À la place, on a un long maudine de monologue de Matthew… non. On a un long monologue de Matthew Modine qui parle pendant un bon 4 minutes 30 secondes en plan fixe avec des lumières de police… L’enfer. 

Je regardais Recollection il n’y a pas si longtemps et ce que j’en disais dans mon article se confirme avec Protector : Les films de séries B deviennent de plus en plus agréables à regarder. C’est ce que je vous conseille de faire, cher lectorat. Allez découvrir des films en dehors des mégas productions de Hollywood et compagnies. Après tout, n’est surpris que celui qui ose aller vers ce qu’il ne connaît pas.

Bande-annonce  

Fiche technique

Titre original
Recollection
Durée
119 minutes
Année
2025
Pays
États-Unis
Réalisateur
Adrian Grünberg
Scénario
Bong-Seob Mun
Note
7 /10

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Fiche technique

Titre original
Recollection
Durée
119 minutes
Année
2025
Pays
États-Unis
Réalisateur
Adrian Grünberg
Scénario
Bong-Seob Mun
Note
7 /10

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