Julie fête sa victoire.Julie, vedette du cyclisme, est à deux courses de gagner la Coupe du monde. C’est l’aboutissement d’années d’effort. Julie aime le spotlight. Son entourage aussi. Encouragée par son entraîneur et son médecin, elle se dope depuis l’âge de 14 ans. Quand son docteur la dénonce, elle réussit à étouffer l’affaire, mais mesure l’ampleur du gâchis… Abus. Mensonge. Trahison. Prise dans un engrenage qui la dépasse, va-t-elle réussir à trouver une porte de sortie?

La petite reine, c’est une réflexion sur la quête de réussite et de performance, et sur les efforts et sacrifices qu’un athlète doit faire. C’est aussi la pression que ces athlètes ressentent et les choix qu’ils font pour arriver au but ultime. La petite reine est d’ailleurs librement inspiré de l’histoire de Geneviève Jeanson, cycliste idolâtrée rapidement déchue après un scandale de dopage.

Ce film ramène l’éternelle question qui mine la réputation du cyclisme : Est-il possible d’être un champion sans prendre de produits dopants? JP, l’entraîneur (Patrice Robitaille), nous donne sa réponse lorsque Julie lui dit qu’elle veut arrêter de prendre des produits illégaux. Il lui explique que ceux qui sont clean arrivent 12e. Cette question est souvent revenue dans le monde du vélo sur piste. Lorsque Lance Armstrong a finalement admis avoir pris de l’EPO, il a aussi dit qu’il était impossible de remporter le Tour de France sans ce genre de produits.

Dans La petite reine, Laurence LeBoeuf offre une superbe performance. Elle démontre qu’elle peut tenir de grands rôles. Patrice Robitaille, comme à son habitude, est très bon. Encore une fois, nous aimons le détester.

Mais le film d’Alexis Durand-Brault, touche à d’autres questions importantes dans le monde du sport. Qu’en est-il des parents qui projettent leurs rêves sur leurs enfants. Le père de Julie la pousse et se ferme les yeux pour se convaincre que sa fille est la meilleure et surtout la plus propre du sport. Mais c’est surtout lui qui la pousse à continuer et à faire tout ce qu’elle peut pour gagner. Il étale les médailles de sa fille comme s’il les avait lui-même gagnées. N’est-ce pas là le même phénomène que l’on voit tous les weekends dans les arénas du Québec?

Ici, Julie finit par se sentir prise au piège dans le stratagème auquel elle participe depuis ses 14 ans. La pression de ses parents et de son entraîneur contribue certainement au poids qu’elle a sur ses petites épaules. Que faire lorsque la culpabilité et la pression deviennent insupportables? C’est ce que Julie et son entraîneur découvriront.

La petite reine raconte l’histoire de plusieurs sportifs qui veulent réussir. Que ce soit pour eux ou pour les autres, plusieurs ont de durs choix à faire. Parfois, lorsqu’on monte trop haut trop rapidement, on finit par se brûler les ailes et on retombe durement…

Note : 8/10

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