L'Autre rive - une

[Fantasia] Un café avec… Gaëlle Graton

Cette année, pour ma couverture de Fantasia, j’ai décidé d’innover. Ok, ce n’est pas tellement une innovation. Mais j’ai décidé de faire quelque chose de différent. Normalement, je commence ma couverture de festival en présentant l’édition à venir, en parlant de la soirée d’ouverture ou en parlant de quelques courts métrages. Cette année, pour Fantasia, j’ai décidé de commencer avec une entrevue. 

J’ai rencontré Gaëlle Graton, scénariste, réalisatrice et productrice de L’autre rive, un court métrage sélectionné à Regard, à Prend ça court et, maintenant, à Fantasia. En fait, Gaëlle et moi devions nous rencontrer en janvier. Mais la Covid et le rythme effréné que nous avons tous les deux ont fait en sorte que nous nous sommes finalement rencontrés juste avant Fantasia. 

C’est donc avec plaisir que je vous présente notre discussion.

Rencontre avec Gaëlle Graton

François Grondin : Bonjour Gaëlle. Je te laisse te présenter pour commencer. 

Gaëlle Graton : Donc, Gaëlle Graton, cinéaste, qui écrit, réalise, produit mes films, mais aussi de ceux de collègues qui veulent réaliser. Je travaille aussi en distribution depuis février. Donc je porte plusieurs chapeaux, mais j’espère que c’est celui de la réalisation que je pourrai porter dans le futur. 

L'Autre Rive - Affiche

L’autre rive, c’est mon premier film. Je suis encore essoufflée, et ça fait un an et demi qu’il est tourné. Ah ah. Il a commencé son parcours à Regard, en mars dernier, puis présentement je suis en écriture sur un deuxième short. Et sur un premier long aussi. 

F.G. : Rien de moins que déjà le long?

G.G. : En fait, tout ça prend beaucoup, beaucoup de temps à être développé. Donc je pense que c’est le fun d’avoir tout le temps des projets sur le feu, comme on dit. Puis ce long là, je n’ai pas la prétention de l’écrire seule du tout. Je le co-scénarise avec Judith Baribeau, justement. On a trouvé une productrice récemment, donc on est très emballées par le développement, mais je ne m’attaquerais pas à un projet de long toute seule encore. L’exploration du court est encore toute fraiche…

F.G. : Oui, parce que ça c’était ton premier, donc…

G.G : Ben oui. Pis en même temps, ce sont deux formats qui ne se travaillent pas de la même manière. Les défis pour ces deux formats-là sont différents. Il y a quelque chose du droit au but qui est différent en short. 

F.G. : Oui, effectivement, développer une histoire dans un film de 15 minutes, t’as pas beaucoup de temps pour développer ton personnage. Donc, il faut que tu réussisses à synthétiser pour que le spectateur ait quand même le temps de… je ne veux pas dire s’attacher, mais…

G.G. : D’avoir envie d’en découvrir plus. Ce que j’aime en court métrage aussi, c’est la possibilité de figer le spectateur dans le temps. On s’entend, 15 minutes c’est pas long là. On répond genre à 5 courriels en 15 minutes! Dans ma vie quotidienne, ce quart d’heure-là, ce n’est pas grand chose… Mais en tant que cinéaste, t’as le pouvoir de rendre un 15 minutes, soi-disant banal, super important, puis de laisser le public partir avec quelque chose de ce petit 15 minutes-là qu’on ne compte même plus dans une journée. Moi, je trouve ça super intéressant.

F.G. : Petite question, avant d’aller plus loin : est-ce que tu as étudié en cinéma à la base?

G.G. : Oui. J’ai fait des études au BAC en sociologie, à Concordia. Mais avant la maitrise, je me suis rendue compte que si je m’engageais à faire des études supérieures en sociologie, mes débouchées étaient soit de travailler comme statisticienne, ou comme prof. C’est une science sociale que j’adore! Ceci dit, en faisant des études supérieures, c’est comme si j’acceptais que ce serait ça ma vie et ça m’a vraiment fait peur. Ça voulait dire que toute la portion plus créative de ma vie n’allait pas être exploitée. Et ça m’a fait prendre un grand pas de recul. Je suis retournée au Cégep, à St-Laurent, pour faire un DEC.

F.G. : Ahh, c’était mon Cégep! 🙂

G.G. : Je salue tous les profs de St-Lau! Je me disais que tant qu’à entreprendre un nouveau parcours, j’allais partir à la base pour voir si j’aimais vraiment ça. J’avais pas envie de replonger dans un BAC parce que j’avais aucune idée si, le cinéma, j’allais aimer ça professionnellement. Finalement, j’ai fait les 2 ans et là je suis à Concordia pour une dernière année. Je n’ai pas pris le parcours scolaire classique en cinéma, mais reste que le BAC en sociologie me sert beaucoup et va me servir toute ma vie.

F.G. : Ben tsé, je regarde ton film, pis on voit le lien. C’est un film très sociologique. 

D’ailleurs, comment t’en es venu à travailler sur ce film là précisément? Sur ce sujet?

G.G : Je l’ai écrit à l’été 2020 et je l’ai déposé à la fin de l’été, à Main Film, qui est un organisme pour les cinéastes indépendants à Montréal. Puis en octobre 2020, j’ai reçu un courriel de Main Film qui me disait « votre projet a été sélectionné ». Je ne m’attendais tellement pas à ça. Le courriel se terminant en disant « vous avez 4 mois pour tourner ». 

F.G. : Oupelaille!

G.G. : Et moi, qui était purement « scénariste » jusque-là sur ce projet, je me suis dit : « il faut que je fasse quelque chose avec ce scénario là ». Je me suis donc imaginée le réaliser. C’était la prochaine étape, finalement. Donc tout ça a été d’une rapidité éclair. J’ai dû trouver les ressources et les clés rapidement pour faire la pré-production. Mais j’ai demandé un mois d’extension, puis ils me l’ont accordé. On a tourné en mars. 

Entrevue avec Gaëlle Graton - après Oupelaille
Tournage en temps de Covid

Dans le processus de création de cette œuvre-là, c’est sûr que le BAC en socio n’était pas loin. Je pense que j’avais une sensibilité, quand même, qui était encore fraiche aux enjeux sociaux. À l’été 2020, justement, il y a eu le fameux campement Notre-Dame, qui étaient un grand cri d’alarme. Je suis passée par là un jour et j’y ai rencontré une jeune fille qui avait presque mon âge, tête rasée. On s’est assises sur le bord de la rue et on a jasé. 

F.G. : Donc, jeune fille qui t’a inspiré Camille?

G.G. : Exactement. Mais sur le coup, je ne me suis pas dit « il y a un scénario là ». Je ne savais pas c’était quoi nécessairement le meilleur médium pour raconter cette histoire-là. Or, deux ou trois semaines plus tard, quand je suis repassée par le campement, j’ai croisé un homme qui quittait. En fait, lui, il n’avait pas sa tente là, mais il parlait à un ami qui lui y était installé. Je l’ai suivi. Chose à ne pas faire : il ne faut pas suivre des inconnus, mais moi je l’ai suivi parce qu’on parlait… et il m’a amenée à l’aréna où on a tourné, dans Hochelaga. Il m’a dit : « Entre, tu vas voir moi j’habite où ». C’est là que j’ai découvert que l’aréna avait été convertie en refuge d’urgence, avec des couchettes parfaitement alignées. Il y en environ 75. Bref, des mois plus tard, c’était hyper symbolique de tourner-là. 

Mais après, il fallait trouver un moment dans l’horaire du refuge où ça se pouvait. On avait 5 matinées de tournage. En fait, pendant le peek de la pandémie, les résidents devaient quitter les lieux entre 7h et 14h pour la période de ménage et désinfection. Donc c’est pendant ce temps-là que nous, on tournait. 

F.G. : Ok, donc, c’était vraiment comme… l’horaire était important, là?

G.G. : C’était strict au carré. C’était 5 matins et il fallait tout démonter chaque jour, éclairage et direction artistique. J’arrivais à 8h, le matin et il fallait que je parte à 14h. Ça s’était juste en fonction de l’horaire des campeurs. Donc à 14h, tous les jours, le directeur du refuge venait me voir et il me disait : « On admet les campeurs qui viennent dormir cette nuit ». Si j’avais fini ma journée, c’était parfait. Si j’avais un peu de retard, je demandais une faveur pour rester, mais les campeurs rentraient quand même! Et c’était le fun… Je pense qu’il n’y a pas une seule journée où je n’ai pas fini la journée assise sur la balustrade avec des gens du refuge à montrer des images de la journée. 

F.G. : Avant la rédaction du scénario, est-ce que tu avais eu l’occasion de visiter des refuges?

G.G. : Personnellement, il y a juste celui-là dans lequel je suis entrée et celui au Stade Olympique qui s’est ouvert pendant la pandémie. Mais j’ai écrit mon scénario en fonction du lieu où j’espérais tourner. Quand j’écrivais « Salle de conciergerie / Geneviève », je savais exactement ce que ça représentait. J’ai écrit après avoir vu le lieu. C’est comme ça que le personnage de Geneviève est né aussi… Quand je suis allée au refuge la première fois, j’ai vu des gens en charge du ménage et j’ai parlé avec une jeune femme qui me disait : « moi, c’est un peu ma manière de me réinsérer socialement après mon temps en prison. » Je trouvais ça intéressant. Finalement, Geneviève, dans l’histoire de L’autre rive, c’est une ancienne travailleuse sociale, mais ce que j’aime après tout, c’est que le film suggère que Geneviève est autant de passage au refuge que Camille, finalement. 

F.G. : Ben, c’est ce qu’on suppose. Ça, c’est la partie qui m’intriguait en fait. On s’entend, c’est un film basé sur une réalité. Ce qui m’intéresse, c’est à quel point la relation entre Geneviève et Camille est plausible (tsé Geneviève qui prend Camille dans ses bras, le genre de proximité entre les deux)? Est-ce que c’est quelque chose qui peut réellement arriver, ou si c’est plus une dérive scénaristique pour rendre le film plus intéressant?

G.G. : Au refuge où on a tourné le film, il y avait des gens de tous les genres. Il y a des petites familles, des gens qui consomment, des couples, donc les besoins sont vraiment différents et les intervenants essayent vraiment de s’adapter. Est-ce que cette situation précise, très maternelle, se peut? Peut-être pas à ce niveau-là. Peut-être que ça a été un peu transformé pour le film, mais j’aime bien le message sur la solidarité féminine que ce message envoie. 

F.G. : Je ne le disais pas d’un point de vue négatif par contre. J’étais plus curieux de savoir à quel point ça pouvait réellement se passer exactement comme ça, tsé. 

G.G. : On m’a témoigné que lorsqu’il y a des adolescents qui débarquent sur place, des Camille, dans la vraie vie, ça existe. J’en ai vus personnellement au refuge. Le traitement de leur crise ou la réponse à leurs besoins n’est pas nécessairement le même que… En fait, je ne veux pas inférer que ça puisse se produire ou pas. Mais oui, certaines personnes m’ont dit qu’en intervention, on s’adapte beaucoup à la situation psychologique de la personne quand elle arrive. Et clairement, Camille, elle est assez démunie, donc je trouvais que ça appelait, de la part de Geneviève, une écoute et une présence accrues.  

F.G. : Oui, Camille représente, en fait, une certaine catégorie de gens qui s’en étaient sorties et qui, pour une raison « x » se retrouve dans la rue à nouveau. Et on ne sait pas vraiment ce qui s’est passé. Ce qui est une bonne chose. C’est donc au spectateur de supposer certaines choses, s’il le veut.

Camille (Rosalie Fortier) © Charlie Laigneau

G.G. : Oui. Et il y a une ligne dans le film qui dit : « qu’est-ce qui s’est passé avec l’appart? » J’effleure du bout du doigt la crise du logement, car je ne voulais pas suggérer que la perte d’un logement est la cause à effet d’une arrivée dans un refuge d’urgence. L’itinérance à Montréal, c’est de l’itinérance cyclique, et par définition, ça veut dire que ça affecte un individu par vague; par phase dans ta vie. C’est le type d’itinérance le plus fréquent à Montréal. Les gens entrent et sortent de l’itinérance parce que les ressources ne sont pas bonnes à long termes. Ça, pour moi, c’était important que ce soit traduit dans le film. 

F.G. : Il y a beaucoup de non-dit dans ton film, qui nous amènent beaucoup de questionnements. Du genre « qu’est-ce qui s’est passé pour qu’elle soit de retour dans la rue après s’en être sortie? Qu’est-ce qu’elle avait vécu avant, pendant, après? Mais en même temps, on dirait que les deux femmes ont une relation très proche, un peu maternelle, comme tu disais. Mais en même temps, on dirait qu’elles n’en savent pas tant que ça l’une sur l’autre. 

G.G. : Oui. La fin du film suggère à quel point le quotidien de Geneviève peut être aussi très difficile… Au début du film, c’est Geneviève qui est dehors et qui marche vers le refuge pour s’y enfermer au travail. Tandis qu’à la fin du film, c’est Geneviève qui est coincée en-dedans alors que Camille sort à l’extérieur du refuge et s’y éloigne. Et Geneviève n’est pas juste « coincée » en-dedans : elle est assise dans la couchette de Camille. Pour moi, c’était une façon d’illustrer ce « cyclisme »; ce va et vient-là qui se passe aussi entre les deux personnages. Il y a un transfert du moins. Bref, pour moi, la vie de Geneviève est probablement presque aussi complexe et difficile que la vie de Camille.

F.G. : Il y a un beau message. Bon, beau, pas nécessairement. Mais, Camille envoie à Geneviève quelque chose du genre : « on le sait bien, toi, ta vie est facile! » 

G.G. : Oui, elle lui dit : « tu sais pas c’est quoi que de courir après quelque chose que tu ne peux pas avoir. »

F.G. : C’est drôle parce que la première fois ça ne m’avait pas frappé. Mais je le réécoutais tantôt, pis fondamentalement on a tous nos rêves ou nos objectifs qu’on n’est pas capable d’atteindre. Ça revient un peu à dire que tout le monde à ses problèmes et il n’y a pas un problème qui est plus difficile à vivre que l’autre. D’ailleurs, on ne le sait pas. Et de ne pas le savoir, ça amène beaucoup plus au film que si tu avais pris 2 minutes de plus pour l’expliquer.

G.G. : J’entends deux choses différentes dans ce que tu me dis. D’abord, ça me fait vraiment plaisir que tu parles des rêves, parce que personnellement, c’était la première question qui m’a traversée l’esprit quand j’ai commencé à écrire ce film-là : « Qu’est-ce qui nous unit le plus entre humains? » Je pense que c’est le fait qu’on peut tous rêver. Peu importe c’est quoi notre bagage socio-économique, quelles sont nos conditions matérielles, qu’on soit riche ou pauvre, qu’on soit dans la rue ou pas. On rêve tous. Et le rêve de Camille – celui qu’elle nomme en tout cas – c’est qu’elle  aspire à vivre sur la Rive-Sud. Ce rêve-là de maison, d’avoir une grosse baraque sur la Rive-Sud, pour pouvoir manger ce qu’elle veut et se doucher à l’heure qu’elle veut, tout ce qui est nommé, finalement, je suppose que Geneviève ne les pas plus. Donc quand Camille lui lance cette phrase-là (« tu sais pas c’est quoi courir après quelque chose que tu ne peux pas avoir. »), moi, ça me fait mal. Parce que je sais que Geneviève non plus elle a probablement pas ça. Donc oui, Geneviève sait très probablement c’est quoi, elle aussi, courir après un rêve; devoir et pouvoir rêver. Il y a un dialogue qui est possible entre les deux protagonistes au sujet des rêves et j’ose croire que c’est là qu’elles se rejoignent. 

F.G. : Oui. Pis c’est drôle par ce que justement, ce qu’elle nomme, ça démontre aussi son manque d’expérience ou d’éducation. Mais ça fait un peu sourire parce que cette description qu’elle fait de ce qu’elle aimerait, fondamentalement, ce n’est pas tant réaliste. Ça illustre bien cette idée de l’aspiration à quelque chose d’inatteignable. 

Et c’est ça qui rend ton film si fort. Tu prends une situation qui n’est pas la norme, mais à travers la relation entre les deux femmes, les dialogues, n’importe qui peut se sentir interpellé. 

G.G. : Ça me touche beaucoup, merci. J’ai envie de répondre « tant mieux ». Dans le sens qu’on écrit pour ce genre de réaction-là… 

F.G. Changement de sujet… Ton film va être présenté à Fantasia.

G.G. : Oui. Il va être présenté en compétition, dans la section Notre monde. 

F.G. : Et comment t’as choisi tes actrices?

G.G. : J’avais vu les films de Jeanne Leblanc, dont Isla Blanca, avec Charlotte Aubin, Théodore Pellerin et Judith Baribeau. A suivi Les nôtres dans lequel Judith jouait également. J’avais beaucoup aimé son jeu en finesse dans Les nôtres. Donc j’ai été game, je pense. J’ai proposé le rôle à Judith. Je lui ai envoyé le scénario et on s’est parlées au téléphone après sa lecture. J’ai eu l’immense chance qu’elle embarque tout de suite. Avec Rosalie Fortier, pour le personnage de Camille, j’ai fait la même chose. J’ai osé offrir les deux rôles.

LautreRive_JudithBaribeau ©CharlieLaigneau - comment t as casté tes actrices
Geneviève (Judith Baribeau) © Charlie Laigneau

F.G. : Donc t’as pas eu à passer par un processus d’auditions. 

G.G. : Non. J’ai vraiment casté des énergies et j’ai tenu à faire confiance à cet instinct-là. Et comme je disais, le film a été produit rapidement. Et j’ai foi qu’un bon travail d’interprétation, ça se construit en équipe. Je respecte totalement le processus d’audition, mais je ne regrette pas de ne pas l’avoir fait sur ce film-ci. 

F.G. : En même temps, tu as été chanceuse. Tu avais deux personnes en tête et les deux étaient disponible et ont dit oui. 

G.G. : Oui! Je suis très reconnaissante. On a développé un lien très fort rapidement toutes les trois. Ça nous a permis de travailler dans le détail. D’ailleurs, on a visité le refuge ensemble, deux semaines avant de tourner. Je trouvais ça important qu’elles ne découvrent pas le refuge le premier jour du tournage. C’est beaucoup trop d’émotions…

F.G. : Surtout qu’il fallait que tes personnages soient des habitués de la place. 

G.G. : Oui, c’est ça. Qu’elles aient déjà une connaissance de l’espace, ou de comment ça fonctionne. Elles se sont vraiment imprégnées du lieu. Pour ma part, tout sonne vrai avec ce que moi j’avais vu pendant ma recherche sur place. 

[…]

F.G. : D’ailleurs, c’est presque un huis clos.

G.G. : Oui, j’ai vraiment essayé de focuser sur la relation entre Geneviève et Camille. Jusqu’au choix de l’aspect ratio. C’est du 1:66, parce que je voulais que ce soit resserré sur les personnages. C’était vraiment leur relation, ma priorité.

F.G. : Ben, merci! Félicitations pour ton magnifique premier film.

G.G. : Merci.

F.G. : Juste avant de quitter, tu me disais être en train de développer un autre court métrage. On peut avoir un scoop sur l’histoire du film?

G.G. : Certainement. Ça s’appelle Jupons. C’est un drame d’époque onirique sur la sororité et l’espèce de veille; de bienveillance qui circulent entre les survivantes d’agressions sexuelles.
F.G. : J’ai déjà hâte. 

À venir

C’est donc ainsi que commence, de belle façon, ma (et notre) couverture de Fantasia 2022. Ne manquez pas, dans les jours à venir, nos nombreuses critiques et présentations. Et ne soyez pas inquiets, je vous présenterai d’autres courts métrages, en plus d’une belle sélection de longs. 

L’autre rive est présenté au Festival Fantasia, le 17 juillet 2022.

Bande-annonce

Fiche technique

Titre original
L'autre rive
Durée
18 minutes
Année
2022
Pays
Québec (Canada)
Réalisateur
Gaëlle Graton
Scénario
Gaëlle Graton

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Fiche technique

Titre original
L'autre rive
Durée
18 minutes
Année
2022
Pays
Québec (Canada)
Réalisateur
Gaëlle Graton
Scénario
Gaëlle Graton

© 2021 Le petit septième