Affiche de BoychoirLe nouveau film du metteur en scène d’opéra et de théâtre et réalisateur François Girard (Le violon rouge [1998], Soie [2007]), Boychoir, sort en salles. J’avais bien hâte de voir le film de ce réalisateur maintes fois primé.

Un garçon de douze ans très perturbé, Stet (Garrett Wareing), élève de l’American Boychoir School, fait la rencontre d’un chef de chœur (Dustin Hoffman) qui va permettre à son talent d’éclore. D’autres acteurs de renom sont de la distribution : Kathy Bates (la direction de l’école), Eddie Izzard (Drake, un professeur) et Josh Lucas (le père de Stet).

Et je dois dire que j’ai été déçue. Le film est vraiment trop prévisible, construit comme un conte de fées à la Cendrillon (en version masculine puisqu’il s’agit d’un jeune garçon). Stet est issu d’un milieu pauvre. Après un événement malheureux, grâce à l’intervention de sa bonne fée (bon j’exagère, mais c’est tout comme), il joint l’une des plus prestigieuses écoles de chant. Il aura ainsi la chance de faire ce pour quoi il est doué. L’histoire se poursuit sans grande surprise.

Le grand point positif du film : la bande sonore. On y mêle le chant choral et la musique du compositeur Brian Byrne. À plusieurs reprises, on montre des scènes de pratique de la chorale, où on aborde tout le côté technique du chant. On présente aussi quelques scènes de concert qui étaient très belles. La photographie est aussi intéressante.

Le film a ainsi été tourné aux États-Unis. Et vu la distribution et les lieux de tournage, il a certainement joui d’un certain budget. Je dois dire que j’ai un peu de difficulté avec les réalisateurs québécois qui se font de plus en plus nombreux à aller tourner chez nos voisins du Sud des films de style hollywoodien qui ne sont souvent pas à la hauteur de leur talent. Certains s’en sortent plutôt bien, d’autres moins.

Le scénario de Boychoir est de Ben Ripley, qui écrit généralement des suspenses et de la science-fiction, mais qui est aussi musicien. Et il est à l’image des grandes productions américaines : prévisible et semblable aux autres.

Boychoir est malgré tout un film est qui se laisse écouter : de beaux sentiments (le bien triomphe toujours) et de la belle musique.

Note : 5/10

 

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