Drilling Holes Into the Sun - une

Drilling Holes Into the Sun – Chorégraphies

Drilling Holes Into the Sun - afficheLes séquences de rêve ont empêché le Cheval captif de trouver un consensus sur ce qu’est la réalité. Par une lettre narrative lue et entrecoupée de tableaux chorégraphiques, le Cheval explique comment il trouve un répit à son affliction.

Le moyen métrage américain tourné en japonais Drilling Holes Into the Sun est le fruit d’une collaboration entre peopleASponies, Philip Nguyen et Brett Herman. Le film a été, jusqu’à ce jour, sélectionné dans différents festivals, dont Largo Film Awards et Divulge Dancers’ Film Festival.

D’un univers à l’autre

Drilling Holes Into the Sun présente une alternance entre des séquences narratives et des prestations de danse. Cette alternance peut rappeler le schéma utilisé dans 9 Songs de Michael Winterbottom. On retrouve ici une grande variété de styles, tant au niveau de la danse que de la musique, cette dernière passant notamment par l’électronique, le rock et la musique du monde.  

La technique est tout aussi variée : si dans une séquence la caméra est statique, elle devient, dans la séquence suivante, très mobile; un ensemble de plans-séquences est suivi d’un autre aux multiples coupures; un tableau épuré précède un autre plus éclaté, avec par exemple des surimpressions de flammes… La caméra devient un outil d’exploration; elle s’adapte à la musique, fait corps avec elle.

Drilling Holes Into the Sun - nageuses submergées
Trompe-l’œil des plus intéressants

Les lieux varient également d’une chorégraphie à l’autre. L’une d’elles a lieu dans une piscine. Une image inversée crée un trompe-l’œil des plus intéressants : les nageuses submergées semblent marcher sur l’eau.  

Une composition soignée

Drilling Holes Into the Sun - ensemble parfait
Superbe composition

Les plans sont beaux, étudiés. Dans l’une des premières séquences narratives, le personnage féminin, quasi catatonique, a la tête appuyée sur la table. La lumière et la vibration de la femme et de la table créent un ensemble parfait.

Ce même personnage évolue, se transforme au fil du temps. D’abord présentée avec un maquillage très marqué (peau blanche, lèvres rouges, faux cils), elle reprend peu à peu possession de son corps et prend part à la danse.

À un autre moment, les ombres des danseuses prolongent les corps et créent une seconde chorégraphie, cette fois une chorégraphie d’ombre. Les images sont très belles.

Mais encore…

Drilling Holes Into the Sun - danseuse
Danseuse de ballet

Un élément intéressant réside, nous semble-t-il, dans la diversité de gabarits des corps des danseurs. Ceux-ci ne répondent pas forcément aux standards du milieu, ce qui n’affecte nullement le mouvement ou la beauté.

Les différentes séquences sont liées par un masque, une tête de cheval, qui devient le fil conducteur, un point de jonction. Plus le film avance, plus les séquences narratives et rêvées se confondent pour créer un nouvel et unique espace rêvé.

Drilling Holes Into the Sun est un voyage onirique, rythmé par des corps en mouvement et une musique enivrante.

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