The Scary of Sixty-First - une

The Scary Sixty-First — Violences sexuelles à New York

« Something extremely sinister happened in this apartment. »
[Quelque chose de vraiment sinistre s’est produit dans cet appartement.]

Scary of Sixty-First - affiche

La vie de deux colocataires est bouleversée après avoir découvert que leur nouvel appartement, à Manhattan, recèle un sombre secret. 

Avec son premier long métrage, Dasha Nekrasova offre une œuvre qui rappelle les films des seventies. Ici, avec The Scary of Sixty-First, gagnant du prix du meilleur premier long métrage au Festival international du film de Berlin 2021, elle amène le spectateur dans l’univers de la délinquance sexuelle.

Scénariste, actrice et réalisatrice

Il n’est pas étonnant de retrouver les coscénaristes (dont la réalisatrice) jouer 2 des 3 personnages principaux de The Scary of Sixty-First. Pourquoi? Le sujet du film, en partant, fait en sorte qu’il peut être difficile de trouver des actrices pour jouer les rôles principaux. Ajoutons à ça le fait que les rôles ne sont pas faciles, ni légers. 

The Scary of Sixty-First - Scénariste actrice et réalisatrice
Dasha Nekrasova

Les deux scénaristes ont donc pris en charge les deux rôles principaux, en prenant soin de trouver une actrice solide pour le rôle le plus important du film, celui d’Addie, interprété par Betsey Brown. La jeune actrice est aussi une réalisatrice. Il est donc possible de croire qu’il y avait beaucoup de passion sur le plateau, et ça parait dans le résultat. On se retrouve avec un film à l’univers étrange, avec un look seventies, mais avec des thématiques très actuelles comme la pédophilie, la délinquance sexuelle et les théories complotistes.

Un film choquant 

Soyons clair : The Scary of Sixty-First n’est pas un film d’horreur familial. En partant, son sujet est assez délicat. En créant une histoire autour d’un pédophile qui séquestrait des adolescentes pour en abuser avant de mourir en prison, Dasha Nekrasova et Madeline Quinn ont pris un grand risque. Celui de ne pas avoir accès à un très large public. En contrepartie, le long métrage s’est retrouvé primé à Berlin. Je le mentionne parce que rares sont les films de genre à se retrouver dans cette catégorie. 

The Scary of Sixty-First - Un film choquant
Addie (Betsey Brown)

En plus de son sujet difficile, Nekrasova intègre des scènes de sexualité perturbantes et dérangeantes. Le tout est, tout de même, mené de mains de maitre par la jeune réalisatrice, et admirablement joué par Brown. 

Mais encore…

À la base, l’histoire du film n’est pas très originale : deux femmes emménagent dans un appartement qui appartenait autrefois au délinquant sexuel condamné Jeffrey Epstein. Des choses étranges s’y passent.

The Scary of Sixty-First - Mais encore

Rien pour écrire à sa mère. Mais l’ambiance qui entoure Noelle (Madeline Quinn) et Addie (Betsey Brown) dès les premières scènes permet de mettre le spectateur en haleine. S’en suivra une descente dans les enfers de l’âme humaine.

Donc si vous avez envie d’une pause de films de Noël, faites-vous peur avec The Scary of Sixty-First.

Note : 8.5/10

Bande-annonce

Fiche technique

Titre original
The Scary Sixty-First
Durée
81 minutes
Année
2021
Pays
États-Unis
Réalisateur
Dasha Nekrasova
Scénario
Dasha Nekrasova et Madeline Quinn
Note
8.5 /10

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Fiche technique

Titre original
The Scary Sixty-First
Durée
81 minutes
Année
2021
Pays
États-Unis
Réalisateur
Dasha Nekrasova
Scénario
Dasha Nekrasova et Madeline Quinn
Note
8.5 /10

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