Affiche La Grenouille et la baleineAprès le succès de ma critique nostalgique sur La Guerre des tuques, j’ai choisi de présenter, à raison d’un film par mois, les différents « classiques » des Contes pour tous. Je ne les traiterai pas forcément dans l’ordre dans lequel ils ont été produits. Celui qui retient ici mon attention est le très célèbre La Grenouille et la baleine (1987), le sixième de la série, qui a récolté 19 prix à travers le monde. Julie (Marina Orsini) et Marcel (Denis Forest), qui vont passer leurs vacances à Mingan, aperçoivent une jeune fille dans l’eau. Croyant à une noyade, Marcel tente de la secourir. La jeune Daphné (Fanny Lauzier) était en fait en train d’enregistrer le chant des baleines. Une belle relation d’amitié commence alors.

Pour les 25 ans du film, l’été dernier, l’équipe de La Grenouille et la baleine s’est réunie aux Jardins de Métis, le lieu principal du tournage. Le réalisateur, Jean-Claude Lord (bien connu dans le monde de la télévision notamment pour les séries Jasmine et Lance et compte), a alors accordé une entrevue où il faisait état des défis et des beaux moments du tournage. Bien que le film ait été l’idée de Rock Demers, Lord a pris plaisir à le réaliser.

Lord parlait notamment du « casting inspiré » où Fanny Lauzier avait su se démarquer parmi plus de 900 jeunes filles de 12-13 ans. Il racontait que l’amitié particulière qui unissait Daphné et le dauphin Elvar dépassait le cadre du film. L’entraîneur du dauphin avait averti les membres de l’équipe qu’après 2 ou 3 heures de travail, le dauphin ne voudrait plus continuer. Mais la connexion était si bonne entre la jeune fille et lui, qu’il pouvait travailler jusqu’à 7 ou 8 heures par jour. Il serait même allé, au dire du réalisateur, à offrir des présents des fonds marins à une Fanny inquiète de l’agitation d’autres dauphins qui jouaient près d’eux.

En revoyant le film, j’étais très heureuse de constater que, bien qu’il s’adresse d’abord à un jeune public, il n’est pas dépourvu d’intérêt. On nous apprend ce qu’est un nomade, la légende d’Ulysse, le mode de communication des dauphins, etc. On ne minimise pas l’intelligence des enfants. On leur enseigne de petites choses tout en les entrainant dans une aventure à hauteur humaine. Pas de super héros volant, mais une jeune fille qui a une aptitude particulière (une perception auditive plus grande) lui permettant d’entrer en communication avec les animaux. Et les animaux ne parlent pas. Ce commentaire peut sembler absurde, mais j’ai beaucoup de difficulté avec les films où on prête une voix aux animaux. Les non-dits sont souvent assez parlants.

Ce qui m’a marquée à cette dernière écoute, c’est la musique présente sous différentes formes : les tours de flûte de Daphné, mais surtout l’intérêt marqué pour la nature par le chant des baleines et le bruit des vagues. Et on ne peut passer sous silence le look particulier de Marcel : des pantalons plus que colorés assortis de chandails trop courts. Je ne m’ennuie pas de cette mode-là…

Pour un moment de bonheur seul ou avec des enfants, La Grenouille et la baleine est l’un de ces films réconfortants qui nous ramènent en enfance!

Note :  8/10

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