[Plein(s) Écran(s)] Jour 11 : Rétrospective Maxime Giroux

Dernier jour de l’édition 2022 de Plein(s) Écran(s), avec la rétrospective Maxime Giroux.

Les jours (Maxime Giroux) — Les ours se suivent…

Une jeune femme fait de la raquette en forêt. Seule. On la retrouve morte dans son sang sous un arbre. Son père (Gildor Roy), sous le choc et l’incompréhension, part dans le bois avec une carabine. Les jours passent, mais pas les ours… Mais était-ce réellement un ours?

Un film très lent, avec presque pas de dialogue et qui ne cherche pas à apporter une réponse à la détresse d’un père face à la mort tragique de sa fille. Le désarroi du début est égal au désarroi de la fin. Ce film ne soulève aucune passion, mais simplement un regard sur le vide que la mort laisse lorsqu’elle nous enlève ce que nous avons de plus cher.

Note : 6/10

La tête en bas (Maxime Giroux) — Confinement

Un film pour le moins déroutant. Une jeune femme qui s’ennuie tellement qu’elle se met la tête en bas, une autre qui fait voler un jouet sans même en ressentir de l’amusement. Un gars adulte qui joue à un jeu vidéo. On dirait que la société s’est arrêtée de fonctionner et que la fin du monde sera de mourir d’ennui.

La tête en bas
Sophie Desmarais

Un genre de blind date qui aurait pu apporter une note d’humour ou d’érotisme. Non. Ces gens s’appliquent à saboter leur vie et celle des autres au passage. Si le film avait été tourné pendant l’actuelle pandémie, on pourrait comprendre l’intention du cinéaste, mais là, sauf d’illustrer l’ennui qui frôle la maladie mentale, ce document ne va nulle part. 

Note : 5/10

Le rouge au sol (Maxime Giroux) — Le misérable

Heavy metal, trash, l’univers de cet homme que ce film nous présente semble tout à fait sans issue, désespéré. Il boit beaucoup, fume beaucoup, meurt à petit feu. Filmé dans un Montréal misérable, ce type d’âge à avoir une famille, un emploi et une maison à Laval ne va nulle part, n’a aucun avenir. Le rouge au sol part du moment où il défonce la vitre de sa porte avec sa face.

Un film noir, lourd, sans avenir et sans couleur. Sa mère le conduit chez IKEA, l’hiver et la poudrerie les accompagnent. S’en va-t-il passer une entrevue? Il a le visage tout plein de coupures, on peut se douter du résultat. 

Misérable.

Note : 6.5/10

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

© 2021 Le petit septième