Le Capital – De grands enfants

Un homme sort d'une avionLe tout nouveau film du réalisateur français Costa-Gavras (Amen., 2002), Le Capital, raconte la résistible ascension d’un valet de banque dans le monde féroce du Capital.

L’histoire nous est racontée par Marc Tourneuil (Gad Elmaleh), un valet de banque qui se retrouve au bon endroit au bon moment. Après avoir été le bras droit du président de la 4e banque d’Europe pendant 5 ans, il se voit offrir le poste de président, alors que celui-ci tombe gravement malade. C’est alors que les magouilles de Marc, tout comme celles de ses alliées/adversaires, rendront l’ascension de Marc des plus difficiles.

Le film de Costa-Gavras – adapté du roman éponyme de Stéphane Osmont – offre un portrait très réaliste et peu flatteur du milieu de la finance. Rapidement, le nouveau président se verra offrir des femmes et des bonus en échange d’autres services. Par exemple, il se fait offrir un gros bonus s’il réussit à supprimer plus de 10 000 emplois. Et comme la majorité des gens qui travaillent dans ce milieu, l’argent est la valeur principale de Marc. D’ailleurs, au début du film, il explique que « l’argent est un chien qui ne demande pas de caresse, et qui n’est là que pour rapporter ». Cette simple phrase représente très bien la mentalité des hommes du film.

Il est intéressant de voir un long métrage dans lequel le personnage principal est un antihéros. Ici, Marc Tourneuil ne nous est pas vraiment sympathique. Par moments, nous espérons qu’il va réussir, mais, en même temps, tout le long du film, on espère qu’il va se planter. D’ailleurs, comment peut-on aimer un homme pour qui le plus important c’est le cash, car « c’est tout ce qui restera »?

Cette critique du capitalisme sauvage que nous offre Costa-Gavras nous montre des hommes qui agissent comme des enfants. Le réalisateur va même jusqu’à comparer les riches à des enfants, car ils ne sont qu’à la recherche du plaisir et des satisfactions. Et, pour cela, ils sont prêts à détruire toute personne qui les en empêchera. En plus de nous offrir une belle critique, Le Capital nous donne droit à une fin surprenante, qui vous laissera pantois. Disons que l’attente valait le coup (le film a souvent été reporté).

Le Capital est un thriller financier qui représente trop bien la réalité destructrice de ceux qui travaillent dans le monde des finances. À l’affiche le 31 janvier 2014.

Note 8/10

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