« You don’t let anything happen to that girl! »

Angelique's isle - posterAu cours de la ruée vers le cuivre de 1845, Angelique Mott (Julia Jones), une jeune Anishinaabe, et son mari voyageur, Charlie, sont abandonnés sur l’Isle Royale du lac Supérieur par un chasseur de cuivre corrompu. Le couple de jeunes mariés n’a que peu de provisions et, à l’approche de l’hiver, ils commencent à mourir de faim. Alors que Charlie adopte un comportement étrange, Angélique – une chrétienne fervente – se débat avec sa foi et doit s’appuyer sur les enseignements qu’elle a reçus de sa grand-mère pour survivre à l’hiver rigoureux.

Angelique’s Isle de Marie-Hélène Cousineau et Michelle Derosier, est une histoire de persévérance et de naïveté basée sur l’histoire vraie d’Angelique Mott.

Manque de crédibilité

Peut-on vraiment produire n’importe quoi afin de soi-disant mettre en valeur les communautés autochtones du Canada? Après avoir vu Nin E Tepueian et maintenant Angelique’s Isle, je n’ai d’autres choix que de croire que oui…

Angelique Isle - Manque de crédibilité -Angelique and Charlie
Angelique et Charlie

Tout d’abord, comment se fait-il que Charlie réussit à convaincre aussi facilement un capitaine et un entrepreneur d’amener une femme dans un voyage d’expédition où il n’y a que des hommes? Ça ne cadre pas avec l’époque. Il suffit d’accepter qu’elle ne sera pas très bien payée et hop, la voilà embarquée pour l’expédition. 

De plus, il me semble totalement impossible qu’une femme (ou même un homme) seul pourrait survivre sur une telle île. Personne ne vit sur cette île. Il n’y a pas de poissons dans les environs (en tout cas personne n’en a vus pendant le voyage de groupe qui dure plusieurs jours) et aucun animal n’y vit. En tout cas, Charlie n’en aurait vu aucun de tout l’été et de tout l’automne. Je ne suis pas un expert en survie, mais il me semble qu’un humain ne peut pas survivre plusieurs mois sans nourriture. Mais peut-être que je me trompe…

Mais ce n’est pas très grave car, une fois le mari mort (désolé de vous vendre le punch), Angelique, la femme qui n’était pas capable de prendre d’initiative, devient soudainement une super femme qui redécouvre tous les enseignements autochtones de sa grand-mère, par la force de la pensée et des rêves. Et, soudainement, en plein hiver, des lapins et des renards apparaissent sur cette île déserte. Non, mais c’est-tu pas fantastique la force de la pensée! Après tout, quand on veut, on peut. C’est l’enseignement de ce film.

Dur dur, le français

Angelique's Isle - Dur dur le français
Charlie

Je vais maintenant me permettre de donner un petit conseil à mes amis anglophones d’Amérique : si vous avez un personnage francophone dans votre histoire, embauchez donc quelqu’un qui parle réellement français. C’est horriblement pénible d’entendre un supposé francophone démolir la langue de Molière de cette façon. Ben non, le français ça ne peut pas s’énoncer une syllabe à la fois. 

Pendant qu’on y est… Ça ne me semble pas très logique non plus qu’Angélique et sa grand-mère se parlent en anglais. La jeune femme pourrait effectivement parler en anglais pour protester contre sa grand-mère qui l’a abandonnée aux mains des Anglais et des catholiques. Mais pourquoi, Dieu, la vieille femme lui parlerait-elle en anglais???

Ah oui, pendant que j’y suis. Le film se passe au 19e siècle. Pourtant, on a vraiment l’impression que ça se déroule au 17e. Mais, avec toutes les autres choses qui ne fonctionnent pas, j’imagine que ce détail n’importe pas vraiment.

Mais encore…

Angelique - Mais encorePour tout vous dire, il y a peu à aimer dans Angelique’s Isle. Si je cherche du positif, je pourrais mentionner la scène de délire de Charlie qui est plutôt sentie. Après… Même les maquillages laissent à désirer. On se demande à plusieurs reprises s’il y avait un scripte sur le plateau. Le visage d’Angelique – ou plutôt ses blessures – évoluent d’une étrange façon. On se dit : « Oh, quelle blessure atroce qu’elle s’est faite! Ah non, elle a juste pleuré… » Et c’est comme ça presque tout le film. 

Au final, Angelique’s Isle est un film extrêmement ennuyant, avec une intrigue tellement faible qu’on voit tout venir 85 minutes d’avance (le film ne dure que 90 minutes, en passant).

Je vous suggère une bonne tisane à la place.

Note : 3/10

Visionnez la bande-annonce :

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