On traite de ce court métrage dans le cadre de notre partenariat avec RACCORD.
Une illustration fantaisiste de la vie difficile et tumultueuse d’une piñata.
Avec Papier mâché, Simon Madore propose un film original et créatif.
Le court métrage de Simon Madore ne comporte aucun dialogue. L’accent est mis sur la pauvre piñata qui se fera défoncer, pour ensuite être abandonnée et finalement se faire trouver et récupérer par une âme aimante.
Est-ce le film le plus passionnant? Pas vraiment. Par contre, on doit lui donner ceci : il est original dans sa manière de raconter une histoire et dans la façon qu’on nous la présente.
À part un plan au début où on voit un enfant manger des bonbons rouges, rouges comme le sang, l’attention est toujours sur la piñata. Une caméra fixe regarde l’objet qui ne fait rien de plus que de bouger les yeux. Comme je disais, il ne s’agit pas d’un film rempli d’action, mais plutôt d’un film d’art et essai.
Le film est tourné en mélangeant deux techniques, soit le stop-motion pour tout ce qui concerne la licorne en papier mâché, et les prises de vue réelles pour les quelques autres éléments. En tout cas, c’est ce qui semble être le cas.
Le montage est bien réussi et nous permet de rester dans l’histoire malgré son côté invraisemblable. L’image reste simplement composée, donnant un effet de réalisme à tout ça.
Au final, Papier mâché est un film qui se regarde bien et qui ne souffre pas des comparaisons avec d’autres films du genre.
Papier mâché est présenté aux RVQC, le 25 février 2025.
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