« There comes a point where survival becomes just another job. »
[Il vient un moment où survivre devient juste un autre job.]

Lifechanger - afficheDrew doit changer de corps ou faire face à une mort douloureuse. Il doit trouver quelqu’un et en faire une copie. Il devient eux et eux meurent horriblement. Mais arrive Julia (Lora Burke), l’objet de l’affection de Drew. Comment peut-il arranger les choses quand il n’est jamais la même personne pendant très longtemps?

Lifechanger poursuit la quête tordue d’un métamorphe (shape-shifter) pour réparer les dommages qu’il a causés. Mais ce faisant, il ne parvient qu’à laisser une traînée de corps dans son sillage.

Entre originalité et déjà vu

Lifechanger - Originalité et déjà vu
Première peau…

Dans Lifechanger de Justin McConnell, on se promène vraiment entre deux réalités cinématographiques : l’originalité et le déjà vu. Par moments, on a vraiment l’impression que le film est copié sur d’autres films du genre comme Species ou Fallen. Et à d’autres moments, on se laisse surprendre en se demandant si l’on a déjà vu ça.

La scène d’ouverture est particulièrement réussie alors qu’on cherche à comprendre pourquoi un homme narre alors qu’on regarde clairement une femme, dans le rôle du méchant. Le fait que notre bête ne se contente pas de voler l’apparence, mais aussi les souvenirs, les rêves et autres connaissances, est aussi très original.

Coke et analgésique

Lifechanger - Coke et analgésiques
Dans la peau d’un flic…

Cette étrange créature, par contre, ne peut pas changer de corps – ou d’apparence – comme elle le veut. Elle doit, avant tout, commencer à pourrir. C’est donc un combat de tous les instants que mène le personnage afin de bien calculer ses transferts de corps.

Pour changer d’apparence, plus son état de putréfaction est avancé, plus il peut se transférer facilement de corps. Mais pour bien doser l’avancement de la pourriture du corps, il utilise des analgésiques (pour ralentir le processus) et de la cocaïne (pour accélérer le processus).

C’est une idée intéressante des scénaristes d’utiliser les effets réels des drogues afin de les utiliser dans l’histoire. Car les drogues sont, ici, un outil et non pas une nuisance.

Plusieurs acteurs pour un même personnage

Lifechanger - Plusieurs acteurs pour un personnageComme le personnage principal est le méchant, et que celui-ci est un shape-shifter, plutôt que d’avoir un acteur principal, on se retrouve avec 4 ou 5 acteurs pour jouer le même rôle, celui de Drew. Et ce sont les mêmes acteurs qui jouent les rôles des victimes. Non seulement une idée intéressante, mais très certainement une stratégie économique. Ça demande peu d’acteurs. 😀

Et les acteurs se débrouillent plutôt bien aussi dans le rôle de Drew. Peut-être que cela est dû au fait que le réalisateur a fait subir un « camp de réforme » à ses acteurs. Un camp visant à les préparer à être le même personnage pour que chacun développe les mêmes tics et habitudes. De cette façon, même si les acteurs changent, le personnage reste assez similaire.

Mais encore…

Lifechanger - Mais encore
Avec Julia

Drew essaie de se racheter, mais c’est trop tard. Tout ce qu’il réussit à offrir, c’est la mort, la douleur et la destruction. Le réalisateur réussit particulièrement bien à créer un sentiment d’empathie pour cette créature, ce vilain. On se laisse prendre au jeu et on espère réellement qu’il parvienne à ses fins.

Au final, Lifechanger est un thriller d’horreur qui nous amène dans la tête et sur le chemin sanglant d’un monstre qui n’en est peut-être pas un. En tout cas, un méchant qui veut se faire aimer.

Note : 6.5/10

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