9 mois ferme - afficheCinquième long-métrage en tant qu’acteur-réalisateur d’Albert Dupontel, la comédie 9 mois ferme prend l’affiche au Québec le 4 avril. Le réalisateur a eu l’idée du film après le visionnement du documentaire 10ème chambre, instants d’audience (2004) de Raymond Depardon, qui présente le milieu judiciaire français. La Juge Bernard-Requin, qui préside le procès dans le film, a conseillé Dupontel au moment d’écrire le scénario. Ariane Felder (Sandrine Kiberlain) est enceinte! C’est d’autant plus surprenant que c’est une jeune juge aux mœurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est que d’après les tests de paternité, le père de l’enfant n’est autre que Bob (Albert Dupontel), un criminel poursuivi pour une atroce agression! Ariane qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l’attend…

 

9 mois ferme est en fait le film du drame personnel d’Ariane. Comment gérer cette grossesse-surprise? Et par sa situation professionnelle, comment justifier qu’elle porte l’enfant d’un criminel? Elle n’accepte pas sa propre grossesse alors elle s’efforce de la cacher d’autant plus qu’on vient de lui proposer un bel avancement pour sa carrière. Elle s’organisera tout de même pour rencontrer le père de cet enfant en se gardant bien de lui parler de sa paternité. Elle décrit Bob comme « un taré et un débile ». C’est qui n’est pas tout à fait faux : il est un peu débile. Mais bien qu’il commette des actes répréhensibles par la loi, il reste très humain et attachant. Il tente de compenser son manque d’éducation par une imagination, disons débordante, lorsqu’il cherche un autre scénario dans le cas de l’agression du vieillard.

 

Le personnage de Maître Trolos (Nicolas Marié), l’avocat de Bob, est un bègue complètement déconnecté de la réalité. C’est le pire avocat qui existe. Plutôt que de tenter de démontrer la non-culpabilité de son client, il s’efforce de banaliser les accusations en les rationalisant. Le début du procès est ainsi assez amusant. Et saviez-vous que le mot « perruque » est un de ces mots redoutés des hauts magistrats, du moins, c’est ce que Bob lui fait croire…

 

Les acteurs ont eu la chance de tourner au Palais de Justice de Paris, dans un décor vraiment magnifique. Et la grande salle du procès est très impressionnante. Le réalisateur confiait à cet effet que, sur papier, il est pratiquement impossible de tourner dans ces lieux, mais que, dans les faits, ils ont été très bien accueillis. Il ajoutait qu’« [a]ucun Palais de Justice n’existe dans un lieu aussi ancien et prestigieux. Le paradoxe réside entre la beauté des lieux et les tragédies qui s’y déroulent au quotidien… »

 

Si vous avez envie de déconnecter et de bien rigoler, je vous recommande d’aller voir 9 mois ferme. Éclats de rire assurés! Des personnages loufoques et humains!

 

Note : 7/10

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