
« Nous avons réalisé ce film pour qu’il puisse être apprécié par les personnes de tous âges. J’espère qu’il résonnera, qu’il apportera du réconfort et du plaisir, et qu’il deviendra un film que l’on pourra regarder et partager avec les trois générations de sa famille, si on le souhaite. Certains spectateurs rêvent à l’avenir, d’autres se replongent dans le passé aisément. J’espère qu’ils ressentiront tous un lien à travers notre histoire. »
— Kid Koala

Robot a toujours veillé sur Céleste, jusqu’à ce qu’elle devienne une brillante scientifique et astronaute. Lorsqu’elle part en mission interstellaire, Robot doit affronter la solitude et le vieillissement de son système.
Dans l’immensité de l’espace, Céleste fait face à de grands dangers. Alors qu’elle lutte pour surmonter ces obstacles, les souvenirs de son enfance refont surface, illuminant son chemin dans l’obscurité.
Avec Space Cadet, Kid Koala propose une fable musicale qui célèbre la mémoire et les liens qui nous unissent. Adaptée de son roman graphique, cette œuvre est une ode au pouvoir de chacun à évoluer.
Ce film d’animation sans dialogues est porté par une musique originale de Kid Koala, des chansons inédites de Karen O et Mariana « Ladybug » Vieira, ainsi que des titres de jazz classique revisités par Emilíana Torrini, Martha Wainwright, Meaghan Smith et Trixie Whitley. C’est cette musique qui est le moteur principal qui guide l’émotion dans le film. Bien que ces chansons soient en anglais, l’émotion passe tout de même chez ceux qui ne comprennent pas bien les paroles.

Bien qu’on puisse croire qu’un film de 86 minutes sans dialogues finisse par être ennuyant, on n’a d’autre choix que de réaliser que nul n’est le cas. Au contraire. Le fait qu’il n’y ait pas de dialogues rend cette œuvre intemporelle et universelle.
Le fait qu’il n’y ait pas de dialogues oblige le spectateur à puiser dans ses propres expériences pour deviner ce que le personnage pense ou ressent. Et étrangement, ça fonctionne même avec les enfants. Clairement, la palette émotionnelle des jeunes est beaucoup plus large qu’on pourrait le croire en tant qu’adulte.
Il faut mentionner que « fable musicale » n’est pas la même chose que « comédie musicale ». On ne parle pas de numéros musicaux ou de séquences de danse et de chant, mais plutôt d’une histoire dans laquelle la musique agit un peu comme un narrateur occasionnel. Elle complète les gestes et les réactions des personnages, faisant monter les émotions, qu’elles soient positives ou négatives, joyeuses, ou tristes.
Malgré son scénario avec des robots et des voyages spatiaux qui relèvent du fantastique, il y a une histoire très humaine au cœur du récit. Une histoire qui célèbre ces moments doux partagés avec nos êtres chers. Et c’est souvent ces mêmes moments partagés qui deviennent nos souvenirs les plus précieux, ceux qui façonnent ce que nous sommes, exactement comme le ressentent les deux personnages centraux.

Space cadet aborde des sujets tels que le temps qui passe, la mortalité et les cycles des générations. Mais il le fait en quelque sorte d’une manière qui célèbre la vie et les souvenirs. Certains moments feront sourire, alors que d’autres amèneront des larmes ou une certaine mélancolie. Ce n’est pourtant pas un film réservé aux adultes.
Les enfants ont une sensibilité, un intérêt et une intuition innés pour ces notions. Le temps et la mortalité font partie des grands mystères de la vie, des concepts auxquels chacun doit tôt ou tard se confronter. Et ne vous méprenez pas. Les enfants de 7, 8, 10 ans ont un intérêt marqué pour ces questions qui les intriguent grandement.
Mes deux petits critiques en herbe ont adoré ce film. Ils comprenaient ce qui se passait et des petites discussions sont apparues par moments. De belles conversations. Le réalisateur spécifiait qu’il aimerait que ce film soit vu en groupe multi-générationnel. C’est exactement ce que nous avons fait, et on vous le conseille vivement.
Space cadet est une fable lumineuse sur le pouvoir de chacun à évoluer.

« L’histoire de Space Cadet est racontée à travers le regard d’un gardien et d’un enfant, de la technologie et de l’humanité, du passé et du présent. Elle aborde des thèmes de connexion et le pouvoir inné de chacun à évoluer. Space Cadet est une célébration de l’amour et de la vie… des cycles des générations et des liens qui nous unissent. » — Kid Koala
Malgré la grandeur du défi d’adapter un roman graphique au grand écran, surtout pour une première fois, on se retrouve avec une œuvre forte, qui devrait traverser le temps. Le réalisateur – et son équipe – ont réalisé un travail très minutieux afin d’équilibrer le timing, le mouvement, la couleur, la lumière et le son, ainsi que pour maintenir le ton, le rythme émotionnel et l’humour, tout au long de chaque étape du processus de production pour offrir le meilleur résultat imaginable.
Profitez de la relâche pour voir ce film en famille. Et invitez donc grand-maman ou grand-papa à y aller avec vous. Je vous assure que ça vaut le coup!
Space cadet est présenté au FIFEM du 28 février au 8 mars et arrive en salles le 20 février.
Bande-annonce
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