Félix et Meira

Félix et Meira – Rencontre de deux mondes

Affiche de Félix et MeiraFélix (Martin Dubreuil) mène une vie sans responsabilités ni attaches. Son père fortuné, qui l’a répudié il y a des années, est mourant. Meira (Hadas Yaron), une jeune mère et épouse juive hassidique, remet en question les lois régissant sa vie. Rien ne les destinait à se rencontrer, encore moins à éprouver des sentiments l’un pour lautre. Alors que leur relation se développe, Meira sera confrontée à un choix décisif : continuer à vivre dans une communauté aux règles rigides ou la quitter à jamais…

Récipiendaire de nombreux prix en 2014, Félix et Meira de Maxime Giroux a notamment remporté le prix du meilleur film dans la catégorie « Between Judaism et Israelism » au Festival international du film de Haïfa en Isarel, le prix du meilleur long métrage canadien au Festival international du film de Toronto, de même que la Louve d’or du meilleur film au Festival du nouveau cinéma à Montréal. Le troisième long métrage de Giroux met en parallèle deux communautés et deux modes de vie.

Il y a une dizaine d’années, quand le réalisateur est emménagé dans le Mile End, là où il y a une des plus grandes communautés hassidiques (après Jérusalem, New York et Londres), il a « immédiatement été intrigué par ses habitants » : « J’ai fait des recherches, je les ai observés, et l’intérêt qu’ils suscitaient chez moi est devenu une véritable fascination. »

Meira et son mariIl a donc choisi de faire son film sur cette communauté religieuse. Et cela sans jugement. Il montre un groupe de gens unis, qui vivent selon des règles strictes. Mais outre le personnage de Meira, tous semblent bien s’en accommoder. Petit fait intéressant : plusieurs des acteurs sont des anciens juifs hassidiques.

Les deux personnages principaux, Félix et Meira, éprouvent un même malaise, un même sentiment de solitude bien que leur vie soit totalement différente, voire opposée. Le réalisateur joue beaucoup avec la lumière. Une bonne partie du film est plongée dans l’obscurité, ce qui rend bien le sentiment de repliement et d’introversion des personnages.

On se promène ainsi à Montréal et à Brooklyn, dans un univers multilingue (français, yiddish, anglais), où plusieurs façons de voir le monde s’affrontent.

Félix et Meira est un film sur la solitude où plane le rêve d’une vie meilleure.

Note : 8/10

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