L’Énergie sombre – Chasse aux fantômes

Affiche du film l'Énergie sombreÉtudiants en anthropologie, Étienne (Sébastien Huberdeau) et Éloïse (Émilie Leclerc), s’allient à un groupe d’enquêteurs paranormaux, Jezabelle (Isabelle Blais), Luka (Pierre-Luc Brillant) et Thomas (Tommy Lavallée), pour tenter d’expliquer les événements entourant la disparition trouble d’un jeune homme dix ans plus tôt. Dans cette enquête mêlant science et surnaturel, les enquêteurs deviendront la cible d’une malédiction passée et devront faire face à leurs démons les plus enfouis.

Tourné en caméra à l’épaule, l’Énergie Sombre a été filmé en 7 jours, dans trois endroits reconnus comme hantés au Québec. D’ailleurs, lorsqu’interrogé à savoir d’où lui était venue l’idée, Léonardo Fuica, le réalisateur, explique que : « En allant visiter un ami dont le père en fin de vie était enquêteur pour la GRC, j’ai eu l’occasion de fouiller dans de vieux dossiers de cas inexpliqués au Québec et je suis tombé sur cette histoire étrange d’un jeune étudiant et trois lieux hantés. J’ai fait appel à l’équipe de APPA Paranormal et nous sommes allés visiter ces lieux, se renseigner sur les personnes décédées et avons mélangé la théorie de p=ωp (l’énergie sombre). En seulement que 7 jours, les 54 scènes du film ont été tournées dans trois lieux véritablement hantés au Québec et l’histoire est inspirée de faits réels. »

Scène du fil Énergie sombreL’Énergie sombre est un film indépendant et non subventionné. Il s’agit d’un fait plutôt rare au Québec, car la très grande majorité des films voient le jour grâce à des subventions ou d’autres formes d’aide gouvernementale. Ici, le financement vient entièrement du privé et, en partie, par une campagne sur Indigogo. D’ailleurs, Fuica a répété à plusieurs reprises que son film a été financé exactement de la même façon qu’on le fait à Hollywood. C’est peut-être pour ça que le film sera principalement présenté dans des Guzzo.

Personnellement, je dois avouer que ce n’est pas ce film qui réussira à me convaincre qu’il s’agit de la meilleure façon de produire des films de qualité. Hollywood a prouvé plus d’une fois que ses films ne sont pas d’une très grande qualité, ou originalité. Et, malheureusement, c’est un peu la même chose ici. Par contre, je ne serais pas surpris que l’Énergie sombre connaisse un certain succès en salles. C’est un film de genre, qui risque de répondre aux attentes d’un public en recherche de sensations. Car, il faut le dire, Fuica réussit à créer un effet de tension. Le son ne parvient pas toujours à rendre l’effet désiré, mais reste tout de même efficace. J’ai bien aimé le traitement de l’image. On y intègre des flous et des distorsions qui créent un bon suspense. Par contre, l’effet « épeurant » n’y est pas vraiment.

Non seulement le film manque-t-il d’originalité dans son sujet, mais aussi dans la façon choisie pour filmer : une caméra à l’épaule – se voulant filmé par les personnages – presque toujours en mouvement et qui donnera certainement des maux de cœur aux gens plus sensibles. Une technique semblable, voire pareille, à celle utilisée dans Blair Witch Projet. De plus, les dialogues n’atteignent pas toujours la cible. Pourquoi ajouter un background cucul aux personnages? Quant à moi, mieux aurait valu ne pas ajouter les raisons absurdes expliquant l’intérêt des deux étudiants envers le paranormal.

L’Énergie Sombre prendra l’affiche le 16 octobre. À voir si vous aimez le paranormal, croyant ou pas…

Note : 6/10

 

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