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NETFLIX : TOP 5 — Mais que choisir?

À travers l’océan de contenu qui nous est proposé régulièrement, comment trouver une série qui saura combler nos envies? Celle qui va se démarquer du lot et que l’on va dévorer en une soirée ou peut-être deux? Voici donc une petite liste subjective de différentes séries disponibles sur la plateforme de streaming Netflix, qui a su tirer son épingle du jeu.

01 – Brand New Cherry Flavor (Nick Antosca et Lenore Zion) — 2021

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La série se déroule dans les années 1990 à Los Angeles. La jeune réalisatrice Lisa (Rosa Salazar) espère gagner en renommée à Hollywood et inspire beaucoup d’espoir après avoir créé un court métrage d’horreur. Elle souhaite à présent réaliser un long métrage dont elle a déjà écrit le scénario. Ce projet intéresse Lou Burke (Éric Lange), producteur qui eut son heure de gloire à Hollywood. Burke signe un contrat avec Lisa et acquiert les droits de son film. Celle-ci apprend par la suite que ce n’est pas elle qui va réaliser le film.

« L’oeil ne voit pas ce qui le crève »

Avec l’indifférence la plus totale et sans aucune promotion, la plateforme Netflix nous offre (enfin) une mini-série qui a le mérite de se démarquer de la masse. Recyclant brillamment Lynch et Cronenberg, la mini-série créée par Nick Antosca et Lenore Zion est basée sur le roman du même nom de Todd Grimson. Elle se révèle à la fois étrange et fascinante. 

Cette mini-série nous plonge dans un cauchemar sans fin, à la fois glauque, malsain, envoûtant, horrifique, dérangeant, violent, pertinent où Lisa, notre héroïne ambiguë cherchera à se venger de ce monde cruel. Mais Lisa Nova est-elle une manipulatrice perverse ou une victime innocente?

Un conseil, évitez de manger! En fait… en aucun cas et surveillez votre chat, on ne sait jamais… 

Je vous laisse déguster.

Fiche technique :

Pays : États-Unis
Genre: Horreur\Drame
Scénario : Nick Antosca
Avec : Rosa Salazar, Catherine Keener, Eric Lange, Jeff Ward

Bande annonce : 

Dans la même veine :

  • Crash de Cronenberg (1996)
  • Rosemary’s baby – Polanski (1968)
  • Repulsion – Polanski (1965)
  • Possession – Andrzej Żuławski (1981)
  • Naked lunch – Cronenberg (1991)
  • Lost Highway – Lynch (1997)
  • Les lèvres rouges – Kümel (1971)

02 – The End Of The F***** World (Charlie Covell) — 2017

The End of the fucking World

James (Alex Lawther), âgé de dix-sept ans et vivant seul avec son père veuf, se présente comme un psychopathe. Il tue régulièrement des animaux comme passe-temps, mais à force, ça l’ennuie. Il décide donc d’essayer avec un humain. Il choisit Alyssa (Jessica Barden, une camarade de lycée désabusée qui a ses propres problèmes, notamment une mère un peu paumée et un beau-père aux mains baladeuses. Pour satisfaire son envie d’aventure et fuir son quotidien, elle lui propose de fuguer ensemble. James accepte, voyant là un moyen de la tuer. Commence alors un road trip en Angleterre, ce qui va venir perturber leur relation.

 « Je m’appelle James, j’ai 17 ans et je suis presque sûr d’être un psychopathe. »

Adapté d’un roman graphique de 2011, signé Charles S. Forman, cette série totalement déjantée se démarque par son originalité, son ton cynique et son petit côté humour noir qui nous accueille plutôt froidement dès le premier épisode. Nous découvrons le personnage de James, un ado complètement paumé qui se croit psychopathe et qui a comme projet de tuer sa première victime : Alyssa. Une autre ado de 17 ans tout aussi perdue avec une moue éternellement désabusée. 

Voilà un postulat de base plutôt effrayant, mais la série gagne en intensité et également en profondeur. Même si leur romance semble froidement calculée, elle prendra une autre dimension plus lumineuse et romantique (un peu à la Bonnie and Clyde) après que les deux tourtereaux décident de fuguer de leur banlieue bourgeoise dans laquelle ils végètent. L’aspect gore et ultra violent met en branle les émotions de ses personnages et questionne ainsi leur moralité.

Loin des séries classiques et conventionnelles sur les adolescents, The End of the F***king World nous emmène donc dans un road movie avec ces deux personnages attachants qui tentent de s’émanciper malgré les obstacles qui se dressent sur leur chemin.

Fiche technique : 

Pays : Royaume-Uni
Genre: Humour noir\Comédie dramatique
Scénario : Charlie Covell
Musique : Graham Coxon
Avec : Alex Lawther, Jessica Barden

Bande annonce : 

Dans la même veine :

  • Skins de Jamie Brittain et Bryan Elsley (2007)
  • I’am not ok with this – Jonathan Entwistle (2020)
  • Misfits – Howard Overman (2009)

03 – Hollywood (Ryan Murphy et Ian Brennan) — 2020

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Après la Seconde Guerre mondiale, des acteurs et des cinéastes ambitieux sont prêts à presque tout pour réaliser leurs rêves au grand écran à Hollywood, et faire de leur carrière, un succès.

Tout ce qui brille n’est pas or

Hollywood cette minisérie sur l’âge d’or du cinéma américain part de faits réels — pas mal sortis d’Hollywood Babylone de Kenneth Anger — et intègre à son récit des personnages et des histoires sulfureuses ayant vraiment existées. Dans ce passé pas si glorieux, le scénariste Ryan Murphy (Nip/Tuck, Desperate Housewives, Glee, American Horror Story) réinvente l’histoire d’Hollywood et décrit le combat fictif d’un jeune trio désireux de triompher du racisme, du sexisme et de l’homophobie. Et si des acteurs avaient eu le courage de s’opposer aux studios? À travers ces décors grandioses des années 40, ces costumes et ses coiffures d’époque, cette mini-série nous fait rêver tout en gardant les pieds sur Terre.

Fiche technique : 

Pays : États-Unis
Genre: Drame historique
Scénario : Ryan Murphy (6 épisodes), Ian Brennan (7 épisodes), Janet Mock (2 épisodes) et Reilly Smith (1 épisode)
Musique : Nathan Barr
Avec : Maude Apatow, Mira Sorvino, Michelle Krusiec

Bande annonce : 

Dans la même veine :

  • Sunset boulevard – Billy Wilder (1950)
  • Fédora – Billy Wilder (1978)
  • Under the silver lake – David Robert Mitchell (2018)
  • Once Upon a time in Hollywood – Tarantino (2019)
  • Lala Land – Damien Chazelle (2016)
  • Babylone – Damien Chazelle (2022)

04 – I’m Not OK With This (Jonathan Entwistle) — 2020

Im not okay with this

Comme beaucoup de jeunes de son âge, Sydney se pose beaucoup de questions, car elle ne se reconnaît pas du tout dans le monde qui l’entoure. C’est dans une banlieue pavillonnaire qu’elle habite seule avec sa mère et son petit frère depuis la mort de son père.  Sydney n’est pas tout à fait une adolescente comme les autres…

Dear Diary, go fuck yourself

Sophia Lillis (Wyatt Oleff) se retrouve après les deux chapitres de IT (2017-2019) dans cette nouvelle série avec les mêmes producteurs que Stranger Things et The End of the F***ing World (disponible aussi sur Netflix). 

Tiré d’une BD du jeune auteur américain Charles Forsman, I’m not ok with this est la deuxième adaptation sortie sur Netflix après The End of The F***ing world. (À noter : The End of the F***ing World, I Am Not Okay With This (Pauvre Sidney!) Slasher et Celebrated Summer sont publiés par Fantagraphics Books.)

Un gage de qualité?

Série bien ficelée, ambiance maussade, sombre et désabusée à souhait avec une direction photo et une direction artistique soignées. Bonnes références musicales (important). Bon casting, également. Les effets visuels fonctionnent bien.

La série ne nous épargne aucun cliché.

C’est une très bonne série qui rajoute un peu de piquant sur le côté fantastique. 

Affaire à suivre l’année prochaine avec la saison 2.

Fiche technique : 

Pays : États-Unis
Genre: Drame\Comédie\Fantastique
Scénario : Jonathan Entwistle, Christy Hall
Avec : Sophia Lillis, Wyatt Oleff, Sofia Bryant

Bande Annonce :

Dans la même veine :

  • Carrie (1976) – Brian De Palma
  • Chronicle (2012) – Josh Trank
  • Patrick (1976) – Richard Franklin
  • Scanners (1981) – David Cronenberg
  • Stranger Thing  (2016) – Matt et Ross Duffer
  • The End of the F***ing world (2017) – Jonathan Entwistle

05 – Dix Pour Cent (Fanny Herrero) — 2015

dix pour cent

Chaque jour, Andréa (Camille Cottin), Mathias (Thibault de Montalembert), Gabriel (Grégory Montel) et Arlette (Liliane Rovère), agents et associés principaux de l’agence artistique ASK (l’agence Samuel-Kerr), jonglent avec de délicates situations et défendent leur vision du métier d’acteur. Ils mêlent art et business, quitte à manipuler les gens du métier pour leur faire accepter leur vision.

Tous se débattent pour sauver ASK qui subit certains désagréments à la suite de la mort de leur principal agent, également fondateur de l’agence.

Le mirage et l’illusion couronnent l’opportunisme des agents d’acteurs

Dans la catégorie Série feel-good, Dix pour cent offre une immersion intéressante dans le milieu très particulier du cinéma en y décrivant les péripéties des agents de l’agence artistique parisienne ASK. Caprices de stars, combines et rivalités, guerres entre acteurs\réalisateurs\producteurs, plannings de travail surchargés et histoires d’amour entre collaborateurs, la série contient son lot de rebondissements.

L’écriture des personnages est le point fort de cette série. La face cachée du cinéma français nous est présentée en 4 saisons drôles et crédibles où nous retrouvons à chaque épisode un acteur ou une actrice célèbre qui fait son apparition en jouant son propre rôle. De Fabrice Luchini à Sigourney Weaver en passant par Nathalie Baye et sa fille Laura Smet, Jean Reno, Monica Bellucci ou encore Isabelle Adjani, chaque acteur/actrice est victime d’une situation ou d’un événement déplaisant, ce qui amène à une parodie ou une caricature de leur comportement et de leur personnalité. En somme, une série franche et sincère avec un vent d’authenticité.

Fiche technique :

Pays : France
Genre: Comédie
Scénario : Fanny Herrero
Musique: Loïk Dury, Christophe Minck
Avec : Camille Cottin, Thibault de Montalembert, Grégory Montel, Liliane Rovère, Fanny Sidney, Laure Calamy

Bande annonce : 

Dans la même veine :

  • Le bureau des légendes – Éric Rochant (2015)

BONUS

Zone Blanche (Black Spot) (Thierry Poiraud et Julien Despaux) — 2017

Zone blanche

Une major de la gendarmerie et un procureur excentrique (Laurent Capelutto) enquêtent sur des crimes sordides et d’étranges phénomènes survenus dans une petite ville en bordure de forêt. 

Quand le fantastique laisse des traces dans le monde réel.

Tournée dans les Vosges, cette série combine une belle écriture policière, une esthétique scandinave et une atmosphère américaine glauque avec un climat surnaturel un peu à la Twin Peaks. L’univers filmique est dense comme la végétation et étrange comme les méandres psychologiques d’une communauté trop isolée. Les acteurs et actrices sont pour la plupart peu connu.e.s, et contribuent également à cette atmosphère froide, oppressante.

Cependant, au titre de la narration, la saison 1 de la série paraît plus construite, plus crédible que la saison 2 au cours de laquelle des événements quasi surnaturels se multiplient donnant l’impression que le scénario s’égare un brin.

Fiche technique :

Pays : France
Genre: Thriller\policier\fantastique
Scénario : Mathieu Missoffe
Musique : Frédéric Kooshmanian, Thomas Couzinier
Avec : Suliane Brahim, Hubert Delattre, Laurent Capelluto et Samuel Jouy

Bande annonce : 

Dans la même veine :

  • Les Revenants (2012) – Fabrice Gobert (Série)
  • Twin Peaks (1990) – David Lynch (Série)
  • X-Files (1993) (Série)
  • The VVitch (2016) – Robert Eggers (Film)

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