Affiche de Le plancher des vachesPascale, Raphaël et Céleste ont 15 et 16 ans. Une adolescence comme les autres : les premiers flirts, les premiers deuils, les liens parentaux fragilisés. Mais ils sont littéralement… dans le champ! Ils font leur secondaire dans une petite école bien spéciale en Estrie, où l’on apprend les métiers de la terre : La Maison Familiale Rurale. Plusieurs fois au cours de l’année, ils doivent partir chacun de leur côté passer de longs séjours chez un agriculteur de la région. Ils apprennent à travailler à ses côtés et doivent s’intégrer à sa famille : une multi-championne de concours de beauté de vaches, un bûcheron refusant les grosses machines et ne jurant que par ses chevaux… Entre ces travailleurs de la terre et nos jeunes personnages se développe alors une véritable relation maître-apprenti, les deux pieds dans le vivant.

C’est au cœur des splendeurs de la nature, avec une caméra attentive qui sait se faire oublier, que Le plancher des vaches suit le parcours unique de trois ados secrets et attachants qui confronteront leurs limites, découvriront le sens du lien et apprendront à vivre au rythme de la terre et des bêtes.

Le film d’Anaïs Barbeau-Lavalette et Émile Proulx-Cloutier arrive en salles après un accueil chaleureux lors de sa présentation en première mondiale aux Rendez-vous du cinéma québécois.

Je dois avouer que je commençais le visionnement avec quelques idées préconçues sur le sujet. Ayant connu une famille possédant une ferme laitière, j’avais déjà un exemple de ce que pouvait représenter la vie sur une terre. Une fois le visionnement terminé, certaines de ces idées que j’avais se sont avérées et certaines se sont dissoutes.

Je m’interroge, par contre, sur la provenance des jeunes qui fréquentent La Maison Familiale Rurale. Les trois ados que nous voyons dans le film semblent soit ne pas avoir de famille, soit avoir une relation difficile avec leurs parents. Est-ce que les élèves qui fréquentent cette école sont des cas à problèmes? Sont-ils là parce que les autres écoles ne leur convenaient pas? Ou est-ce simplement un hasard? Sont-ils à cette école par choix? Je dois avouer que toutes ces questions ne m’étaient jamais venues à l’esprit avant de voir ce documentaire. D’ailleurs, je crois que nous avons souvent tendance à prendre pour acquis que les agriculteurs et les cultivateurs se “créent” toujours de pères en fils. Voici une des idées reçues dont Le plancher des vaches m’a débarrassé.

Je repense aussi à l’idée du compagnonnage. Ici, on dit que cette façon de faire a plutôt disparu. Mais n’est-ce pas le même principe qu’un stage? Ceux-ci sont encore très présents pour les étudiants qui terminent les études après un DEC ou un BACC. Mais plus je revois le film dans ma tête et plus je me dis que ce genre d’école peut être très intéressant pour ceux qui ne se retrouvent pas dans l’école traditionnelle. Mais, comme je ne connais pas le programme complet de cette institution, il me serait difficile de réellement prendre position. Mais je trouve tout de même l’idée intéressante. Surtout lorsqu’on tient compte du fait que nous avons de moins en moins de gens qui travaillent dans le secteur primaire.

Mais une chose est sûre : les métiers “de la terre” sont toujours aussi importants qu’ils l’étaient il y a 200 ans et le seront certainement encore longtemps. Alors, il ne peut qu’être bon de former l’avenir.

Note : 7/10

 

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