Bone Cage — Coincés

« Do you know how much it cost to fly a helicopter from this life to a new one? »
[Sais-tu combien ça coûte de faire voler un hélicoptère de cette vie à une nouvelle?]

Bone cage - afficheJamie travaille dans une usine de transformation du bois et fait de la coupe à blanc pour la pâte. À la fin de chaque quart de travail, il parcourt la destruction qu’il a créée à la recherche d’animaux blessés et sauve ceux qu’il peut. Le désir de Jamie de se libérer de ce monde est contrecarré par l’environnement même auquel il essaie d’échapper. 

Bone Cage, premier long métrage du réalisateur Taylor Olson, est une adaptation de la pièce de Catherine Banks, auréolée du Prix du Gouverneur général. Un film étonnant qui montre comment les travailleurs du bois peuvent se retrouver coincés.

Une dure réalité

Avec Bone Cage, Taylor Olson dépeint la dure réalité de certains travailleurs du bois, dans le Nord. Jaime n’aime pas sont travail qui le force à détruire l’environnement qui l’entoure. Surtout que cette destruction a des effets sur la qualité de vie des gens du coin. Mais quand on est d’une famille où chacun des membres travaille dans une même usine avec peu d’options dues à l’éloignement urbain. En plus, dans le long métrage d’Olson, on retrouve des personnages sans éducation.

Bone Cage - Une dure réalité
L’outil de travail de Jaime

Jaime, comme beaucoup de jeunes des régions éloignées, rêve de s’enfuir vers une autre destination, une autre vie. Pour lui, ça passe par la Colombie-Britannique, où il espère devenir pilote d’hélicoptère dans l’industrie du bois. Évidemment, il ne s’en sort pas puisque c’est la seule chose qu’il connaît. Mais partir pour trouver une nouvelle vie a un coût…

Une première réussie

Avec une caméra à l’épaule et une image brute, Olson montre la dureté de la vie dans laquelle se trouve son personnage. Certains trouveront dérangeants les soubresauts de la caméra, mais l’effet est efficace et aide à créer cet univers pauvre et l’insécurité des personnages.

Bone cage - Une première réussi
Jaime (Taylor Olson) et un oiseau qu’il a sauvé

Les premières minutes sont un peu déstabilisantes et peuvent mener le spectateur à décrocher en pensant qu’il se retrouvera dans un hybride entre télé-réalité et documentaire. Mais une fois l’impression passée, on entre dans cette triste réalité. Pour son premier film, le réalisateur aura eu l’intelligence de choisir un sujet complexe, mais qui ne demande pas un gros traitement en post-production. Pas d’effets spéciaux, ni de travail afin de créer une image fantastique et léchée. 

Mais encore…

Avec Bone Cage, Olson examine comment les jeunes des communautés rurales, employés dans la destruction de leur environnement, traitent les personnes qu’ils aiment à la fin de leur quart de travail.

Bone Cage - Mais encore

Il s’agit d’un premier film réussi pour le réalisateur. Je serai certainement là pour voir son prochain film…

Note : 8/10

Bande-annonce

Fiche technique :

Titre original : Bone Cage
Durée : 89 minutes
Année : 2020
Pays : Canada
Réalisateur : Taylor Olson
Scénario : Taylor Olson

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