Silent Night — Comme un film de Guy Ritchie, mais pas aussi bon

Silent Night - AfficheCe film de gangsters londoniens est un premier long-métrage de fiction pour le réalisateur Will Thorne, qui a aussi signé le documentaire One man and his shoe en 2020. 

À l’approche de Noël, Mark (Bradley Taylor), ex-tueur à gages, sort de prison et essaie de recoller les morceaux de sa vie. Plus particulièrement, il cherche à devenir un bon père pour sa fille Daisy et retrouver la confiance de la mère de celle-ci. 

Vivre honnêtement apporte son lot de difficultés et son passé le rattrape assez rapidement. En utilisant ses points faibles contre lui et en lui offrant une énorme somme, ses anciennes relations ne lui laissent pas vraiment le choix d’accepter un dernier boulot d’assassinat. Il pourra compter sur son ami Allan (Cary Crankson), avec qui il partageait sa cellule, pour mener à bien sa besogne. 

Un film beige sombre

On est ici devant la formule classique du criminel qui est entre l’arbre et l’écorce entre une vie ordinaire et l’appât du gain. Un point positif est l’aspect très réaliste du film, le réalisateur n’a pas cherché à montrer une image romancée de ces criminels. 

Silent Night - un film beige sombre

Les ornements de Noël ne suffisent pas à colorer cet univers. Peut-être que le choix d’une esthétique simple, grise, sans fioritures a coûté cher à Thorne, qui a beaucoup misé sur une histoire sombre de gangster.

Le rythme du film est rapide et il n’y a pas de temps mort. Mais des morts, ça, il y en a! On assiste à une escalade de violence alors qu’Allan se dévoile complètement incontrôlable. Cary Crankson apporte une touche comique et sombre à l’ensemble de l’œuvre qui, autrement, est assez beige.

Une distribution épatante

J’ai aimé voir un personnage féminin dans un rôle non conventionnel, soit celui de Toni. Une femme qui gère un garage automobile et mène les opérations de « la famille » pour Caddy (Frank Harper, que l’on a vu dans Lock, Stock and Two smoking barrels, dont le jeu est digne de mention). En fait, toute la distribution de ce film livre admirablement bien. Cependant, l’ensemble tombe à plat et rate la cible. 

Silent Night - une distribution épatante

Pourquoi Silent Night, pourquoi Noël?

Le compositeur Keiran Merrick propose une trame sonore inquiétante et s’amuse avec des airs électros et des chants rythmés. Il nous rappelle un peu la thématique de Noël en intégrant des mélodies connues du temps des fêtes, à la toute fin, on entend Silent Night… le seul lien avec le titre que j’ai pu trouver. 

Peut-être que certaines subtilités m’ont échappé, mais j’ai du mal à comprendre le rapport avec Noël dans ce film. Outre la présence de certaines décorations, le prétexte fourni à certaines célébrations, il me semble que cette thématique n’apporte rien de particulier au film. Alors, pourquoi avoir choisi comme titre Silent Night? Le film n’a rien qui ne renvoie spécialement à une nuit silencieuse ni à la célèbre chanson de Noël. 

Meh…

J’aimerais vous dire que néanmoins le film demeure un bon divertissement, mais la vérité est qu’à aucun moment je n’ai été captivée par ce film. Il y a d’excellents longs-métrages du genre, mais Silent Night n’en est pas un. Ce qui est dommage, puisqu’on sent que Thorne avait des ambitions plus grandes pour son œuvre. Peut-être saurez-vous y trouver votre compte si vous appréciez les films de gangsters déjà-vu et sans complexité.  

Note : 5/10

Bande-annonce

Fiche technique : 

Titre original : Silent Night
Durée : 133 minutes
Année : 2020
Pays : Royaume-Uni
Réalisateur : Will Thorne
Scénario : Will Thorne

Article minutieusement révisé par Révizio inc.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

© 2021 Le petit septième