
« — Je sais que c’est difficile, mais…
— Mais je peux y arriver. »

Lorsque son frère aîné Thaddeus (Maxime Desjardins) est mystérieusement enlevé par l’Envoûteur, Lydia – 11 ans – (Sophie Nélisse) part à sa recherche dans la Mer de Brume. Recueillie par l’équipage du Dauphin, un navire volant, elle devient l’apprentie de l’astromagicienne Ambrosia (Eveline Gélinas). Celle-ci cherche d’autres enfants disparus, dont son propre fils. Bien décidée à résoudre ce mystère, Lydia devra apprendre l’astromagie et ainsi affronter l’Envoûteur.
Avec Lydia et le vaisseau des tempêtes, Philippe Arseneau Bussieres, Emilie Rosas et Nancy Florence Savard proposent une aventure pour toute la famille sur un navire qui parcourt les nuages à la recherche des enfants disparus.
Lydia et le vaisseau des tempêtes, c’est une grande aventure digne des grands studios. Franchement, on fait de belles animations au Québec.
Lydia est l’archétype du personnage des films d’animation d’aventure. Elle est une enfant, elle est combative, manque d’assurance, et est prisonnière de la protection familiale. Elle se retrouvera dans une quête plus grande que nature, à la recherche de son grand frère qui a été enlevé par un mystérieux envoûteur.

C’est là que toute l’imagination des créateurs embarque. On se retrouve à bord d’un navire qui vogue sur les nuages. L’équipage, bien que pas très réaliste, est amusant et plaisant à voir. Les personnages sont juste assez réalistes pour ne pas qu’un adulte décroche, et juste assez surréel pour rendre l’aventure intéressante.
Le jeune garçon, faire-valoir de Lydia, s’avère être le personnage qui fera rire les spectateurs. Il est maladroit et trouillard. Tout le contraire de Lydia qui ne manque pas de courage. Mais c’est le message qui ressort du film qui est parfaitement bon. Pour une fois on va au-delà du « soyez gentils les uns avec les autres » ou « l’amour est plus fort que tout » pour plutôt miser sur l’importance de l’effort. C’est par l’effort qu’on peut réussir quelque chose de difficile. Et le message passe aussi bien chez les adultes que chez les enfants.
Rarement les jeunes captent les messages qui se cachent dans les films. Ou s’ils les comprennent, c’est par manque de subtilité. Mais ici, tout coule. Ce qui fait de Lydia et le vaisseau des tempêtes un réel film familial.

En tant qu’adulte, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. En tant qu’enfants, mes deux critiques en herbe ne se sont pas ennuyés non plus. Nous avons tous adoré le film.
D’ailleurs, une chose qui me dérange souvent dans les films d’animation québécois, ce sont les voies. Je trouve qu’on a tendance à faire des voix qui ne sont pas toujours ajustées pour une animation. Cette fois-ci, c’est une grande réussite.
Je donne aussi un gros pouce en l’air aux séquences de combat et de magie, qui sont enlevantes.
Choisir un film d’animation qui va plaire autant aux enfants qu’aux adultes n’est pas si facile. Oui, beaucoup de films vont être appréciés par les deux groupes. Mais rarement on va tous vraiment aimer un film. C’est le cas avec Lydia et le vaisseau des tempêtes.

L’animation 3D est belle, l’histoire est prenante et touchante, sans être larmoyante. Les messages sont juste assez subtils pour ne pas tomber sur les nerfs tout en étant compris. On peu difficilement en demander plus.
Certains personnages secondaires auraient pu être un peu plus développés, mais pour cela il aurait fallu faire un film un peu plus long. Et plus de 90 minutes, ça devient risqué de perdre le jeune public. Surtout de nos jours avec les parents qui ont branché leurs tout petits sur les tablettes et les vidéos courtes. Garder les jeunes concentrés longtemps est un grand défi. Et Philippe Arseneau Bussieres, Emilie Rosas et Nancy Florence Savard le relèvent à merveille.
Lydia et le vaisseau des tempêtes est présenté au FIFEM du 28 février au 8 mars et arrive en salles le 20 février.
Bande-annonce
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