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The Bookshop – Le bonheur des uns

« A good book is the precious life-blood of a master-spirit, embalmed and treasured up on purpose to a life beyond life, and as such it must surely be a necessary commodity. »
[Un bon livre est le sang précieux d’un maître-esprit, embaumé et conservé à dessein dans une vie au-delà de la vie, et en tant que telle, elle doit sûrement être une denrée nécessaire.]

The Bookshop - afficheAngleterre, 1959. Florence Green (Emily Mortimer), nouvellement arrivée dans la petite ville endormie de Hardborough, risque tout ce qu’elle a pour ouvrir une librairie. Suscitant contestations et jalousies, elle lutte pour s’établir. Mais en exposant la population locale à la meilleure littérature de l’époque, elle provoque un réveil culturel sans précédent dans toute la ville.

Adapté du roman de Penelope Fitzgerald, lauréate du Booker Prize, The Bookshop, d’Isabel Coixet, nous met face à une dure réalité : une ville sans librairie n’est pas toujours une ville qui en veut une… Mais c’est aussi un film léger qui nous rappelle l’importance de la littérature.

Rivalité

The Bookshop - Rivalité
M. Brundish (Bill Nighy) et Mme Gamart (Patricia Clarkson)

Le grand thème de The Bookshop est sans contredit celui de la rivalité. On pourrait ajouter l’orgueil.

Ses activités amènent Florence à rencontrer un esprit similaire et un allié proche en la figure de M. Brundish (Bill Nighy), qui est lui-même malade de l’atmosphère fade de la ville. Mais cette mini-révolution sociale lui crée rapidement des ennemis féroces; elle attise l’hostilité des commerçants moins prospères de la ville et dérange également Mme Gamart (Patricia Clarkson), une femme alpha amère et aigrie de Hardborough, elle-même une wannabe doyenne de la scène artistique locale.

Étrangement, la maison dans laquelle Florence élit domicile – et où elle implante sa librairie – est déserte et laissée à l’abandon depuis 7 ans. Mais soudainement, cette maison serait l’endroit idéal pour créer un musée. Il y a effectivement là de la jalousie d’une certaine élite qui est blessée dans son orgueil. Personne ne se souciait de cette maison jusqu’à ce qu’une étrangère s’y installe.

Un peu trop léger peut-être

The Bookshop - Trop léger
M. Brundish et Florence Green (Emily Mortimer)

Bien que les thèmes de ce long métrage soient intéressants, le film d’Isabel Coixet manque de profondeur. On se retrouve dans un genre de film romantique à la Cendrillon. On ne creuse pas vraiment l’idée littéraire même si la littérature est au centre du film. Oui, on montre certains titres ou encore quelques auteurs, mais rien de bien étonnant ou encore de bien poussé. Sortir Lolita de Nabokov pour montrer qu’une communauté est fermée d’esprit était un peu facile.

Du coup, on se retrouve dans un film qui offre un personnage féminin fort, mais qui ne va nulle part. Et la relation qu’elle entretient avec M. Brundish n’a pas l’intérêt qu’aurait eu la relation avec la fillette qui l’aide à tenir sa librairie. Le film aurait gagné à mettre plus de l’avant cette relation afin de mieux préparer la fin du film. Il s’agit là d’une belle occasion manquée de faire un film avec deux personnages centraux féminins.

Mais encore…

The Bookshop - Mais encoreDans The Bookshop, situé en 1959, Florence Green (Emily Mortimer), une veuve à l’esprit libre, met sa peine derrière elle et risque tout pour ouvrir une librairie – la première boutique de ce genre dans la ville balnéaire de Hardborough, en Angleterre. Combattant l’humanité, le froid et l’apathie locale considérable, elle lutte pour s’établir, mais pourquoi?

Elle ne vient pas de ce village. Elle n’y connait personne. Et pourtant, elle décide de s’y établir envers et contre tous. Pour moi, il y a un non-sens. Les actions de Florence mettent en lumière l’inaction des leaders sociaux de la ville et engagent leur colère. Mais Florence continue de travailler même après plusieurs avertissements… Bon, ok.

Ce film dégage, par tous ses pores, un amour pour les livres et la littérature. Un amour pur et éternel pour la lecture qui doit être transmis de génération en génération. Malheureusement, avec l’amour vient souvent une grande naïveté…

Note : 6/10

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