« Combiens de filles pensez-vous qui sont dans mes classes, sur 120? »

Femmes des casernes - afficheIncursion dans la vie d’amazones pratiquant le métier le plus non-traditionnel, Femmes des casernes s’approprie l’univers masculin de la lutte aux incendies pour en faire un film d’action au féminin.

Tourné sur une période de trois ans, le film de Louise Leroux expose le quotidien de deux pompières du Service de Sécurité Incendie de Montréal (SIM) ainsi que les efforts déployés par deux recrues qui tentent de faire leur place à leurs côtés.

Recruter

Femmes des casernes - recruterS’il y a une chose sur laquelle Femmes des casernes est clair, c’est le besoin de recruter des femmes. Pas évident quand on parle d’un métier qui est étiqueté « hommes » depuis toujours.

Recruter des filles, c’est le grand combat d’Anik St-Pierre. Elle a contribué à mettre en place un programme qui s’appelle Les filles ont le feu sacré et elle parcourt les écoles pour parler aux jeunes filles de la possibilité réelle de devenir pompière. Mais évidemment, ce n’est pas un chemin facile. On voit dans le film deux jeunes femmes qui veulent devenir pompières à Montréal. On nous présente, d’ailleurs, l’épreuve physique qu’elles doivent réussir pour être acceptées. Honnêtement, femme ou homme, je connais peu de personnes qui passeraient à travers avec succès. C’est pourquoi les scènes d’entraînement et de test de Justine Forget sont impressionnantes.

Persévérer

Femmes des casernes - persévérerL’autre fait frappant du film (et une évidence), c’est la persévérance dont ces femmes doivent faire preuve pour réussir à devenir pompières (mot que je trouve vraiment laid d’ailleurs), puis la persévérance dont les pompiers en général doivent faire preuve. Il y a une scène forte dans laquelle on voit plusieurs équipes s’attaquer à un gros feu d’entrepôt. C’est assez impressionnant.

J’imagine que le mot persévérance serait aussi bon pour décrire les efforts que la réalisatrice a dû mettre en place pour réussir à tourner ce genre de film. C’est donc équipée de l’habit de pompier que la cinéaste s’est mêlée aux équipes d’intervention du SIM pour témoigner de la réalité de ces pompières, dans ce qui n’est pas sans rappeler le cinéma direct.

Mais encore…

Femmes de casernes contient des longueurs. Malgré le fait que j’ai appris et découvert beaucoup de choses en regardant ce documentaire, je dois tout de même dire que je l’ai trouvé long… C’est surtout la première partie qui n’est pas vraiment captivante. Une fois que les « personnages » sont en place, le film prend du rythme et ça se ressent au niveau de l’intérêt.

Incendies, overdose, accident, accouchement, voilà une partie du travail de ces femmes et hommes de feu (excusez le jeu de mot ;-))

Mais savez-vous toutes les choses que font les pompiers dans le cadre de leur travail? À moins que vous ne soyiez vous-même dans ce milieu de travail, j’en serais bien étonné. C’est pourquoi je vous suggère tout de même de regarder ce film qui démystifie un métier qui impressionne tant les enfants – dont le mien qui veut devenir pompier, apparemment. 🙂

Note : 7/10

Femmes des casernes est présenté aux RVQC le 5 mars 2020.

Visionnez la bande-annonce :

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