Les jeunes garçons appuyé sur la bande

Il était une fois les Boys – Flash back

Il était une fois les Boys - afficheHiver 1967, un groupe de jeunes garçons passionnés de hockey… Les As (qui deviendront les Boys) forment la deuxième équipe de la paroisse, équipe formée des enfants des pères qui ne sont pas aimés du patron de l’usine qui fait vivre la ville. Étant l’équipe hôte du tournoi annuel des Fêtes, ils sont assurés d’y participer (même si l’équipe est médiocre). Malgré ce manque de talent, leurs rêves de jeunesse les pousseront tout de même à se surpasser. Ils vivront, à l’extérieur de la patinoire, des moments qui les uniront sur la glace. Ensemble, ils affronteront les difficultés que la vie leur réserve.

Je dois avouer qu’au début du film, je n’étais pas convaincu. Surtout que les premiers plans me laissaient songeur. L’idée que les personnages des premiers films sont, ici, les pères biologiques ou spirituels des jeunes garçons m’énervait un peu. En plus, Richard Goudreau (le réalisateur) pousse vraiment beaucoup l’idée en faisant travailler ces pères tous ensemble à l’usine, pour un patron méchant… Pour finir de me décourager, il insère le plan d’un bébé (plan avec lequel il revient 3 ou 4 fois) dans le simple but d’aller chercher le « ahhhhh » sentimental. Disons-le, c’était très mal parti.

Mais, par la suite, on réussit à ramener l’intérêt, pour en faire un bon film familial. Évidemment, comme tout film de ce genre, il est plutôt prévisible. Par contre, il y a eu un bon travail au niveau des références aux autres films des Boys. On nous offre même une jolie petite morale (qui passe bien d’ailleurs) soit : « c’est dans les moments difficiles qu’on bâtit une équipe ».

Le film intègre des thèmes qui touchent les Québécois. On parle de la camaraderie de jeunes garçons et, bien sûr, de hockey. D’ailleurs, dans Il était une fois les Boys, on parle beaucoup de hockey, mais c’est bien traité. On découvre les personnages qu’on connaît si bien, avec le début de leurs tics et expressions. Fernand qui est déjà un fou des statistiques, Stan qui commence à utiliser le classique « Dans mon livre à moi » et Bob qui est déjà un séducteur en devenir. Un petit point qui m’énerve par contre, c’est le fait qu’ils ont tous (sauf Marcel) une vie vraiment trop tragique.

Il y a aussi les moments drôles. Un curé qui aime un peu trop l’alcool et les bavassages (interprété par le toujours aussi amusant François Léveillé), un Pierre Lebeau qui mène Rémy Girard par le bout du nez, et quelques autres moments plaisants.

Vous cherchez un film familial à voir pendant la période des Fêtes? Il était une fois les Boys est peut-être pour vous! Surtout si vous aviez aimé Jeu de puissance, avec Emilio Estevez. En salle le 6 décembre.Jeu de puissance

Note : 6/10

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