[FNC] After Blue (Paradis sale) — Nudité gratuite

« Je m’appelle Roxy, mais les filles du village m’appellent Toxique. »

After Blue - paradis sale - afficheDans un futur lointain, sur une planète sauvage et indomptée, une adolescente solitaire, Roxy, libère un assassin des sables dans lesquels elle a été enterrée. Dès qu’elle est libre, la criminelle déclenche la mort tout autour. Roxy et sa mère Zora sont tenues pour responsables, bannies de leur communauté et contraintes de traquer la meurtrière. Elles entament un long voyage arpentant les territoires surnaturels de leur paradis immonde.

Avec After Blue (Paradis sale), Bertrand Mandico crée une œuvre fascinante, mais qui semble sortir des années 1980. 

Féminisme ou antiféminisme?

Tous les personnages de After Blue (Paradis sale), à une exception près, sont des femmes. L’équipe technique est majoritairement composée de femmes. On aurait donc tendance à croire que le plus récent film de Mandico est en quelque sorte féministe. Et pourtant, on ressort de l’expérience avec un sentiment que ce film est plutôt rétrograde. Aucun des personnages n’est développé en profondeur et toutes semblent une excuse afin de montrer des seins. 

After Blue - Paradis Sale

En effet, je crois que je n’ai pas vu autant de nudité féminine dans un même film depuis… En fait, jamais. Et c’est vraiment gratuit. Pourquoi toutes ces femmes (en fait celles de moins de 50 ans) portent-elles des vêtements qui laissent entrevoir leur poitrine? Ce n’est pas comme si c’était important pour la logique du scénario. Je vous entends déjà dire que puisqu’il n’y a que des femmes sur cette planète, pourquoi les femmes ne se promèneraient pas seins nus? Effectivement. Je suis d’accord. Dans ce cas, pas besoin de porter un top qui laisse entrevoir les seins. Pourquoi sexualiser les vêtements? 

Cela étant dit, certains éléments secondaires sont intéressants. Par exemple, le fait que seuls les « porteurs d’ovaires », les personnes qui peuvent porter la vie, survivent sur cette planète. 

Ajoutons aussi qu’il s’agit d’un monde où l’on évite de construire à tout prix, où l’on évite de détruire, où l’on renonce aux machines, aux ordinateurs, où l’on prône l’osmose avec la nature. Un monde d’« après la Terre », d’« après la planète bleue », de là le titre « After Blue ». Un genre d’Éden inévitablement voué à être sali par la présence humaine. Ce n’est pas un paradis perdu, c’est un paradis taché.

After Blue (Paradis sale) est présenté au FNC, du 6 au 31 octobre 2021.

Note : 7/10

Bande-annonce

Fiche technique : 

Titre original : After Blue (Paradis sale)
Durée : 130 minutes
Année : 2021
Pays : France
Réalisateur : Bertrand Mandico
Scénario : Bertrand Mandico

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