Dont say its name - Une

[Fantasia] Don’t say its name — Esprits vengeurs

 « A stoned sacred to the nature of great plains »

Une petite communauté autochtone ensevelie sous la neige s’apprête à voir s’amorcer une relance économique. La compagnie minière WEC vient de conclure un accord qui lui permet de lancer un projet de forage sur le territoire autochtone et assure que tout le monde en profitera — sauf la terre elle-même. La militante locale Kharis Redwater fait partie des gens qui protestent contre cet accord, jusqu’au jour où elle est victime d’un délit de fuite non résolu qui la réduit au silence. Alors que WEC commence son attaque sur le territoire, ce dernier se venge contre la compagnie minière et ceux qui soutiennent le projet. Pour la policière Mary Stonechild (Madison Walsh) et la garde forestière Stacey Cole (Sera-Lys McArthur), la réponse au mystère réside dans les traditions de leur peuple et dans les esprits vengeurs qui hantent leur terre depuis des générations, au sujet desquels les gens ne connaissent qu’une règle : ne pas dire leurs noms.

Don't say its name - Intro

Don’t say its name, long-métrage réalisé en 2021 par Rueben Martell, est un thriller qui se déroule à travers les paysages canadiens, avec des éléments fantastiques et un rythme assez efficace. Il interroge l’impact de l’homme sur la nature et les « territoires sacrés ».

Une atmosphère spectrale

Ce film met en avant les deux héroïnes principales, la policière Mary Stonechild (Madison Walsh) et la garde forestière Stacey Cole (Sera-Lys McArthur), alors que d’étranges meurtres surviennent au sein de territoires autochtones. 

Au tout début du film, apparaît la militante Kharis Redwater qui va disparaître mystérieusement. Les deux héroïnes vont partir à la recherche d’informations afin d’élucider les meurtres successifs qui ont lieu alors que le projet de forage se met en place de façon progressive.

Dont say its name - Une atmosphère spectrale

La caméra suit les différents protagonistes à travers les paysages enneigés et la plupart des scènes se déroulent à l’extérieur, hormis celles dans la maison de la policière Mary Stonechild, et lors des échanges sur les causes possibles des meurtres pas encore élucidés.

L’atmosphère est lugubre et les paysages de forêt mettent en exergue une ambiance pesante avec des éléments fantastiques, tels les esprits vengeurs qui protègent la terre et ses éléments naturels.

Don’t say its name ou un thriller pour la nature

« Ne pas dire leurs noms » permet au spectateur de s’approprier des éléments liés aux Premières Nations à travers des personnages de femmes fortes et indépendantes, qui vont décider de poursuivre leur objectif de découverte de la vérité.

Dont say its name - Un thriller pour la nature - Kharis Redwater - Militante
Kharis Redwater

« Don’t say its name », cela peut aussi renvoyer aux dommages subis par les Premières Nations au cours de l’histoire ou « ce qu’on ne peut nommer ».

Les spectres se vengent des dommages causés à la terre suite à la décision du projet de forage. Des couples vont aussi successivement voir mourir l’un des leurs de façon brutale et inopinée.

Des échanges entre protagonistes aux déplacements dans la neige, des spectres aux scènes de rituels à la fin du film, ce long-métrage pose une critique d’un certain mode de relance économique qui détruit une partie de la nature et empiète sur des territoires autochtones.

Efficace, avec des héroïnes au caractère bien trempé, ce thriller parvient à mélanger les genres et nous amène à nous interroger sur l’impact de l’homme sur la nature déjà largement mobilisée. 

Note : 7,5/10

Don’t say its name est présenté au festival Fantasia du 5 au 25 août 2021.

Bande-annonce

Fiche technique :

Titre original : Don’t say its name
Durée : 84 minutes
Année : 2021
Pays : Canada
Réalisateur : Rueben Martell
Scénario : Rueben Martell et Gerald Wexler

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