Minga et la cuillère cassée - une

Minga et la cuillère cassée – La magie arrange tout…

Minga et la cuillère cassée - afficheMinga et la cuillère cassée, petit film d’animation écrit, produit et réalisé par Claye Edou, nous plonge dans l’Afrique traditionnelle, les huttes, les feux dehors, la rivière. La simplicité involontaire, l’Afrique précolonialiste.

Minga, une très belle jeune femme naïve et sans malice, vit avec sa belle-mère et sa demi-sœur. Son père est mort avec la mère de Minga. La deuxième femme de son père (sa grosse belle-mère) est devenue sa tutrice et marâtre.

Minga et la cuillère cassée - belle-mère
La belle-mère

En effet, comme dans l’histoire de Cendrillon, Minga est maltraitée, responsable des tâches ménagères pendant que les deux autres (mère et fille) se la coulent douce. La belle-mère la critique sans cesse, lui inflige des punitions, etc.

Un jour, Minga casse par accident la cuillère de bois que son père avait donnée à sa femme (la grosse belle-mère en question). La belle-mère la chasse de la hutte et l’oblige à aller trouver la deuxième cuillère que son mari avait donnée à sa première femme, la mère de Minga… (Vous suivez?)

Minga et la cuillère cassée
Minga et le sorcier

Minga part dans la forêt et, bien sûr, il lui arrive plein d’aventures, avec un tigre, un sorcier, un prince, un tyrannosaure (eh oui!) et surtout avec sa belle-mère à son retour.

Il y a une belle légèreté dans ce film en même temps qu’une nonchalance, comme un anachronisme flagrant : le sorcier lui parle de Facebook et elle rencontre un tyrannosaure par la suite… On dirait que le réalisateur s’est amusé en ne respectant pas les conventions établies comme le fait qu’il crée des situations fatales dans son histoire, mais la magie vient tout le temps sauver les bons personnages.

Minga et la cuillère cassée
Légèreté…

Un film pour les enfants pas trop cinéphiles parce qu’ils trouveront bien naïve et remplie de clichés cette histoire avec ses chansons amusantes mais insipides.

On se dit, c’est un film africain que l’on devine réalisé avec peu de moyens (38 000 euros) et ça passe pour sympathique, mais…

Cette histoire est tirée d’un conte camerounais que l’on enseigne dans les écoles là-bas. Claye Edou a donc puisé dans le conte, mais a laissé aller son imagination pour essayer d’en mettre plein la vue. Les dessins sont beaux et bien faits.

Minga et la cuillère cassée a fait salle comble au Cameroun d’où vient aussi le réalisateur-producteur-scénariste.

Bel essai, mais sans plus.

Note : 6/10

Minga et la cuillère cassée est présenté au Festival Vues d’Afrique les 15 et 21 avril 2018.

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